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Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 28.04.2026

Résumé exécutif

Les autorités de poursuite pénale suisses et le Service de renseignement de la Confédération (SRC) ont ordonné en 2025 environ 40 pour cent de mesures de surveillance supplémentaires auprès du Service de surveillance du trafic postal et des télécommunications (SSTPT) par rapport à 2024. L'augmentation est principalement attribuable aux recherches d'antennes, qui ont augmenté de 69 pour cent (19 091 cellules contre 11 290 l'année précédente). Pour les autres mesures, la croissance s'est ralentie : les surveillances en temps réel ont augmenté de 3 pour cent, les surveillances rétroactives de 6 pour cent. Les demandes de renseignements ont augmenté de 32 pour cent. Le SRC a ordonné 334 surveillances (2024 : 106) et formulé 39 130 demandes de renseignements (2024 : 12 789).

Personnes

  • Service de renseignement de la Confédération (SRC) (Institution fédérale)

Thèmes

  • Surveillance du trafic postal et des télécommunications
  • Poursuite pénale
  • Protection des données et sécurité
  • Statistique fédérale

Clarus Lead

Les chiffres montrent un changement dans les priorités de surveillance : tandis que les surveillances classiques en temps réel stagnent, la surveillance territoriale par recherches d'antennes s'étend massivement. Cela indique une stratégie visant à localiser les personnes suspectes de manière généralisée via les données de localisation, plutôt que de surveiller ciblément des communications individuelles. Parallèlement, le SRC a triplé ses activités – un signal d'inquiétudes croissantes en matière de sécurité au niveau national. Les nouvelles règles de financement à partir de 2024, selon lesquelles les cantons contribuent de manière forfaitaire, pourraient avoir permis cette augmentation.

Résumé détaillé

La statistique de surveillance différencie plusieurs types de mesures avec des dynamiques de croissance différentes. Les surveillances en temps réel (écoute simultanée d'appels téléphoniques ou lecture d'e-mails) ont atteint 1 878 cas (+3 pour cent). Les surveillances rétroactives – demandes de données sur les partenaires de communication et les moments pour une période pouvant aller jusqu'à six mois – ont augmenté à 6 531 (+6 pour cent). Les recherches de secours pour retrouver des personnes disparues ont augmenté à 1 287 (+5 pour cent), tandis que les recherches contre les personnes condamnées ont chuté à 17 (−51 pour cent).

La croissance se concentre sur les recherches d'antennes : celles-ci capturent rétroactivement toutes les communications à des cellules de téléphonie mobile spécifiques dans une fenêtre de temps – un instrument pour identifier des personnes sur les lieux des infractions. Avec 54 cas (2024 : 44) et 19 091 cellules concernées, la statistique documente un passage à des méthodes de surveillance territoriales.

Pour les demandes de renseignements (demandes de données sans surveillance active), le SSTPT a enregistré une augmentation de 32 pour cent. Les demandes de renseignements complexes – par exemple des copies de contrats ou de documents d'identité – ont augmenté de 39 pour cent à 44 836 demandes. Les demandes de renseignements simples (demandes d'annuaire téléphonique, de requêtes IP) ont atteint 650 034 octrois (+31 pour cent).

La répartition des infractions montre : 45 pour cent de toutes les mesures concernaient des infractions contre le patrimoine (+45 pour cent), 24 pour cent des crimes contre la vie et l'intégrité physique (+75 pour cent), 8 pour cent des infractions relatives aux stupéfiants (+10 pour cent). Les infractions contre l'intégrité sexuelle ont doublé (+124 pour cent), tandis que les mesures contre l'ordre public ont diminué (−28 pour cent).

Le SRC a ordonné 334 surveillances – une augmentation de 215 pour cent par rapport à 106 l'année précédente. Ses 39 130 demandes de renseignements (+206 pour cent) montrent des activités de renseignement intensifiées. Les outils spécialisés comme GovWare (cheval de Troie d'État) n'ont été utilisés que 4 fois (2024 : 12 fois), tandis que les IMSI-Catcher (simulateurs de cellules radio) ont été utilisés 151 fois – principalement pour les recherches de secours (62 cas) et les infractions relatives aux stupéfiants (45 cas).

Points clés

  • Augmentation de 40 pour cent des mesures de surveillance, principalement portée par les recherches d'antennes (+69 %)
  • Les surveillances classiques stagnent : surveillances en temps réel seulement +3 %, surveillances rétroactives +6 %
  • Le SRC triple ses activités : 334 surveillances (+215 %) et 39 130 demandes de renseignements (+206 %)
  • Les infractions contre le patrimoine dominent (45 % de toutes les mesures), les infractions violentes augmentent fortement (+75 %)
  • Réforme du financement 2024 (contribution forfaitaire des cantons) a peut-être permis une expansion des capacités

Questions critiques

  1. Qualité des données : La statistique enregistre les ordres de surveillance par fournisseur de télécommunications, non les personnes concernées. Combien d'individus sont réellement surveillés si le même numéro de téléphone est interrogé auprès de plusieurs fournisseurs ? Les doubles comptages sont-ils exclus ?

  2. Rupture méthodologique : Le mode de comptage des recherches d'antennes a changé en 2024 (de « par cellule par 2 heures » à « par ordonnance par 2 heures »). L'augmentation de 69 pour cent est-elle partiellement un artefact statistique de ce changement ?

  3. Pratique d'approbation : Le texte mentionne les étapes formelles d'approbation (juge, Tribunal fédéral de l'administration, DDPS, DFAE, DFJP), mais ne documente pas le nombre de demandes rejetées. Quel est le degré de contrôle matériel ?

  4. Répartition des infractions : Les infractions contre le patrimoine augmentent de 45 pour cent, l'intégrité sexuelle de 124 pour cent. Cela reflète-t-il des tendances criminelles réelles ou une hiérarchisation modifiée des enquêtes ? Existe-t-il des données comparatives sur la fréquence de ces infractions ?

  5. Explosion du SRC : L'augmentation du SRC de 215 pour cent est dramatique. Quelles situations de sécurité concrètes ou scénarios de menace justifient cette augmentation ? Les facteurs externes sont-ils documentés ?

  6. Incitations financières : Depuis 2024, les cantons paient des montants forfaitaires plutôt que des frais par mesure. Ce modèle crée-t-il des incitations à ordonner plus de surveillances, car les coûts marginaux diminuent ?

  7. Déclin de GovWare : Les chevaux de Troie d'État n'ont été utilisés que 4 fois en 2025 (contre 12 fois en 2024). Cela est-il dû à des raisons techniques, à des restrictions juridiques plus strictes, ou reflète-t-il des problèmes d'efficacité ?

  8. Lacune de transparence : Le service SSTPT « n'a pas connaissance du contenu des données ». Comment l'abus par les autorités de poursuite pénale est-il contrôlé si le service central ne voit rien ?


Bibliographie

Source primaire : Surveillance du trafic postal et des télécommunications 2025 – Statistique des autorités de poursuite pénale et du Service de renseignement de la Confédération – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/In7wcvFLifhBDFtjfsjMq

Sources juridiques complémentaires :

  1. Code de procédure pénale (CPP ; RS 312.0)
  2. Loi sur le renseignement (LRens ; RS 121)
  3. Ordonnance sur le financement de la surveillance du trafic postal et des télécommunications (OF-SSTPT ; RS 780.115.1)

Statut de vérification : ✓ 28.04.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 28.04.2026