Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 11.05.2026
Résumé exécutif
En 2025, la Suisse a enregistré 111.962 condamnations au registre pénal. L'amende conditionnelle est restée la sanction la plus fréquente (78.693 cas), tandis que les courtes peines d'emprisonnement inconditionnelles ont chuté à un niveau historiquement bas de 2.937 cas. Au 31 janvier 2026, 7.119 personnes étaient détenues – le chiffre le plus élevé depuis le début des relevés en 1988. Les délits contre les biens représentaient 48 % de toutes les condamnations selon le code pénal, les délits routiers plus de la moitié de tous les jugements.
Personnes
- Office fédéral de la statistique (OFS) (source de données)
Thèmes
- Statistique suisse de la répression pénale
- Occupation carcérale et places de détention
- Formes de sanctions et taux de récidive
- Plateforme de données Swiss Stat Explorer
Clarus Lead
Le nombre record de détenus signale une pression de capacité dans le système pénitentiaire : avec un taux d'occupation de 97 %, les établissements pénitentiaires suisses opèrent à la limite. Simultanément, la baisse des courtes peines d'emprisonnement documente un changement systémique – les amendes remplacent la privation de liberté comme sanction standard, ce qui améliore les chances de réinsertion mais aggrave les pénuries de places. La nouvelle plateforme Swiss Stat Explorer permet pour la première fois une analyse granulaire des modèles de récidive selon les dimensions démographiques et spécifiques aux délits.
Résumé détaillé
Les 111.962 condamnations de 2025 se sont distribuées de manière inégale : les délits routiers ont dominé avec 57.150 cas (51 % de tous les jugements), tandis que les infractions au code pénal (38.406 cas) se concentraient sur les délits contre les biens (48 %, 18.422), les lésions corporelles (12 %, 4.716) et les infractions sexuelles (3 %, 1.116).
La pratique des sanctions a fondamentalement changé depuis l'introduction de l'amende en 2007 : les amendes conditionnelles ont été prononcées au total 78.693 fois en 2025 et n'ont été révoquées que dans 7 % des cas – un indicateur de conformité élevée. Les courtes peines d'emprisonnement inconditionnelles ont en revanche chuté à 2.937 cas, la valeur la plus basse depuis 2007. Les expulsions du territoire (2.272 cas) concernaient à 94 % des expulsions obligatoires ; 37 % des personnes concernées étaient des citoyens de l'UE, plus de la moitié ayant reçu des durées d'expulsion supérieures à cinq ans.
Le taux de détention révèle un paradoxe : alors que le nombre absolu de 7.119 personnes (31 janvier 2026) marque le record historique depuis 1988, le taux rapporté à la population résidente est inférieur à celui d'il y a dix ans – un effet de l'augmentation de la population. La répartition montre : 63 % se trouvaient en exécution de peines/mesures, 31 % en détention préventive/de sécurité, 6 % pour d'autres raisons. Avec 7.373 places de détention dans 90 établissements et une capacité décroissante (léger recul), le taux d'occupation atteint 97 % – critique pour la capacité opérationnelle.
L'OFS a modernisé l'infrastructure des données : le Swiss Stat Explorer offre dès maintenant des analyses flexibles pour 2007–2025 avec filtrage par canton, type de délit et caractéristiques sociodémographiques. Nouvellement documentés sont les taux de récidive trois ans après la libération, différenciés selon les antécédents pénaux, l'âge, le sexe, la nationalité et le type de récidive (infraction identique vs. autre infraction).
Messages clés
- L'amende conditionnelle domine la pratique des sanctions avec 78.693 cas ; un taux de révocation de seulement 7 % montre une efficacité élevée
- Le taux de détention atteint 7.119 personnes (31.01.2026) – maximum historique, mais ajusté à la population en dessous du niveau d'il y a 10 ans
- Le taux d'occupation de 97 % dans les établissements pénitentiaires signale une utilisation critique des capacités avec un nombre de places décroissant
- Le Swiss Stat Explorer permet pour la première fois une analyse granulaire de la récidive selon les variables démographiques et spécifiques aux délits
Questions critiques
Qualité des données : Comment la cohérence entre les registres pénaux cantonaux et l'enregistrement central de l'OFS est-elle assurée, en particulier pour les comptages de récidive au-delà des frontières cantonales ?
Causalité : La baisse des courtes peines d'emprisonnement explique-t-elle un changement de préférence authentique de la justice ou des ajustements administratifs aux pénuries de places de détention ?
Faisabilité : Comment gérer opérationnellement le taux d'occupation de 97 % en cas d'augmentation supplémentaire du nombre de détenus – par construction de nouvelles installations, surpopulation ou aggravation des sanctions ?
Conflits d'intérêts : Quels sont les incitatifs pour les cantons à prononcer des amendes plutôt que la privation de liberté – budgétaires ou politiques criminels ?
Contre-hypothèses : L'augmentation du nombre absolu de détenus avec un taux ajusté à la population en baisse pourrait-elle être due à des changements démographiques (immigration, vieillissement) ou à des modèles de délits modifiés ?
Validité de la récidive : Comment les récidives sont-elles enregistrées dans les cantons où la condamnation d'origine a eu lieu – ou uniquement dans le canton de la nouvelle infraction ?
Bibliographie
Source primaire : Statistique de la répression pénale 2025 et statistique de la privation de liberté – Office fédéral de la statistique
Statut de vérification : ✓ 11.05.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 11.05.2026