Auteur: news.admin.ch

Mode rédactionnel: CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index: INDEX Langue/Rôle: FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits: 21.05.2026

Résumé

La Suisse a enregistré 13.612 ouvertures de faillites en 2025, dont 12.485 pour les entreprises (+61,2% par rapport à 2024) et 1.127 pour les personnes physiques (–20,9%). L'augmentation dramatique des faillites d'entreprises est principalement due à la modification de la loi entrée en vigueur le 1er janvier 2025, qui permet aux créanciers de déposer des demandes de faillite en cas de dettes de droit public non payées (impôts, cotisations d'assurance sociale). Les pertes provenant des certificats de perte en cas de faillite se sont élevées à 1,8 milliard de francs (+17,8%).

Personnes

Thèmes

  • Droit de l'insolvabilité en Suisse
  • Poursuites et faillites
  • Statistiques économiques 2025
  • Modification de la loi LP

Clarus Lead

La modification de la loi marque un changement de paradigme dans la pratique suisse de l'insolvabilité : au lieu de poursuites en saisie, les autorités et les assurances sociales peuvent désormais déclencher directement des procédures de faillite. Cela accélère le nettoyage du marché des entreprises insolvables, mais entraîne à court terme des sauts statistiques importants qui masquent les tendances à long terme. Pertinent pour les décideurs : les nouvelles directives statistiques du Service de la surveillance compliquent les comparaisons annuelles et exigent de la prudence lors de l'interprétation des évolutions économiques.

Résumé détaillé

La modification de la Loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP) du 1er janvier 2025 est la caractéristique centrale expliquant le boom des faillites. Auparavant, les créanciers publics ne pouvaient utiliser que la procédure de saisie ; désormais, ils peuvent déposer directement une demande de faillite. Cela signifie que les entreprises ayant des arriérés chroniques de paiement en matière d'impôts ou de cotisations d'assurance sociale disparaissent plus rapidement du marché. L'Office fédéral de la statistique souligne cependant que la distinction exacte entre l'effet de la loi et l'évolution économique est impossible, car aucune distinction n'est faite selon la cause de la faillite.

Les nouvelles statistiques des poursuites et des faillites sont basées sur la directive révisée n° 10 et fournissent pour la première fois des données détaillées sur les procédures de poursuites. Sur les 3,15 millions de poursuites engagées en 2025, plus de 90% concernaient des personnes physiques. Parmi les 1,55 million d'exécutions de saisies, la saisie sur salaire dominait (828.751 cas) ; les saisies immobilières et mobilières étaient marginales. Point critique : dans 658.742 cas (42% de toutes les saisies), le débiteur ne possédait aucun bien saisissable – un indicateur d'insolvabilité structurelle. Les clôtures de faillites ont augmenté de 10,2% ; plus de la moitié (55,9%) ont été fermées faute d'actifs.

Points clés

  • Modification de la loi comme principal moteur: L'augmentation de 61% des faillites d'entreprises est principalement due aux nouveaux pouvoirs des créanciers publics, et non à une détérioration économique.
  • Problème de mesurabilité statistique: La quantification exacte de l'effet de la loi est impossible ; les comparaisons avec les années précédentes ont une validité limitée.
  • Taux élevé de saisies infructueuses: 42% de toutes les saisies échouent faute d'actifs – preuve de l'insolvabilité structurelle de nombreux débiteurs.
  • Charges financières: 1,8 milliard de francs de pertes provenant des certificats de perte en cas de faillite ; recettes totales pour les créanciers seulement 192 millions de francs.

Questions critiques

  1. Qualité des données: Quelle est la fiabilité des nouvelles statistiques selon la directive n° 10, si les problèmes de transition entraînent des « données temporairement indisponibles » ? Quelles comparaisons restent valides en 2025?

  2. Causalité: L'effet économique de la modification de la loi (entreprises insolvables disparaissant plus rapidement du marché) peut-il être distingué des facteurs conjoncturels, si aucune différenciation n'est faite selon la cause de la faillite?

  3. Conflits d'intérêts: Les autorités profitent-elles de taux de faillite plus élevés par un recouvrement plus rapide des dettes, ou cela crée-t-il des incitations à déposer des demandes de faillite prématurées au lieu de tenter une restructuration?

  4. Effets secondaires: La nouvelle règle entraîne-t-elle une augmentation des insolvabilités des petites entreprises ayant des problèmes de paiement temporaires, qui auraient auparavant été résolus par la poursuite?

  5. Faisabilité: Les offices cantonaux des poursuites sont-ils dotés en personnel pour gérer l'augmentation des faillites (4.742 procédures supplémentaires)?

  6. Absence de biens: Le taux élevé de saisies infructueuses (658.742 cas) indique un surendettement structurel – comment la solvabilité des débiteurs est-elle vérifiée avant la demande de faillite?


Références bibliographiques

Source primaire: Statistique des poursuites et des faillites 2025 – Office fédéral de la statistique

Statut de vérification: ✓ 21.05.2026


Ce texte a été rédigé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale: clarus.news | Vérification des faits: 21.05.2026