Auteur : Philipp Burkhardt Source : srf.ch Date de publication : 30.06.2026
Résumé
Le Département de la défense DDPS sépare son informatique civile de son informatique militaire – un soi-disant projet de démêlage appelé « iTask », initié après la cyberattaque contre Ruag il y a dix ans. Le Contrôle des finances de la Confédération a examiné le projet et avertit des risques considérables : la planification globale serait incomplète, les tâches et responsabilités ne seraient pas définitivement réglées. Le projet doit être achevé d'ici 2032 et coûte environ 100 millions de francs. Le DDPS accepte les recommandations du contrôle des finances.
Personnes
- Robert Scheidegger (secrétaire général adjoint du DDPS)
- Daniel Keller (chef d'état-major de l'armée)
Thèmes
- Cybersécurité et sécurité de l'information
- Administration fédérale et gouvernance informatique
- Numérisation militaire
- Gestion de projet et gestion des risques
Clarus Lead
Le projet révèle un dilemme structurel de la politique de défense suisse : Tandis que l'exploitation continue, les fondations sont renouvelées. La critique du contrôle des finances – absence de planification détaillée, responsabilités peu claires – indique un problème classique de gestion des risques qui dépasse les grands projets informatiques de la Confédération. Avec 126 différents « services informatiques métier » qui doivent être démêlés et une nouvelle plateforme de numérisation qui ne sera opérationnelle qu'à partir de mi-2026, un risque de mise en œuvre s'étend sur huit ans – particulièrement critique pour la disponibilité des professionnels qualifiés et les dépendances techniques.
Résumé détaillé
Le DDPS avait initialisé le démêlage en 2016 après la cyberattaque contre Ruag, le groupe d'armement de la Confédération. L'objectif est de séparer structurellement l'informatique civile de l'informatique militaire sensible – une mesure pour améliorer la résilience de la sécurité. Robert Scheidegger, secrétaire général adjoint du DDPS, caractérise l'entreprise par la métaphore « Nous changeons la roue de la voiture en marche », ce qui souligne la complexité opérationnelle.
Le contrôle des finances documente dans son rapport plusieurs lacunes critiques : la planification globale du projet serait « incomplète », et il existe un risque que le DDPS ne fournisse pas les prestations requises, les fournisse avec retard ou en qualité insuffisante. Les tâches, compétences et responsabilités ne seraient pas définitivement définies. Daniel Keller, chef d'état-major de l'armée, souligne cependant que le projet a atteint un « haut degré de maturité » pour la mise en œuvre technique et se situe actuellement dans la « zone verte ». Il cite comme défi central la disponibilité de professionnels qualifiés sur la longue période de mise en œuvre.
La nouvelle « plateforme de numérisation » de l'armée doit être opérationnelle à partir de mi-2026 et être ensuite progressivement « peuplée ». Pour ce faire, 126 différents services informatiques métier doivent être migrés ou démêlés. Keller reconnaît que la nouvelle plateforme elle-même présente également des risques – en particulier les dépendances techniques, les ressources disponibles et « les aspects que nous ne connaissons peut-être pas encore aujourd'hui ». Pour minimiser ces risques, le DDPS mise sur des « pilotes » (petits tests). Le DDPS accepte toutes les recommandations du contrôle des finances et les met en œuvre progressivement.
Points clés
- Le projet iTask sépare l'informatique civile de l'informatique militaire du DDPS avec un budget de 100 millions de francs jusqu'en 2032 et a été initié après la cyberattaque de Ruag en 2016.
- Le Contrôle des finances de la Confédération identifie une planification incomplète et des responsabilités peu claires comme facteurs de risque ; le DDPS se considère néanmoins sur la bonne voie.
- Le plus grand défi est la disponibilité de professionnels qualifiés sur huit ans lors de la migration de 126 services informatiques métier.
Questions critiques
Preuve/Qualité des données : Quels indicateurs concrets définissent un « haut degré de maturité » pour la mise en œuvre technique, et comment a-t-il été mesuré ?
Conflits d'intérêts : Dans quelle mesure la pression organisationnelle de présenter le projet dans la « zone verte » pourrait-elle conduire à une sous-estimation des lacunes de planification identifiées par le contrôle des finances ?
Qualité des données/Validité des sources : Quelles exigences détaillées le contrôle des finances a-t-il concrètement recommandées pour une planification globale « complète », et sont-elles accessibles au public ?
Causalité/Alternatives : Un démêlage progressif parallèle à l'exploitation était-il techniquement nécessaire, ou une interruption d'exploitation pour une restructuration complète aurait-elle pu être envisagée ?
Faisabilité/Ressources : Existe-t-il une planification concrète des effectifs pour les 126 migrations de services, et quelles sont les conséquences d'une pénurie de professionnels qualifiés pour le respect du calendrier jusqu'en 2032 ?
Risques/Effets secondaires : Quelles dépendances techniques existent entre la nouvelle plateforme de numérisation et les fournisseurs de systèmes externes, et comment sont-elles documentées ?
Faisabilité : Comment les résultats des « pilotes » sont-ils intégrés dans la planification des 126 services restants, et existe-t-il un système formel de gestion de l'apprentissage ?
Bibliographie
Source primaire : Projet informatique du DDPS : « Nous changeons la roue de la voiture en marche » – SRF News, Auteur : Philipp Burkhardt, 30.06.2026
Statut de vérification : ✓ 30.06.2026
Ce texte a été créé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 30.06.2026