Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 01.04.2026
Résumé
Le Conseil fédéral a ouvert, le 1er avril 2026, la procédure de consultation relative au nouveau règlement sur les réquisitions. Le règlement régit les tâches et compétences de l'armée et de l'administration militaire en matière de sécurisation des biens et services en cas de situation de crise. Il concrétise les modifications de la loi sur l'armée, qui entrent en vigueur le 1er juin 2026. Les réquisitions seront élargies : à l'avenir, elles engloberont non seulement les biens matériels, mais aussi les valeurs immatérielles telles que les données, les fréquences radio et les ressources énergétiques. Le nouveau règlement doit assurer la capacité d'action de l'armée dans les formes de conflits hybrides et s'appliquera désormais à toutes les situations opérationnelles, et non plus seulement au service actif ou au service d'assistance.
Personnes
- Conseil fédéral (organe collectif)
Thèmes
- Droit militaire
- Gestion des crises
- Protection des infrastructures
- Menaces hybrides
Clarus Lead
La révision du règlement sur les réquisitions signale une réorientation stratégique de la logistique militaire suisse vers les scénarios de menaces asymétriques et hybrides. L'extension aux biens immatériels – en particulier les infrastructures numériques et les ressources énergétiques – reflète l'évolution des risques de sécurité qui vont au-delà des conflits armés traditionnels. Avec l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'armée en juin 2026, l'armée sera habilitée pour la première fois à imposer des réquisitions même en temps de paix et en dehors des opérations – une extension de compétences ayant des implications considérables pour l'économie et le secteur privé.
Résumé détaillé
Le règlement sur les réquisitions concrétise les compétences définies dans la loi sur l'armée révisée pour assurer la capacité d'action militaire. L'instrument de réquisition est traditionnellement compris comme un mécanisme d'urgence : il permet aux autorités, en situation de crise, d'ordonner la fabrication ou la saisie de biens ainsi que la prestation de services, afin d'assurer la sécurité sociale, la protection de la santé et l'approvisionnement de l'armée.
La nouveauté réside dans l'extension catégorique : jusqu'à présent, la réquisition se limitait aux biens meubles et immeubles. Le nouveau règlement englobera désormais aussi les biens immatériels – concrètement les services, les données, les fréquences radio et les forces naturelles maîtrisables comme l'approvisionnement en électricité. Cette extension aborde la vulnérabilité des infrastructures critiques face aux formes d'attaque hybrides, qui ne fonctionnent pas principalement de manière cinématique, mais numérique ou logistique.
Un deuxième point central est l'élargissement temporel de la compétence de réquisition. Jusqu'à présent, l'instrument ne s'appliquait que pendant le service actif ou le service d'assistance. La nouvelle réglementation doit assurer les moyens d'exploitation de l'armée dans toutes les situations – une formulation qui inclut aussi les temps de paix et les scénarios préventifs. Le règlement désigne les organes responsables et définit leurs tâches. Le Conseil fédéral reçoit également la compétence de prévoir des exceptions aux obligations légales – en particulier pour les autorités et organisations qui sont essentielles au fonctionnement économique ou au bien-être de la population.
Points clés
- Le règlement sur les réquisitions modernise un instrument classique d'urgence pour les scénarios de menaces hybrides et numériques
- Les biens immatériels (données, fréquences radio, énergie) deviennent réquisitionnables pour la première fois
- La compétence est élargie temporellement : application désormais à toutes les situations opérationnelles, non seulement au service actif/d'assistance
- Les exploitants d'infrastructures critiques reçoivent des dispositions dérogatoires pour protéger la continuité économique
Questions critiques
Preuve/Qualité des données : Quels scénarios de menaces ou études de vulnérabilité justifient l'extension aux biens immatériels et l'élargissement temporel ? Ces scénarios sont-ils documentés publiquement ?
Conflits d'intérêts : Comment la délimitation entre réquisition légitime et ingérence dans les secrets commerciaux ou les données opérationnelles est-elle réglementée ? Quels mécanismes de contrôle préviennent les abus ?
Causalité/Alternatives : Pourquoi la réquisition est-elle l'instrument le plus approprié pour sécuriser les infrastructures critiques ? Les contrats de coopération avec les exploitants du secteur privé ne seraient-ils pas moins invasifs ?
Faisabilité/Risques : Comment les exploitants d'infrastructures critiques (énergie, télécommunications) sont-ils impliqués dans la mise en œuvre ? Quels coûts économiques en découleront du fait des interruptions d'exploitation ?
Sécurité juridique : Quels mécanismes d'indemnisation sont prévus pour les entreprises dont les moyens d'exploitation ou les données sont réquisitionnés ?
Transparence : La procédure de consultation sera-t-elle documentée publiquement ? Quels acteurs (associations économiques, protection des données, cantons) ont été consultés ?
Références bibliographiques
Source primaire : Nouveau règlement sur les réquisitions : Ouverture de la procédure de consultation – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/s3QRXoacu8q6Rn092TrAJ
Statut de vérification : ✓ 01.04.2026
Ce texte a été rédigé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 01.04.2026