Auteur : clarus.news Source : clarus.news
Mode éditorial: CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indice: INDEX Langue/Rôle: FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits: 28.03.2026
Résumé exécutif
L'expert financier Michael Markowicz critique dans la série de podcasts « Schweizer Wirtschaftsdaily » un dogme d'investissement répandu : l'affirmation selon laquelle des horizons d'investissement plus longs signifient automatiquement un risque plus faible. Markowicz soutient que cette affirmation n'est pas scientifiquement soutenable et conduit à des conseils d'investissement erronés. La thèse centrale est la suivante : les horizons temporels plus longs augmentent la variance du patrimoine et donc la probabilité de connaître un krach – ils ne la réduisent pas. La confusion entre la variance des rendements et la variance du patrimoine conduit à des conseils systématiquement défectueux auprès des banques et par les influenceurs financiers.
Personnes
- Michael Markowicz (Expert financier, fondateur de Goal-Based-Investments)
Thèmes
- Mythes d'investissement et mauvais conseils
- Gestion des risques et horizon temporel
- Constitution du patrimoine financier
- Plates-formes d'investissement en libre-service
Clarus Lead
Le « mythe de l'investissement à long terme » n'est pas qu'un problème académique – il légitime systématiquement les mauvais conseils d'investissement. Lorsqu'un conseiller dit à un client après un krach boursier « reste investi, le temps guérit toutes les plaies », il ne parle pas en fonction des faits scientifiques, mais d'un mythe qui s'est transmis depuis des décennies. Dans un environnement où les influenceurs financiers conseillent sans conflits d'intérêts et où la réglementation est faible, ce mythe devient un piège structurel pour les investisseurs privés. Le nouveau modèle commercial de Markowicz – des cours payants au lieu de conseils rémunérés à la commission – vise directement cette zone grise.
Résumé détaillé
Markowicz fait une distinction précise entre deux concepts mathématiques qui sont constamment confondus dans la pratique : la variance des rendements et la variance du patrimoine.
Sur des horizons temporels plus longs, le rendement annuel moyen devient effectivement plus prévisible – comme on peut prévoir plus fiablement le trafic moyen sur une route achalandée sur 50 trajets que sur un seul trajet. Mais : « La variance du patrimoine devient toujours plus grande, plus longtemps on investit. » Un investisseur qui épargne pendant 50 ans et connaît un krach de 50 pour cent juste avant la retraite perd absolument plus de patrimoine que quelqu'un qui épargne pendant dix ans. La probabilité de connaître au moins un krach important augmente chaque année supplémentaire – statistiquement presque exponentiellement.
L'exemple de contraste bien connu : les prévisions météorologiques deviennent moins précises plus on regarde loin dans l'avenir. Les marchés se comportent à l'inverse – on peut mieux estimer les rendements annuels sur 20 ans que la semaine prochaine. Cependant, la prévisibilité des rendements n'est pas une réduction des risques. Markowicz se réfère à Paul Samuelson (prix Nobel, années 1990), qui a réfuté exactement cette fausse conclusion dans son article « Another Dogma: Investing for the Long Run ».
L'impact pratique : les banques et les courtiers en ligne demandent lors de l'intégration combien de patrimoine le client peut perdre par an avant de ne plus dormir – par exemple 20 pour cent. Si un investisseur a mentionné ce chiffre, il est sans importance qu'il épargne pendant un an ou dix ans. Le risque maximum tolérable ne change pas avec l'horizon temporel. La seule réduction des risques est un changement de stratégie (par exemple : moins d'actions, plus d'investissements stables) – pas le passage du temps.
Il y a cinq ans, Markowicz a fondé Goal-Based-Investments pour contrer cette prolifération de conseils. Le modèle : les clients paient pour les cours et la plateforme, pas pour la vente de produits. Ainsi, les incitations à la commission disparaissent. Cependant, il s'est avéré qu'une simple plateforme ne suffisait pas. Beaucoup de gens ne comprennent pas même une « technologie de pointe » lorsqu'elle est complexe. La composante éducative a donc été ajoutée.
Principaux points
- Le mythe « temps long = risque faible » est mathématiquement faux et est réfuté par Paul Samuelson (prix Nobel) ; les horizons plus longs augmentent la variance du patrimoine et donc la probabilité de connaître un krach.
- La variance des rendements et la variance du patrimoine sont systématiquement confondues : le rendement annuel devient plus prévisible sur 20 ans, mais le patrimoine total devient plus volatil.
- Les conseils rémunérés à la commission perpétuent le mythe, car il permet aux conseillers de simplement dire « reste investi » en cas de krach de marché – sans véritable analyse des risques.
Questions critiques
Preuve/qualité des données : Markowicz cite Paul Samuelson (années 1990) pour « Another Dogma: Investing for the Long Run » – cet article existe-t-il et quel est le consensus actuel dans la littérature universitaire sur la finance concernant la relation entre risque à long terme et horizon ?
Preuve/validité des sources : L'analogie du trafic routier est illustrative, mais : les krachs du marché boursier sont-ils vraiment calibrés comme les probabilités d'accidents ? N'y a-t-il pas une différence qualitative (les marchés sont adaptatifs, les accidents ne le sont pas) ?
Conflits d'intérêts/incitations : le nouveau modèle commercial de Markowicz (cours payants, pas de commissions sur les produits) est théoriquement sans conflits. Mais existe-t-il des incitations cachées – par exemple le fait que sa croissance commerciale est motivée par un récit de peur (« les banques vous mentent ») ?
Causalité/alternatives : le mythe est-il principalement causé par les conseils financiers ou par une réflexion naturelle des investisseurs (les gens aiment les règles simples comme « longue vue = sûr ») ? Les cours seuls peuvent-ils changer cela ?
Applicabilité : si la variance du patrimoine est le vrai risque, comment Markowicz conseille-t-il concrètement ? Selon quelle formule réduit-il la variance pour une personne de 40 ans ayant 500 k CHF d'économies ?
Effets secondaires/transfert de risque : si quelqu'un fuit les obligations/espèces par peur de la variance du patrimoine, il risque l'érosion par l'inflation. Ce compromis est-il abordé dans les cours de Markowicz ?
Autres informations
Aucune (production à source unique).
Bibliographie
Source primaire : « Schweizer Wirtschaftsdaily, Folge 1: Langfristanlage-Mythos mit Michael Markowicz » – https://traffic.libsyn.com/secure/444aee3e-fcf2-4312-915d-c5494d773d9b/Folge_1_V03.mp3?dest-id=4841375
Sources référencées (mentionnées dans la transcription, non liées) :
- Paul Samuelson : « Another Dogma: Investing for the Long Run » (années 1990, source exacte non mentionnée dans la transcription)
Statut de vérification : ✓ 28.03.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 28.03.2026