Auteur: netzwoche.ch
L'administration fédérale suisse utilise les logiciels Open Source de manière ciblée pour réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs de technologie individuels – un changement culturel impulsé par la loi sur le numérique Embag.
Résumé court
- La prise de conscience des dépendances technologiques a augmenté au sein de l'administration fédérale; Embag oblige à publier les logiciels d'administration en tant que code ouvert, mais ne prescrit pas son utilisation.
- Une étude de faisabilité (BOSS) sur une alternative à Microsoft 365 est en cours avec environ 150 utilisateurs test; les défis résident dans la création de savoir-faire et l'intégration dans les applications métier existantes.
- L'Open Source réduit l'enfermement propriétaire, mais crée également de nouveaux risques par le biais de dépendances possibles envers les prestataires d'assistance et nécessite une capacité d'entreprise ainsi qu'un contrôle de qualité.
Personnes
- Daniel Markwalder (délégué du Conseil fédéral pour la transformation numérique et la direction des TIC)
Thèmes
- Logiciels Open Source
- Souveraineté numérique
- Indépendance informatique
- Infrastructure cloud
- Numérisation administrative
Clarus Lead
Markwalder voit l'Open Source comme la clé de la souveraineté numérique, mais met en garde contre les illusions: les dépendances se déplacent, mais émergent dans des domaines contrôlables. Les normes ouvertes et la véritable interopérabilité sont essentielles. Le rôle de l'Open Source gagnera en importance dans les secteurs réglementés au cours des cinq prochaines années – notamment comme critère dans les appels d'offres publics.
Résumé détaillé
La loi fédérale suisse sur le numérique (Embag) prescrit que les logiciels développés par l'administration fédérale doivent être publiés en tant que code ouvert. Cependant, la loi ne régit ni la forme de publication ni la plateforme préférée. La Chancellerie fédérale a donc créé un catalogue OSS en décembre 2025 et publié des outils pour établir des normes uniformes au sein de l'administration.
Les essais pratiques pour une alternative à Microsoft 365 (projet BOSS) avec environ 150 utilisateurs provenant de différentes unités administratives sont déjà en cours, mais restent confrontés à des défis tels que la création de savoir-faire et l'intégration dans les applications métier. Markwalder argue que l'Open Source réduit considérablement l'enfermement propriétaire, mais que de nouvelles dépendances peuvent aussi émerger – notamment par le biais de prestataires d'assistance. Cependant, le code ouvert offre plus de contrôle et une indépendance à long terme que les solutions propriétaires. Un point critique: ce n'est pas toujours du vrai Open Source quand les entreprises le revendiquent.
À l'avenir, l'IA changera le développement de logiciels. Markwalder s'attend à ce que les communautés Open Source passent de la programmation ouverte à l'élicitation ouverte – il s'agit alors moins de logiciels finis que de la façon dont ils sont créés. Dans le domaine de l'infrastructure cloud souveraine et des modèles d'IA (comme le projet suisse Apertus), Markwalder voit un potentiel particulièrement élevé.
Les processus critiques pour la sécurité – par exemple les algorithmes d'examen du crédit ou de lutte contre le blanchiment d'argent – constituent des exceptions. Même là, cependant, des composants individuels peuvent être externalisés et publiés.
Points clés
- L'Open Source n'est pas une panacée, mais un outil permettant de réduire de manière contrôlée l'enfermement propriétaire.
- Les normes ouvertes et l'interopérabilité sont essentielles; sans elles, l'interchangeabilité reste illusoire.
- L'habitude et les enchevêtrements historiquement établis (par exemple Microsoft Office dans les applications métier) constituent des obstacles plus importants que la faisabilité technique.
Questions critiques
Preuves: Quelles métriques mesurables montrent que l'étude de faisabilité BOSS atteint réellement la productivité et la sécurité avec des alternatives Open Source, et comment ces dernières diffèrent-elles des produits Microsoft établis?
Conflits d'intérêts: Quelles sources de financement et dépendances commerciales existent derrière les projets Open Source utilisés, et comment empêche-t-on qu'un passage de Microsoft à d'autres fournisseurs ne crée de nouveaux scénarios d'enfermement?
Causalité et alternatives: Une stratégie hybride n'est-elle pas également envisageable – c'est-à-dire une migration sélective plutôt qu'un remplacement complet des systèmes propriétaires – qui réduirait les risques et limiterait les coûts de migration?
Faisabilité: Quelle formation concrète et combien de personnel informatique supplémentaire l'administration fédérale a-t-elle besoin pour vraiment exploiter les logiciels Open Source, et qui en supporte les coûts?
Capacité d'entreprise: Existe-t-il pour les processus critiques pour l'activité (p. ex. assurance sociale, administration fiscale) des solutions Open Source suffisamment matures et certifiées avec un niveau d'assistance comparable aux systèmes propriétaires?
Géopolitique: Dans quelle mesure le changement stratégique vers l'Open Source est-il vraiment une mesure de souveraineté, ou construit-il de nouvelles dépendances vis-à-vis de l'écosystème Open Source, qui est lui-même contrôlé par quelques acteurs dominants (GitHub, fournisseurs cloud)?
Répertoire des sources
Source primaire: Daniel Markwalder en interview: « Comment les autorités et les entreprises réduisent les dépendances avec l'Open Source » – Netzwoche, Dylan Windhaber (intervieweur), 27.07.2026 – https://www.netzwoche.ch/news/2026-07-27/wie-behoerden-und-unternehmen-mit-open-source-abhaengigkeiten-verringern
Accès: 27.07.2026 | Étendue d'accès: complète
Statut de vérification: ✓ 27.07.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 27.07.2026