Auteur : nzz.ch Source : nzz.ch Date de publication : 25.01.2026
Résumé court
La crédibilité des États-Unis sous le président Donald Trump est de plus en plus remise en question, après que celui-ci ait tenu des propos polarisants au WEF de Davos sur le contrôle du Groenland et les relations avec la Russie. Le Conseil fédéral suisse avait décidé sous Joe Biden l'achat de 36 chasseurs F-35, mais même des parlementaires bourgeois doutent désormais de cette décision et considèrent une réorientation de la Force aérienne suisse vers des alternatives européennes comme nécessaire. Bien que l'acquisition actuelle doive être poursuivie, le consensus politique progresse sur le fait que les acquisitions futures devraient privilégier les avions européens.
Personnes
- Donald Trump
- Joe Biden
- Karin Keller-Sutter
- Fabian Molina (PS)
- Jacqueline de Quattro (PLR)
- Marianne Binder (Centre)
- Mauro Tuena (UDC)
- Martin Pfister (Conseil fédéral)
Thèmes
- Politique de sécurité de la Suisse
- Réorientation géopolitique
- Acquisitions de matériel de défense
- Dépendance envers les États-Unis
- Alternatives européennes
- Modernisation militaire
Résumé détaillé
La politique de défense suisse est marquée par une incertitude géopolitique. Le président Trump s'est exprimé au Forum économique mondial avec des déclarations qui ont troublé les politiciens européens : des expressions de sympathie envers Vladimir Poutine, des menaces envers le Groenland et des déclarations provocatrices envers l'Europe.
Le Conseil fédéral avait décidé sous l'administration Biden l'achat de 36 chasseurs F-35A, un projet d'armement de plusieurs milliards. Cette entreprise lie plus étroitement la Suisse aux États-Unis et crée des dépendances technologiques et opérationnelles. Le conseiller fédéral Martin Pfister a annoncé en décembre que la Suisse acquerrait d'abord moins de 36 avions, mais à long terme aspire à une flotte de 55 à 70 avions de combat.
La gauche demande un arrêt des acquisitions de F-35. Le conseiller national PS Fabian Molina affirme que les États-Unis ne sont plus un partenaire fiable. Les partis bourgeois veulent mener à bien l'acquisition actuelle, mais reconnaissent les réalités géopolitiques.
Des positions critiques et nuancées émergent au centre bourgeois : la conseillère nationale PLR Jacqueline de Quattro soutient la réalisation de l'achat de F-35, mais souligne : « Si le Conseil fédéral devait choisir un chasseur aujourd'hui, il ne choisirait probablement plus le F-35. » Elle plaide pour une réorientation future vers des avions européens. La conseillère aux États du Centre Marianne Binder ne voit actuellement pas d'alternative à l'accord F-35 pour des raisons de calendrier, mais demande une intégration politique de sécurité plus forte avec l'Europe.
Le conseiller national UDC Mauro Tuena met en garde contre la pensée géopolitique tactique : un acquisition française sous Marine Le Pen pourrait créer des problèmes similaires. Il plaide pour un choix pragmatique basé sur la performance et les coûts.
Éléments clés
- Crise de confiance : L'apparition de Trump au WEF renforce les doutes sur la fiabilité des États-Unis en tant que partenaire de sécurité
- Acquisition actuelle poursuivie : L'achat de F-35 ne s'arrête pas, bien que les doutes politiques augmentent
- Réorientation future : Consensus parlementaire pour une orientation plus forte vers les solutions européennes
- Réalité budgétaire : Moins de 36 avions à court terme, une flotte jusqu'à 70 avions prévue à long terme
- Dilemme géopolitique : Chaque choix d'un partenaire d'acquisition comporte des risques de dépendance politique
Parties prenantes et personnes concernées
| Parties prenantes | Statut |
|---|---|
| Armée suisse | La dépendance envers la technologie américaine s'accroît |
| Partis de gauche | Demandent une sortie immédiate |
| Partis bourgeois | Pragmatiques, mais avec des réserves |
| Partenaires européens | Bénéficient d'une intégration plus forte |
| États-Unis | Perdent la confiance stratégique |
| Industrie de la défense européenne | Pourrait profiter à l'avenir |
| Contribuables suisses | Budget de plusieurs milliards pour la modernisation |
Opportunités et risques
| Opportunités | Risques |
|---|---|
| Intégration de sécurité européenne plus forte | Dépendances supplémentaires en cas d'abandon américain |
| Droit de regard technologique par les partenaires européens | Coûts supplémentaires considérables en cas de sortie |
| Repositionnement stratégique possible | La volatilité géopolitique complique la planification |
| Indépendance à long terme vis-à-vis de la politique de Trump | Le standard technologique pourrait diminuer |
Pertinence des mesures
Les décideurs devraient :
- Sans délai : Effectuer une analyse des risques liés aux dépendances géopolitiques des chaînes d'approvisionnement
- À moyen terme : Avancer la planification de scénarios pour des alternatives européennes (par ex. Eurofighter, Gripen)
- En parallèle : Intensifier les discussions avec les partenaires européens sur la coopération politique de sécurité
- Suivi : Évaluer en permanence l'évolution de l'administration Trump et la fiabilité américaine
Assurance qualité et vérification des faits
- [x] Déclarations et citations centrales vérifiées
- [x] Cohérence temporelle (publication : 25.01.2026) validée
- [x] Positions parlementaires correctement attribuées
- [ ] Les coûts précis de l'acquisition de F-35 ne sont pas mentionnés dans le texte – vérification nécessaire
- [x] Contexte du WEF (22.01.2026) compréhensible
Recherche complémentaire
- Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) : Données sur les dépenses d'armement suisses et les tendances d'acquisitions internationales
- Office fédéral de l'armement (armasuisse) : Aperçu officiel des projets et prévisions de coûts pour l'acquisition de F-35
- Rapports de la NZZ sur les programmes européens de chasseurs : Analyses comparatives sur le Gripen, l'Eurofighter, le Rafale
Bibliographie
Source primaire :
Triaca, Ladina : « Si le Conseil fédéral devait choisir un chasseur aujourd'hui, il ne choisirait probablement plus le F-35 » – Neue Zürcher Zeitung, 25.01.2026
https://www.nzz.ch/schweiz/wenn-der-bundesrat-heute-einen-kampfjet-waehlen-muesste-wuerde-er-wohl-nicht-mehr-auf-den-f-35-setzen-die-zweifel-am-us-flieger-wachsen-im-bundeshaus-ld.1921447
Sources complémentaires :
- Tanner, Samuel : « Le dominateur de Davos : Comment Donald Trump domine le WEF » – NZZ, 22.01.2026
- Berner, Selina : « F-35 : La rénovation des aérodromes devient également plus chère que prévu » – NZZ, 21.01.2026
- Humbel, Georg & Marti, Simon : « Le conseiller fédéral Pfister met en garde contre la guerre » – NZZ, 2026
Statut de vérification : ✓ Faits vérifiés le 25.01.2026
Note de bas de page (Transparence)
Ce texte a été créé avec le soutien de Claude.
Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 25.01.2026
Source : Neue Zürcher Zeitung