Auteur : nzz.ch Source : nzz.ch
Résumé
Le Conseil fédéral et l'UBS se livrent un différend réglementaire inhabituellement ouvert sur les prescriptions en matière de fonds propres. Les autorités exigent que l'UBS dote désormais ses filiales étrangères intégralement de fonds propres durs – suite à la crise du Crédit Suisse de 2023. L'UBS critique vivement le fait que cela affaiblit sa compétitivité. Tandis que les experts et la population soutiennent la position des autorités, l'auteur de l'article met en garde contre des solutions précipitées. Le cadre réglementaire existait déjà avant la crise ; le véritable problème était l'autorisation exceptionnelle accordée au Crédit Suisse, et non l'absence de normes. Le Parlement doit maintenant trouver un compromis viable qui équilibre la stabilité financière et la compétitivité.
Personnes
- Marlene Amstad (Présidente de la Finma)
- Mark Branson (ancien directeur de la Finma)
Thèmes
- Régulation des grandes banques
- Prescriptions en matière de fonds propres
- Stabilité financière
- Place financière suisse
Clarus Lead
Le conflit entre le Conseil fédéral et l'UBS met en péril la réputation de la Suisse en tant que centre financier mondial. Tandis que les régulateurs et les universitaires soutiennent des exigences de capital plus strictes, les marchés financiers signalent sans équivoque que les prescriptions prévues ont des coûts économiques considérables. Le Parlement porte maintenant la responsabilité, non seulement de garantir la stabilité, mais aussi de clarifier la question stratégique : quelles règles faut-il vraiment pour prévenir la prochaine crise – et quel prix la Suisse est-elle prête à payer pour cela ?
Résumé détaillé
Le sauvetage du Crédit Suisse en 2023 a révélé un problème de gouvernance plutôt qu'une lacune réglementaire. Le Crédit Suisse avait été autorisé à évaluer artificiellement ses filiales étrangères plus favorablement qu'il n'était prévu par les règles comptables applicables, au moyen d'un « filtre réglementaire » – une autorisation exceptionnelle de la Finma de 2017. Cela permettait à la banque de comptabiliser les bénéfices futurs de ses filiales étrangères dans le calcul des fonds propres de la maison mère. Lorsque le Crédit Suisse a dû vendre des filiales étrangères pendant la crise, les ventes ont engendré des pertes massives de surévaluation qui ont créé un énorme trou dans les fonds propres durs. La banque est devenue pratiquement incapable d'agir.
La proposition du Conseil fédéral ferme cette faille en exigeant que les filiales étrangères soient désormais dotées à 100 pour cent de fonds propres durs. Cependant, elle ignore une leçon centrale de la crise financière de 2008 : la prochaine crise pourrait avoir des causes complètement différentes. La Finma et la BNS mettent en garde depuis des années contre une correction du marché immobilier suisse. En cas de crise des années 1990, les positions immobilières suisses à la maison mère n'auraient été couvertes qu'à 30 pour cent par des fonds propres durs, tandis que les fonds propres investis dans les filiales étrangères auraient été mobilisés au mauvais endroit. L'auteur de l'article soutient qu'une solution plus globale – comme le filet de liquidité publique qui n'a pas encore été mis en place – est nécessaire, ce qui permettrait à la BNS de fournir des liquidités supplémentaires aux banques d'importance systémique défaillantes lors de leur restructuration. Le Parlement devrait examiner des solutions de compromis alternatives au lieu d'accepter automatiquement la proposition du Conseil fédéral.
Déclarations clés
- Le différend réglementaire nuit à la réputation internationale de la Suisse en tant que place financière
- Le véritable problème de la crise du Crédit Suisse était une exception de surveillance, et non l'absence de cadre réglementaire
- Les marchés financiers signalent que les prescriptions proposées en matière de fonds propres ont des coûts de compétitivité considérables
- Un compromis fonctionnel doit prendre en compte équitablement la stabilité financière et la compétitivité
Questions critiques
Preuves/Qualité des données : Quelles données empiriques montrent que le ratio de fonds propres proposé de 100 pour cent pour les filiales étrangères préviendrait réellement la prochaine crise – notamment si celle-ci provient du marché immobilier suisse plutôt que des risques de pertes à l'étranger ?
Conflits d'intérêts : Dans quelle mesure les positions de la Finma et de la BNS diffèrent-elles de celles du Conseil fédéral, ou parlent-elles d'une seule voix parce qu'elles agissent de manière coordonnée en tant que représentants des autorités ?
Causalité : L'auteur de l'article soutient que l'absence d'application des règles existantes était le problème, et non les règles elles-mêmes. Comment un quota de 100 pour cent pour les filiales étrangères aurait-il empêché l'autorisation par la Finma du « filtre réglementaire » en 2017 ?
Alternatives : Quelles analyses coûts-avantages comparent la proposition du Conseil fédéral avec des instruments de stabilisation alternatifs comme le filet de liquidité publique ?
Applicabilité : Si l'action de l'UBS s'est considérablement renforcée après l'annonce d'examens alternatifs, cela signifie-t-il que les investisseurs considèrent les coûts de la proposition comme réels – pourrait-il en résulter une fuite de capitaux de la Suisse ?
Compétitivité : L'article mentionne que l'action de l'UBS s'est considérablement affaiblie depuis le sauvetage du CS par rapport à ses concurrents internationaux. Quels coûts de régulation supplémentaires en résultent pour l'UBS et comment influencent-ils la capacité à retenir les meilleurs talents ?
Répertoire des sources
Source primaire : Le différend sur l'UBS nuit à la réputation de la Suisse : Il est temps pour un compromis – NZZ, 2026
Statut de vérification : ✓ 22.07.2026
Ce texte a été élaboré avec l'aide d'un modèle d'IA.
Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 22.07.2026