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Résumé

Le Conseil fédéral suisse a ouvert le 24 juin 2026 une consultation sur la nouvelle répartition des compétences en matière de poursuites pénales. À l'avenir, tous les délits dans le domaine du terrorisme ainsi que les infractions contre les personnes protégées par le droit international (par exemple les ambassades) seront poursuivis exclusivement par les autorités fédérales. En contrepartie, les cantons assument les infractions contre les employés des transports publics. En outre, les compétences de l'autorité de surveillance de la Procureure générale (AS-PG) sont élargies. La consultation dure jusqu'au 16 octobre 2026.

Personnes

  • Conseil fédéral (institution collective)

Thèmes

  • Droit de la procédure pénale
  • Lutte contre le terrorisme
  • Répartition fédérale des compétences
  • Procureure générale

Clarus Lead

Le transfert des délits de terrorisme au niveau fédéral répond à la complexité croissante des menaces de sécurité transfrontalières et à leur dimension politique. Cette mesure centralise les poursuites pour les délits présentant un intérêt national en matière de sécurité et clarifie les structures cantonales fragmentées. La réforme signale une priorisation de l'efficacité et de la spécialisation dans la lutte contre le terrorisme, tout en visant à décharger les autorités fédérales par un transfert de compétences.

Résumé détaillé

Le Conseil fédéral justifie la centralisation en affirmant que les analyses antérieures ont montré qu'une répartition ponctuelle des compétences entre la Confédération et les cantons pourrait rendre les poursuites pénales plus efficaces. La dimension politique des infractions terroristes plaide en faveur d'une compétence exclusive de la Confédération. Cela comprend non seulement les délits terroristes classiques, mais aussi les attaques contre des objets protégés par le droit international, comme les bâtiments d'ambassade.

Pour décharger les autorités fédérales, les infractions de violence et les menaces contre le personnel des transports publics (par exemple les accompagnateurs de train) sont confiées aux cantons. Parallèlement, le Code de procédure pénale des mineurs (CPPM) est adapté pour obliger les autorités cantonales à signaler les procédures contre des mineurs dans les affaires de terrorisme à l'Office fédéral de la police (Fedpol). Cela correspond au mandat découlant de la Motion 24.3819 de la Commission de la sécurité Nord.

L'autorité de surveillance de la Procureure générale (AS-PG) reçoit des compétences élargies, principalement basées sur les recommandations de la Commission de gestion (CdG) de juin 2021. L'AS-PG peut désormais prendre position avant l'élection des procureurs généraux, imposer des obligations de divulgation aux membres de la PG, procéder à des libérations ou mandater des enquêtes disciplinaires externes. Cependant, le Conseil fédéral rejette un droit d'accès aux dossiers complet pour l'AS-PG, car cela pourrait mettre en danger l'indépendance des poursuites pénales.

Déclarations clés

  • Centralisation : Les délits terroristes et les infractions contre les personnes protégées par le droit international deviennent une compétence exclusive de la Confédération
  • Décharge : Les infractions de violence contre le personnel des transports passent aux autorités cantonales
  • Surveillance : Compétences de contrôle élargies de l'AS-PG sur la Procureure générale, à l'exception des droits d'accès aux dossiers
  • Mise en œuvre : Consultation jusqu'au 16 octobre 2026 ; les modifications législatives concernent le CPP et la LPGA

Questions critiques

  1. Preuves : Sur quelles données empiriques repose l'hypothèse que la centralisation des poursuites terroristes conduit à une amélioration mesurable de l'efficacité ? Des cas comparables d'autres États fédéraux ont-ils été analysés ?

  2. Conflits d'intérêts : Quelles autorités cantonales ont exprimé des préoccupations lors de la consultation concernant le transfert de compétences ? Y a-t-il une résistance à l'assomption des délits de transport ?

  3. Causalité : Dans quelle mesure la « dimension politique » des infractions terroristes est-elle un critère suffisant pour la compétence fédérale ? Des équipes spécialisées cantonales pourraient-elles obtenir des résultats similaires ?

  4. Faisabilité : Comment la coordination entre Fedpol et les autorités cantonales est-elle mise en pratique dans les procédures impliquant des mineurs ? Quelles ressources supplémentaires Fedpol reçoit-il ?

  5. Protection des données : Quelles mesures de protection des données protègent les mineurs lors du signalement à Fedpol contre une détection précoce stigmatisante ?

  6. Indépendance : Pourquoi le Conseil fédéral rejette-t-il un droit d'accès aux dossiers de l'AS-PG alors qu'il élargit d'autres compétences de contrôle ? Y a-t-il une contradiction ?

  7. Droit transitoire : Comment les procédures en cours, actuellement sous compétence cantonale et relevant de la nouvelle compétence fédérale, sont-elles traitées ?


Répertoire des sources

Source primaire : Conseil fédéral – Communiqué de presse sur la réforme des poursuites pénales – 24.06.2026 https://www.news.admin.ch/de/newnsb/m2WgFqkAvvLj

Matières législatives associées :

  • Motion 24.3819 (CDS-N) – Code de procédure pénale des mineurs
  • Motion 21.3970 (CdG-E) – Surveillance de la Procureure générale
  • Motion 21.3972 (CdG-N) – Surveillance de la Procureure générale
  • Commission de gestion (CdG) – Rapport 22.06.2021

Statut de vérification : ✓ 24.06.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 24.06.2026