Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch
Résumé exécutif
Le Conseil fédéral a décidé le 12 juin 2026 d'accélérer les travaux pour une connexion ferroviaire directe entre la Suisse et Londres. Dès mai 2025, le Conseiller fédéral Albert Rösti et la ministre britannique des Transports Heidi Alexander ont signé un Mémorandum d'entente pour une collaboration institutionnalisée. En mai 2026, les CFF ont convenu avec l'entreprise ferroviaire française SNCF Voyageurs et Eurostar d'une déclaration d'intention pour la connexion directe. Le Conseil fédéral a chargé diverses offices fédérales de clarifications supplémentaires et souhaite décider de la marche à suivre d'ici fin 2027. Une mise en service est prévue à partir des années 2030.
Personnes
- Albert Rösti (Chef du DETEC)
- Heidi Alexander (ministre britannique des Transports)
Thèmes
- Transport ferroviaire
- Mobilité Suisse-Grande-Bretagne
- Contrôles aux frontières et sécurité
- Projets d'infrastructure
Clarus Lead
La connexion ferroviaire directe répond à un besoin de demande important : plus de 50 000 voyageurs utilisent quotidiennement les liaisons aériennes entre la Suisse et Londres, tandis que les trajets en train nécessitent actuellement des correspondances complexes à Paris ou Lille. Le projet souligne la priorité politique en matière de transports des deux pays et signale une ouverture stratégique de la Grande-Bretagne aux réseaux ferroviaires continentaux après le Brexit. Cependant, des obstacles réglementaires importants surgissent en raison des contrôles aux frontières, de la non-adhésion du Royaume-Uni à Schengen et des prescriptions de sécurité de l'Eurotunnel, qui exigent des adaptations des traités de droit international.
Résumé détaillé
La situation de la demande est impressionnante : actuellement, plus de 50 liaisons aériennes directes circulent quotidiennement de la Suisse vers Londres et autant en sens inverse. L'alternative ferroviaire est en revanche fragmentée – les voyageurs doivent changer de train et transférer dans d'autres gares à Paris ou Lille. Une connexion directe pourrait augmenter considérablement l'attrait du transport ferroviaire et réduire les émissions de CO₂.
Les bases institutionnelles ont déjà été posées : le Mémorandum d'entente de mai 2025 entre le Conseiller fédéral Rösti et la ministre britannique des Transports a établi une collaboration formalisée entre les deux ministères des Transports. Le niveau opérationnel a suivi en mai 2026, lorsque les CFF ont signé une déclaration d'intention avec SNCF Voyageurs et Eurostar.
Les obstacles techniques et juridiques sont substantiels. Puisque le Royaume-Uni n'appartient pas à l'espace Schengen, des contrôles d'entrée et de sortie doivent être effectués – pour une connexion directe, déjà sur le territoire suisse. L'Eurotunnel est soumis à des prescriptions de sécurité renforcées avec des contrôles correspondamment plus stricts. La clarification de ces questions exige une coordination entre le Secrétariat d'État aux migrations (SEM), l'Office fédéral des douanes et de la sécurité des frontières (OFDF) et l'Office fédéral de la police (fedpol). L'Office fédéral des transports (OFT) assure la direction.
Le calendrier est ambitieux : d'ici fin 2027, le Conseil fédéral souhaite décider de la marche à suivre. Une mise en service est attendue à partir des années 2030.
Points clés
- Le Conseil fédéral voit un grand potentiel dans une connexion ferroviaire directe entre la Suisse et Londres et intensifie les travaux jusqu'en 2027.
- Plus de 50 000 passagers aériens quotidiens entre la Suisse et Londres indiquent une demande élevée que les trajets en train ne satisfont actuellement pas.
- Les obstacles réglementaires (contrôles aux frontières, statut Schengen, sécurité de l'Eurotunnel) exigent des adaptations des traités de droit international et une coordination de plusieurs offices fédérales.
Questions critiques
Preuve : L'hypothèse de demande de plus de 50 000 voyageurs quotidiens repose-t-elle sur une étude de marché, ou les chiffres de passagers aériens sont-ils directement assimilés au potentiel ferroviaire ? Quelle élasticité-prix est supposée ?
Conflits d'intérêts : Quels sont les incitations économiques des CFF, SNCF Voyageurs et Eurostar, et pourraient-elles conduire à des prévisions de rentabilité trop optimistes ?
Causalité : La complexité des contrôles aux frontières (entrée et sortie sur le territoire suisse) est-elle techniquement et opérationnellement réalisable, ou pourrait-elle entraîner des retards qui élimineraient l'avantage par rapport aux vols ?
Faisabilité : Quels traités de droit international doivent être adaptés, et quelle est la probabilité d'une ratification d'ici 2027 compte tenu des processus parlementaires ?
Effets secondaires : Une connexion directe pourrait-elle cannibaliser les connexions ferroviaires existantes (par exemple via Paris) sans réaliser de transfert net du trafic aérien ?
Financement : Qui supporte les coûts d'investissement pour les infrastructures, les contrôles aux frontières et l'exploitation ? Un scénario d'équilibre est-il réaliste ?
Bibliographie
Source primaire : Dimanche de votation – Dernières conférences du Conseil fédéral – news.admin.ch, 12.06.2026
Statut de vérification : ✓ 12.06.2026
Ce texte a été rédigé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 12.06.2026