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Résumé exécutif

Le Conseil fédéral suisse a décidé le 24 juin 2026 des principes directeurs pour la coopération internationale (CI) à partir de 2029. La Suisse recentre son aide au développement sur le plan géographique et thématique : la DDC se concentre sur les pays à faible revenu en Afrique et en Asie, le SECO sur les pays à revenu intermédiaire. La part de l'aide humanitaire dans le budget de la CI doit passer de 26 à 40 pour cent. Des économies d'environ 113 millions de francs doivent être réalisées d'ici 2030, avec un budget global inchangé d'environ 2,4 milliards de francs par an.

Personnes

  • Département fédéral des affaires étrangères (DFAE)
  • Secrétariat d'État à l'économie (SECO)

Thèmes

  • Coopération internationale au développement
  • Aide humanitaire
  • Réformes budgétaires
  • Réorientation géopolitique

Clarus Lead

La réforme répond à une situation de sécurité mondiale modifiée : entre 2020 et 2025, la Suisse a dû demander au Parlement 13 crédits supplémentaires humanitaires – deux fois plus qu'au cours des quatorze années précédentes. Ce glissement oblige à des ajustements structurels du budget. Simultanément, le retrait d'Amérique latine et la concentration sur l'Afrique signalent une réévaluation géopolitique : la Suisse quitte des régions dotées d'une stabilité établie au profit de zones de crise présentant des besoins plus importants. La réduction d'environ 100 postes et la redistribution des responsabilités entre le DFAE et le SECO visent des gains d'efficacité sans augmentation budgétaire – un test critique de la performance opérationnelle sous pression.

Résumé détaillé

La réorganisation suit le principe « Un pays, un office » : la DDC (Direction du développement et de la coopération) se concentre sur les pays à faible revenu, en particulier en Afrique et dans certaines parties de l'Asie, avec des priorités en matière de santé, d'État de droit, de climat et de migration. Le SECO (Secrétariat d'État à l'économie) reprend les pays à revenu intermédiaire et se concentre sur le développement du secteur privé, la croissance économique inclusive et les chaînes de valeur durables. Le SECO ajoute également la coopération avec l'UE, les Balkans occidentaux et certains pays d'Asie.

L'aide humanitaire est renforcée structurellement : sa part budgétaire passe de 26 à 40 pour cent. Elle se concentre désormais sur les crises aiguës et l'aide d'urgence, mais peut être complétée par des mesures de réduction des risques et de résilience dans les conflits prolongés. Cette orientation géographiquement universelle est maintenue. Les organisations multilatérales seront désormais soutenues selon trois critères : alignement avec les objectifs de la CI, possibilités d'influence de la Suisse et cohérence avec les intérêts suisses.

La réduction de personnel d'environ 100 postes se répartit entre deux tiers de personnel local à l'étranger (avec les licenciements nécessaires) et un tiers de personnel fédéral (via les fluctuations naturelles). Le DFAE et le DFE ont été chargés de présenter d'ici le printemps 2028 un projet de consultation sur la stratégie de CI 2029–2032 et de mettre en œuvre les mesures à partir de 2027.

Messages clés

  • La Suisse affine son aide au développement sur le plan géographique et thématique pour augmenter l'impact et l'efficacité
  • L'aide humanitaire passe de 26 à 40 pour cent du budget de la CI – réaction à l'augmentation des crises mondiales
  • Des économies de 113 millions de francs d'ici 2030 doivent être réalisées sans augmentation budgétaire
  • Une division claire du travail entre la DDC et le SECO remplace les chevauchements géographiques

Questions critiques

  1. Preuve/Qualité des données : L'augmentation de l'aide humanitaire est-elle basée sur des prévisions de crises futures ou sur des données rétrospectives (2020–2025) ? Quelle est la robustesse de ces prévisions pour la planification jusqu'en 2032 ?

  2. Conflits d'intérêts : Dans quelle mesure les intérêts économiques suisses (concentration du SECO sur les pays à revenu intermédiaire) influencent-ils la sélection géographique par rapport aux critères purement basés sur les besoins ?

  3. Causalité : La concentration sur moins de pays conduit-elle réellement à un impact plus élevé, ou existe-t-il un risque de fragmentation et de perte de coordination entre la DDC et le SECO ?

  4. Faisabilité : Comment les réductions de personnel de 100 postes (en particulier les licenciements de personnel local) affecteront-elles la capacité opérationnelle dans les pays en crise, alors que l'aide humanitaire doit augmenter de 40 pour cent ?

  5. Alternatives : Une augmentation budgétaire pour l'aide humanitaire a-t-elle été examinée comme alternative aux restructurations, ou l'objectif de budget à somme nulle était-il politiquement préétabli ?

  6. Effets secondaires : Quelles sont les conséquences du retrait d'Amérique latine pour les partenariats existants et pour la crédibilité de la Suisse en tant que donateur fiable ?


Répertoire des sources

Source primaire : Conseil fédéral – Coopération internationale : principes directeurs à partir de 2029 – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/2XR4cr60LmaOfMN7Fll2n

Statut de vérification : ✓ 24.06.2026


Ce texte a été rédigé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 24.06.2026