Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 06.05.2026
Résumé
Le Conseil fédéral a ouvert le 6 mai 2026 une consultation sur les modifications de l'ordonnance relative à l'imposition minimale de l'OCDE. Deux motions parlementaires demandent d'appliquer une directive administrative de l'OCDE relative aux créances fiscales latentes à partir de l'exercice 2025 au lieu de 2024, comme prévu au niveau international. La directive règle la prise en compte des créances fiscales avant l'introduction de l'imposition minimale de 15 % lors du calcul du taux d'imposition effectif. La consultation se déroule jusqu'au 14 juillet 2026 ; le Conseil fédéral avait initialement rejeté les motions.
Personnes
- Aucune personne nommée individuellement
Thèmes
- Politique fiscale
- Imposition minimale de l'OCDE
- Imposition des entreprises
- Normes fiscales internationales
Clarus Lead
Le retard d'application de la directive d'un an signale une approche pragmatique : le Conseil fédéral suit le Parlement, bien que cela s'écarte des règles convenues au niveau international. Pour les entreprises concernées, il en résulte des effets d'allègement à court terme, mais la charge administrative augmente – en particulier pour les unités suisses de groupes multinationaux ayant leur siège en UE. La décision révèle une tension entre la flexibilité nationale et la conformité aux règles internationales.
Résumé détaillé
L'imposition minimale de l'OCDE de 15 % s'applique en Suisse depuis le 1er janvier 2024 et a été légitimée par un scrutin populaire (2023). Les motions litigieuses 25.4392 et 25.4399 concernent une directive administrative adoptée en janvier 2025. Elle règle la manière dont les créances fiscales latentes de la période antérieure (avant 2024) sont intégrées au calcul du taux d'imposition effectif. Au niveau international, la directive s'applique rétroactivement à partir de 2024 ; le Parlement demande cependant une application à partir de 2025, car l'exercice 2024 était déjà clôturé lors de la publication.
L'impact fiscal est limité : pour la majorité des entreprises concernées, il n'y a aucun effet. Pour certaines entreprises, l'impôt complémentaire suisse (QDMTT) de l'année 2024 peut diminuer. Cependant, cet allègement est souvent neutralisé par les impôts complémentaires internationaux (IIR) de l'étranger – par exemple pour les sociétés mères de l'UE. La charge fiscale totale reste donc inchangée, mais la charge de déclaration à l'étranger augmente. Une quantification des pertes de recettes pour la Confédération n'est pas possible.
Déclarations clés
- Le Conseil fédéral ouvre une consultation sur un retard d'un an de l'application de la directive de l'OCDE sur l'imposition minimale (jusqu'au 14 juillet 2026)
- L'écart par rapport aux règles internationales de l'OCDE résulte de raisons pratiques (exercice 2024 clôturé)
- L'allègement fiscal pour certaines entreprises est compensé par les impôts étrangers ; les recettes de la Confédération diminuent minimalement
Questions critiques
Preuve/Qualité des données : Quelles données empiriques existent sur le nombre réel d'entreprises concernées, et comment les scénarios d'allègement fiscal ont-ils été modélisés ?
Conflits d'intérêts : Quels groupes d'entreprises ou secteurs bénéficient concrètement du retard d'un an, et les intérêts de lobbying ont-ils été pris en compte dans la formulation de la motion ?
Causalité/Alternatives : Pourquoi une correction rétroactive pour 2024 n'a-t-elle pas été envisagée, au lieu de repousser complètement l'application de la directive ?
Faisabilité/Risques : Quels coûts administratifs supplémentaires en résultent pour les entreprises du fait de l'application asynchrone (Suisse 2025, étranger 2024), et comment la conformité est-elle assurée ?
Sécurité juridique : Existe-t-il un risque que les États membres de l'OCDE ne reprochent à la Suisse cette déviation en tant que non-conformité et ne contestent les crédits d'impôt mutuels ?
Transparence : Les auteurs des motions (25.4392, 25.4399) et leurs antécédents sont-ils divulgués afin d'identifier les conflits d'intérêts ?
Répertoire des sources
Source primaire : Communiqué de presse du Conseil fédéral sur la consultation relative à l'ordonnance sur l'imposition minimale – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/nrZ9akhMobKLcqcwjhA-a
Statut de vérification : ✓ 06.05.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 06.05.2026