Auteur: news.admin.ch
Mode rédactionnel: CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation: INDEX Langue/Rôle: FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits: 02.04.2026
Résumé
Le Conseil fédéral suisse a ouvert le 1er avril 2026 la consultation sur la nouvelle loi fédérale sur la gestion durable des entreprises (LGDE). La loi doit obliger les grandes entreprises suisses à respecter des obligations de diligence dans les domaines des droits de l'homme et de l'environnement et sert de contre-proposition indirecte à l'initiative populaire « Pour des grandes entreprises responsables ». La consultation dure jusqu'au 9 juillet 2026. Environ 30 grandes entreprises seraient directement concernées ; les petites et moyennes entreprises (PME) sont exemptées des nouvelles obligations.
Personnes
- Conseil fédéral (collectif; organe décisionnel)
Thèmes
- Gestion durable des entreprises
- Droits de l'homme et protection de l'environnement
- Responsabilité des entreprises
- Régulation des grandes entreprises
Clarus Lead
La LGDE se positionne comme un compromis entre les exigences de la société civile et les intérêts économiques : elle établit des normes contraignantes pour les grandes entreprises, tandis que les PME sont soulagées et la compétitivité internationale est assurée par l'alignement sur les normes de l'UE. La question de la responsabilité reste volontairement ouverte – le Conseil fédéral propose deux variantes pour permettre un large débat parlementaire. La centralisation du contrôle auprès d'une autorité de surveillance nationale est déterminante, ce qui promet la sécurité juridique et l'application uniforme.
Résumé détaillé
La nouvelle loi s'oriente vers les normes internationales, en particulier la directive Omnibus actuelle de l'UE sur la communication en matière de durabilité. Cela doit permettre aux entreprises suisses de rester compétitives par rapport à leurs homologues européennes. Les obligations de diligence s'appliquent désormais non seulement aux risques de travail des enfants et de minéraux de conflit (norme antérieure), mais de manière globale à la protection des droits de l'homme et de l'environnement. Les entreprises concernées doivent identifier systématiquement les risques et prendre des mesures de correction.
Pour la communication en matière de durabilité, la loi réduit le nombre d'entreprises tenues de communiquer de 200 actuellement à environ 100 (grandes entreprises uniquement). La révision externe obligatoire par des entreprises de révision est nouvelle. L'Autorité fédérale de surveillance des révisions (ASR) doit assumer la fonction centrale de contrôle – un modèle de surveillance unifié au lieu de responsabilités fragmentées.
Sur la question de la responsabilité, le Conseil fédéral propose deux variantes : soit la responsabilité des sociétés mères pour les filiales étrangères est explicitement réglementée dans la LGDE (avec preuve de violation de l'obligation de diligence par les victimes), soit il est clarifié que les dispositions générales du droit des obligations s'appliquent. Dans les deux cas, une procédure de conciliation en Suisse est préalable.
Messages clés
- Environ 30 grandes entreprises sont soumises aux nouvelles obligations de diligence en matière de droits de l'homme et d'environnement ; les PME restent exemptées
- La communication en matière de durabilité est limitée à environ 100 entreprises, avec révision externe obligatoire
- La question de la responsabilité reste ouverte : deux variantes proposées à la discussion pour préserver la flexibilité parlementaire
- La surveillance nationale par l'ASR crée un contrôle unifié au lieu de réglementations décentralisées
- L'harmonisation avec l'UE permet la compétitivité des entreprises suisses
Questions critiques
Preuve/Qualité des données: Sur quelle base empirique repose l'estimation selon laquelle environ 30 grandes entreprises seraient concernées ? Des seuils (chiffre d'affaires, nombre d'employés) ont-ils été définis de manière transparente ?
Conflits d'intérêts: Dans quelle mesure le lobbying économique a-t-il influencé l'exemption des PME ? Existe-t-il un risque que les risques dans les chaînes d'approvisionnement des fournisseurs de PME restent non vérifiés ?
Causalité/Alternatives: Pourquoi la responsabilité est-elle volontairement laissée ouverte au lieu d'être clairement définie ? Une réglementation claire n'aurait-elle pas créé plus de sécurité juridique que deux variantes concurrentes ?
Faisabilité: L'ASR dispose-t-elle de ressources et de compétences techniques suffisantes pour contrôler efficacement 30 grandes entreprises ? Quels mécanismes de sanction sont prévus ?
Validité des sources: Le texte s'appuie sur des décisions du Conseil fédéral – les propositions législatives sont-elles déjà disponibles sous forme de projet, ou s'agit-il d'annonces conceptuelles ?
Effets secondaires: La limitation aux grandes entreprises pourrait-elle conduire à des stratégies d'externalisation, où les risques sont transférés aux sous-traitants PME ?
Références bibliographiques
Source primaire: Conseil fédéral – Nouvelle loi pour une gestion durable des entreprises renforce la protection des droits de l'homme et de l'environnement et soulage les PME – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/UDalr4CV5UX2_sLwdBHN_
Statut de vérification: ✓ 02.04.2026
Ce texte a été rédigé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale: clarus.news | Vérification des faits: 02.04.2026