Auteur: nzz.ch

Auteur: Lukas Mäder, Selina Berner (NZZ)
Source: https://www.nzz.ch/schweiz/armeechef-thomas-suessli-die-schweiz-kann-sich-nicht-autonom-verteidigen-sagt-der-abtretende-armeechef-thomas-suessli-ld.1916979
Date de publication: 27.12.2025
Temps de lecture: environ 6 minutes


Résumé exécutif

Le chef d'état-major sortant Thomas Süssli constate dans une interview d'adieu avec une clarté brutale: la Suisse ne dispose d'aucune capacité de défense autonome et dépend des coopérations internationales avec l'OTAN. Face aux menaces russes, aux attaques hybrides et à un sous-financement critique des forces armées, Süssli appelle à un réarmement plus rapide – au rythme actuel, l'armée ne serait opérationnelle qu'en 2050. Son avertissement révèle un problème de crédibilité entre les assurances politiques et la réalité militaire.


Questions directrices critiques (Journalisme libéral)

  1. Liberté & Souveraineté: La déclaration de Süssli ne réfute-t-elle pas le récit de la neutralité et de l'indépendance suisses inconditionnelles? Que signifie la véritable liberté sans capacité de défense indépendante?

  2. Transparence: Pourquoi le sous-financement de l'armée n'a-t-il pas été communiqué plus tôt et plus clairement au public? À qui servent les embellissements gouvernementaux?

  3. Responsabilité: Le Parlement ou la politique budgétaire porte-t-il la responsabilité principale du déficit d'armement – et qui en répond en cas de crise?

  4. Innovation & Avenir: Un système de milice avec des compétences civiles peut-il vraiment suivre le rythme des technologies de guerre modernes (IA, drones, cyber)?

  5. Dépendance: L'achat du F-35 et l'interopérabilité prévue avec l'OTAN constituent-ils un gain de sécurité ou une perte de liberté d'action?


Analyse de scénarios: Perspectives d'avenir

Horizon temporelDéveloppement attendu
Court terme (1–2 ans)Nouvelles attaques hybrides sur les infrastructures; augmentation de la pression pour les crédits d'armement; premières mesures d'interopérabilité avec l'OTAN mises en œuvre
Moyen terme (5 ans)Modernisation partielle de l'artillerie et de la défense aérienne; système de milice sous pression en raison de la complexité; les dépendances cyber restent critiques
Long terme (10–20 ans)Soit: intégration complète dans les structures de l'OTAN, soit: la Suisse reste sous-financée et vulnérable. Risque d'effondrement du mythe de la neutralité en cas de crise

Résumé principal

Thème central & contexte

Thomas Süssli, chef d'état-major de la Suisse, se retire après six ans et laisse derrière lui un message inconfortable: l'armée suisse n'est pas capable de se défendre. La guerre en Ukraine (à partir de 2022) lui a envoyé des signaux d'alerte clairs – d'où son uniforme de camouflage symbolique depuis 2022. Les services de renseignement européens avertissent que la Russie pourrait être prête pour une nouvelle escalade contre l'OTAN à partir de 2028. Süssli demande des investissements plus radicaux que ceux que la politique budgétaire suisse ne le permet actuellement.

Principaux faits et chiffres

  • Seulement un tiers des soldats sont entièrement équipés
  • L'armée, au rythme actuel, ne sera opérationnelle qu'en 2050 (plus de 20 ans de retard)
  • Plus de 80 ressortissants russes avec connexions aux services de renseignement vivent en Suisse
  • Plus de 60 actes de sabotage documentés en Europe, attribués à la Russie; aucun en Suisse jusqu'à présent
  • Le Parlement a augmenté les crédits en 2024 de 4 milliards à 29,8 milliards de francs
  • Toutes les ressources financières bloquées jusqu'à 2028/29; délais de livraison plus longs en raison des goulots d'étranglement des chaînes d'approvisionnement
  • ⚠️ Calendrier des menaces peu clair: Uniquement des avertissements de renseignement, aucune preuve concrète du scénario 2028

Parties prenantes & personnes affectées

Qui en profite?Qui y perd?Qui porte le risque?
Industrie de l'armement (F-35, systèmes d'artillerie)Militaires de milice (mal équipés)Population suisse en cas de crise
Startups technologiques (innovation)Civils en cas de cyberattaquesParlementaires (risque politique)
Partenaires de l'OTAN (interopérabilité)Récit de neutralité (crédibilité)

Opportunités & Risques

OpportunitésRisques
Avantage du système de milice: Les compétences civiles (drones, cyber) intégrables rapidementSous-financement: Le scénario 2050 est réaliste; érosion de la crédibilité
Innovation: Plateforme NDP, cadres de drones avec technologie suisse (par ex. Threema)Dépendance: F-35 et cloud Microsoft créent une vulnérabilité géopolitique
Interopérabilité OTAN: Échange d'informations plus rapide, défense communeBrèche du mythe de la neutralité: Population pas prête pour l'intégration à l'OTAN
Changement culturel: L'armée reconnaît la nécessité de la numérisationEspionnage & Sabotage: Les menaces hybrides augmentent; les capacités de défense sont inconnues

Pertinence pour l'action

Pour les décideurs (politique, Parlement):

  1. Accélération ou changement de scénario: Soit doubler le budget d'armement (1% du PIB à partir de 2032/35 trop tard) soit débattre ouvertement de l'adhésion complète à l'OTAN
  2. Offensive de transparence: Informer la population de la véritable menace et du mythe de la neutralité – l'honnêteté de Süssli était isolée
  3. Résilience hybride: Prioriser la défense cyber, les stratégies contre la désinformation, le durcissement des infrastructures critiques (mise en œuvre plus rapide que l'achat de chars)
  4. Indépendance du cloud: Prendre au sérieux la critique de Süssli envers Microsoft; promouvoir une solution open-source suisse/européenne
  5. Préserver le système de milice: Malgré la complexité – les compétences civiles sont un avantage concurrentiel face à la surcharge technologique

Pour les citoyens & les médias:

  • Poser la question: La neutralité sans force de défense est-elle encore tenable?
  • Comprendre l'avertissement de Süssli non pas comme du militarisme, mais comme un examen de la réalité

Assurance qualité & Vérification des faits

  • [x] Déclarations centrales vérifiées (crédits parlementaires, calendriers)
  • [x] Données non confirmées marquées avec ⚠️ (scénario 2028, ampleur de la menace)
  • [x] Recherche web: L'article NZZ confirmé comme source fiable
  • [x] Partialité politique marquée: La perspective de Süssli est un point de vue militaire; les contre-arguments de la politique budgétaire manquent

Recherche complémentaire

  1. Service de renseignement suisse (NDB): Rapport annuel 2024 sur les menaces cyber et de sabotage
  2. Base de données des dépenses militaires du SIPRI: Suisse par rapport à la moyenne européenne (actuellement environ 0,7% du PIB)
  3. Débat de l'OTAN 2%: Pourquoi la Suisse ne paie-t-elle pas si l'interopérabilité est prévue?

Bibliographie

Source primaire:
Mäder, Lukas & Berner, Selina (2025). «La Suisse ne peut pas se défendre de manière autonome», dit le chef d'état-major sortant Thomas Süssli. NZZ, 27.12.2025
https://www.nzz.ch/schweiz/armeechef-thomas-suessli-die-schweiz-kann-sich-nicht-autonom-verteidigen-sagt-der-abtretende-armeechef-thomas-suessli-ld.1916979

Sources complémentaires:

  1. Fopp, Andrea (2025). Le général du cyber se retire, son engagement était important, le bilan reste mitigé. NZZ, 03.12.2025
  2. Service de renseignement suisse (SRN). Rapport de sécurité 2024. DFJP
  3. Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). Base de données des dépenses militaires 2024.

Statut de vérification: ✓ Faits vérifiés le 27.12.2025


Ce texte a été créé avec le soutien de Claude 3.
Responsabilité éditoriale: clarus.news | Vérification des faits: 27.12.2025