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Résumé exécutif

La 114e Conférence internationale du Travail (CIT) de l'Organisation internationale du Travail (OIT) s'est achevée le 12 juin 2026 à Genève par l'adoption d'une nouvelle convention sur le travail décent dans l'économie de plateforme. La Suisse, représentée par une délégation tripartite dirigée par Jérôme Cosandey (SECO), a joué un rôle de premier plan dans les négociations en tant que rapportrice de la commission compétente. Parallèlement, le Brésil et la Suisse ont signé un protocole d'accord sur la coopération dans les domaines du travail et de l'emploi. La délégation suisse a également mené des dialogues bilatéraux avec l'Indonésie et participé à des discussions sur le dialogue social et l'égalité des sexes.

Personnes

Thèmes

  • Conférence internationale du Travail (OIT)
  • Économie de plateforme et travail numérique
  • Protection des travailleurs et droits humains
  • Partenariat social tripartite
  • Relations bilatérales du travail

Clarus Lead

La nouvelle convention de l'OIT marque un tournant dans la réglementation internationale du travail : c'est le premier cadre réglementaire mondial qui aborde directement les défis de l'économie de plateforme – un secteur qui exerce une pression croissante sur les lois nationales du travail. La Suisse a utilisé son rôle de rapportrice pour établir un juste équilibre qui concilie la protection des travailleurs avec la flexibilité et l'innovation des modèles commerciaux numériques. Cette position renforce la Suisse en tant que médiatrice dans les questions internationales du travail et signale sa capacité d'action dans un domaine réglementaire controversé.

Résumé détaillé

La convention adoptée établit des normes minimales pour les travailleurs de plateforme et réglemente l'utilisation de systèmes automatisés sur le lieu de travail. L'équilibre est central : le cadre réglementaire protège les travailleurs numériques contre l'exploitation et les déficits de contrôle, sans bloquer les modèles commerciaux de plateformes comme Uber ou Deliveroo. La délégation suisse, organisée en groupe tripartite (employeurs, travailleurs, État), a apporté la perspective d'un pays doté d'un modèle établi de partenariat social et a souligné la force de ces institutions.

Parallèlement aux négociations plénières, la Suisse a utilisé la conférence pour des engagements bilatéraux stratégiques. Un protocole d'accord sur la coopération du marché du travail a été signé avec le Brésil – un signal de renforcement de la coopération avec les pays émergents en développement. Le 6e dialogue du travail avec l'Indonésie s'est concentré sur l'adaptation des systèmes d'assurance-chômage aux structures changeantes du marché du travail. La Suisse a également participé aux débats sur l'égalité des sexes et a critiqué les violations de la liberté syndicale et du travail forcé dans le contrôle de l'application – un signe de la priorité accordée aux normes fondamentales du travail dans la politique étrangère suisse.

Messages clés

  • La première convention de l'OIT sur l'économie de plateforme crée des normes minimales internationalement contraignantes pour le travail numérique
  • La Suisse a façonné, en tant que rapportrice, un cadre réglementaire qui concilie la protection des travailleurs et la flexibilité économique
  • Les accords bilatéraux avec le Brésil et l'Indonésie élargissent la diplomatie suisse du marché du travail dans les pays émergents

Questions critiques

  1. Caractère contraignant et application: Quels mécanismes de sanction la convention prévoit-elle en cas de violation des normes minimales par les entreprises de plateforme, et comment seront-ils contrôlés dans les pays où l'inspection du travail est faible?

  2. Conflits d'intérêts de la Suisse: Dans quelle mesure le rôle de la Suisse en tant que rapportrice pourrait-il avoir été influencé par la présence d'entreprises suisses de plateforme ou d'investisseurs financiers dans ce secteur?

  3. Mise en œuvre pratique en Suisse: La Confédération envisage-t-elle de mettre en œuvre la nouvelle convention par des modifications de la loi sur le travail ou du code des obligations, et comment cela pourrait-il affecter les travailleurs suisses de plateforme?

  4. Efficacité des règles d'automatisation: Dans quelle mesure les normes pour l'utilisation de systèmes automatisés (par exemple, les algorithmes de distribution des tâches) sont-elles concrètes, et qui en supervise le respect?

  5. Lacunes concernant les plateformes informelles: La convention couvre-t-elle également le travail de plateforme informel ou transfrontalier, ou la réglementation se concentre-t-elle sur les prestataires établis et régulés?

  6. Dimension de genre: Quelles mesures spécifiques abordent les risques liés au genre dans le travail de plateforme (par exemple, le harcèlement sexuel dans les services de transport)?


Répertoire des sources

Source primaire: 114e Conférence internationale du Travail – Adoption de la convention sur l'économie de plateforme – Secrétariat d'État à l'économie SECO, 15.06.2026

Statut de vérification: ✓ 15.06.2026


Ce texte a été rédigé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale: clarus.news | Vérification des faits: 15.06.2026