Auteur: blick.ch

Mode rédactionnel: CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index: INDEX Langue/Rôle: FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits: 2025

Résumé

Les fortunes suisses sont passées de 1400 à 3600 milliards de francs en 25 ans – une augmentation qui dépasse largement l'évolution des revenus. Le professeur d'économie Marius Brülhart documente dans une nouvelle étude que les fortunes augmentent de 3,9 pour cent par an, tandis que les revenus ne croissent que de 2,6 pour cent. Cette divergence alimente les demandes politiques de nouvelles sources de financement pour le 13e AVS et les dépenses militaires – en particulier par le biais d'un impôt progressif sur la fortune au niveau fédéral, comme le propose le conseiller national PLR Patrick Hässig.

Personnes

Thèmes

  • Distribution et impôt sur la fortune
  • Financement du 13e AVS
  • Finances fédérales et sources de revenus
  • Concentration et inégalité des fortunes

Clarus Lead

Les fortunes suisses ont crû exponentiellement plus vite que les revenus – un phénomène qui ravive les débats sur la fiscalité progressive. Une étude de professeurs d'économie de l'ETH Zurich et EPF Lausanne montre: en 25 ans, les fortunes héréditaires ont été multipliées par cinq, atteignant 3600 milliards de francs, tandis que les revenus n'ont augmenté que de 65 pour cent. La conséquence pertinente pour les décideurs: le Conseil fédéral a besoin de nouvelles rentrées pour le 13e AVS et l'armement. Le politicien PLR Patrick Hässig met donc en avant un impôt sur la fortune à partir de 5 millions de francs – comme alternative à de nouvelles augmentations de la TVA.


Résumé détaillé

La croissance de la fortune dépasse le développement économique global de 50 pour cent. Le professeur d'économie lausannois Marius Brülhart documente dans une étude conjointe avec des universités suisses une divergence remarquable: tandis que les fortunes ont augmenté en moyenne de 3,9 pour cent par an depuis 2000, le produit intérieur brut et donc les revenus n'ont crû que de 2,6 pour cent. En termes absolus, cela signifie une explosion des fortunes passant de 1400 à 3600 milliards de francs – une multiplication par cinq en 25 ans.

La crise financière des assurances sociales alimente le débat. Le Conseil fédéral prévoit deux augmentations de la TVA pour couvrir la rente du 13e AVS et les dépenses militaires supplémentaires: 0,8 pour cent pour l'armée, 0,4 pour cent pour l'AVS. Cette charge traditionnelle supportée par les consommateurs suscite des critiques. Patrick Hässig, conseiller national PLR de Zurich, propose donc une approche alternative: un impôt progressif sur la fortune au niveau fédéral avec une franchise de 5 millions de francs. «Ceci est une fiscalité intelligente», argue Hässig, qui épargnerait la classe moyenne.

Un large soutien provenant de sources inattendues. Fait intéressant, ce ne sont pas seulement les Verts et la gauche qui réclament des impôts sur la fortune plus élevés. Le milliardaire et cofondateur de Partners Group Alfred Gantner se prononce publiquement en faveur d'une imposition progressive de la fortune et diagnostique une concentration problématique des fortunes à l'échelle mondiale. La conseillère nationale des Verts Manuela Weichelt soutient également que le paquet d'économies «extrêmement drastique» doit être flanqué de nouvelles rentrées. Brülhart lui-même considère un impôt fédéral sur la fortune comme digne d'intérêt – jusqu'à présent, en Suisse, les fortunes ne sont imposées qu'au niveau cantonal.


Points clés

  • L'inégalité des fortunes croît: les fortunes ont augmenté 50 pour cent plus vite que les revenus en 25 ans (3,9 vs 2,6% par an).
  • Une nouvelle source de financement demandée: le PLR et les Verts proposent un impôt progressif sur la fortune à partir de 5 millions de francs – plutôt que d'autres augmentations de la TVA.
  • Des alliances inattendues: même des milliardaires comme Alfred Gantner soutiennent l'imposition progressive de la fortune comme solution contre la concentration des fortunes.
  • Une lacune institutionnelle: la Suisse n'impose les fortunes qu'au niveau cantonal, non au niveau fédéral – une particularité parmi les pays industrialisés.

Questions critiques

  1. Qualité des données: Comment l'étude de Brülhart définit-elle «les fortunes héréditaires»? L'immobilier, les actifs de prévoyance et les actifs d'exploitation sont-ils inclus, et comment leur évaluation est-elle traitée?

  2. Comparabilité: Pourquoi le taux de croissance de 3,9% est-il comparé à la croissance du PIB de 2,6% – s'agit-il de grandeurs comparables ou l'analyse confond-elle les stocks et les flux?

  3. Effets d'incitation: Quels effets de délocalisation et de réaction de planification un impôt fédéral sur la fortune déclencherait-il, et comment cela est-il pesé par rapport aux recettes fiscales?

  4. Faisabilité: Comment un impôt sur la fortune à partir de 5 millions de francs serait-il appliqué administrativement, alors que les fortunes suisses sont de plus en plus dispersées internationalement?

  5. Financement alternatif: Pourquoi une augmentation progressive de l'impôt sur le revenu (comme proposée par les Verts) n'est-elle pas détaillée comparée à un impôt sur la fortune?

  6. Réalisme de l'exemption: une franchise de 5 millions de francs épargne-t-elle vraiment la classe moyenne, ou atteint-elle aussi les classes moyennes aisées ayant des biens immobiliers?


Répertoire des sources

Source primaire: «Au lieu de pourcentages salariaux: les riches doivent payer pour le 13e AVS» – Blick.ch, Céline Zahno

Statut de vérification: ✓ 2025


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