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Résumé exécutif
Le 22e rapport de l'Observatoire de l'accord de libre circulation documente le rôle central de l'immigration de main-d'œuvre UE/AELE pour le marché du travail suisse entre 2010 et 2025. Particulièrement dans les services à forte intensité de connaissances, les secteurs saisonniers, l'hôtellerie-restauration, la construction et l'industrie chimique/pharmaceutique, l'immigration est indispensable pour répondre à la demande de main-d'œuvre. Les immigrés UE/AELE affichent des taux d'activité plus élevés (87,3 %) que les Suisses et Suissesses (84,8 %) et travaillent en moyenne à des taux d'emploi supérieurs. L'immigration a compensé le déclin de la population active suisse et a contribué à la croissance économique ainsi qu'à la stabilisation de l'AVS.
Personnes
- Conseil fédéral suisse (Éditeur du rapport ; employeur)
Thèmes
- Accord de libre circulation UE-Suisse
- Intégration sur le marché du travail
- Changement démographique
- Assurances sociales (AVS, AI, assurance-chômage)
- Demande de main-d'œuvre sectorielle
Clarus Lead
L'économie suisse fait face à un défi structurel : la population active indigène rétrécit, tandis que le marché du travail s'expande. Le rapport montre que l'immigration UE/AELE ne remplit pas seulement cette lacune, mais stabilise également la base de financement des œuvres sociales – une conclusion centrale dans le débat politique sur les limites de l'immigration. Particulièrement pertinent : les immigrés contribuent de manière disproportionnée aux assurances-retraite et invalidité, tout en en bénéficiant moins par la suite.
Résumé détaillé
Concentration sectorielle et lacunes du marché du travail
L'immigration ne suit pas un schéma aléatoire, mais se concentre dans les domaines présentant des goulots d'étranglement structurels. Dans le secteur de la santé et des services sociaux, le nombre de travailleurs UE/AELE a augmenté de 90 000 personnes entre 2010 et 2025 – une augmentation qui s'est accompagnée de 162 000 nouveaux emplois suisses. Dans l'hôtellerie-restauration, les ressortissants UE/AELE représentent 42 pour cent de l'effectif, dans la construction 34 pour cent. L'industrie chimique et pharmaceutique est particulièrement dépendante : 50 pour cent de la main-d'œuvre provient de l'espace UE/AELE, dans l'industrie horlogère 42 pour cent. Ce taux indique que les travailleurs nationaux ne pourvoyent pas ces postes en nombre suffisant.
Participation à l'emploi et complémentarité du marché du travail
Les immigrés travaillent plus intensément que les Suisses et Suissesses : leur taux d'activité s'élevait à 87,3 pour cent en 2025 (hommes : 90,1 %, femmes : 83,6 %) contre 84,8 pour cent pour les Suisses et Suissesses. Le taux d'emploi moyen des immigrés UE/AELE était de 89 pour cent, tandis que les Suisses et Suissesses travaillaient en moyenne 81 pour cent. Contrairement aux craintes d'effets d'éviction, la participation à l'emploi des Suisses et Suissesses a augmenté au cours des 15 dernières années, et le taux de chômage structurel est resté stable. Ceci indique une complémentarité plutôt qu'une substitution.
Croissance économique et système social
Le volume total de travail économique (mesuré en heures de travail) a augmenté entre 2010 et 2025 de 0,8 pour cent en moyenne par an – exclusivement par l'immigration, car la population active indigène a décliné. La croissance du PIB réel s'est élevée à 1,8 pour cent par an ; avec une croissance démographique de 1,0 pour cent par an, cela a entraîné une croissance par habitant de 0,8 pour cent. Pour l'AVS, l'immigration est fiscalement avantageuse : les ressortissants UE/AELE versent 28 pour cent des cotisations salariales à l'AVS et l'AI, mais ne reçoivent que 15 pour cent des rentes. Leur part des prestations complémentaires s'élève à seulement 11 pour cent, car nombreux sont ceux qui émigrent avant la retraite. Pour l'assurance-chômage, le schéma est différent : les immigrés présentent un risque de chômage accru et reçoivent plus de prestations qu'ils ne cotisent. Le taux d'aide sociale des ressortissants UE/AELE s'élevait à 2,3 pour cent en 2024 contre 1,8 pour cent pour les Suisses et Suissesses.
Points clés
- L'immigration UE/AELE a été nécessaire entre 2010 et 2025 pour répondre à la demande de main-d'œuvre dans les services à forte intensité de connaissances, les secteurs saisonniers et l'industrie.
- Les immigrés affichent des taux d'activité plus élevés et des taux d'emploi plus longs que les Suisses et Suissesses ; la participation à l'emploi indigène a augmenté parallèlement (pas d'éviction).
- L'immigration a compensé le déclin de la population active suisse et a permis une croissance du PIB réel de 1,8 pour cent par an.
- Les ressortissants UE/AELE contribuent de manière disproportionnée à l'AVS/AI et reçoivent moins de rentes, mais stabilisent la base de financement du système de retraite.
Questions critiques
Qualité des données (preuves) : Le rapport utilise des statistiques agrégées jusqu'en 2025. Comment l'emploi est-il mesuré (auto-déclaration, données d'assurances sociales) ? L'emploi au marché gris ou le travail non documenté sont-ils inclus dans ces taux ?
Conflits d'intérêts (incitations) : Le rapport provient du Conseil fédéral et de l'Observatoire – tous deux ont intérêt à légitimer l'accord de libre circulation. Existe-t-il des études indépendantes contradictoires qui arrivent à des conclusions différentes ?
Causalité (alternatives) : Le rapport montre une corrélation entre l'immigration et la croissance du PIB. Cette croissance est-elle causée par l'immigration, ou une augmentation de la productivité indigène aurait-elle pu produire des effets similaires ?
Chômage (contre-hypothèses) : Le rapport affirme que le chômage structurel est resté stable. Les effets sur les salaires et les conditions de travail dans les secteurs à bas salaires ont-ils été examinés, même si le taux est resté stable ?
Assurances sociales (faisabilité) : L'AVS bénéficie de l'immigration, mais l'assurance-chômage supporte des charges disproportionnées. Quelle est la durabilité de cette asymétrie en cas de ralentissement économique ?
Dépendance sectorielle (risques) : 50 pour cent de la main-d'œuvre chimique provient de l'UE/AELE. Quels risques émergent en cas de restrictions de l'accord de libre circulation pour ces secteurs ?
Effets de genre (effets secondaires) : Les femmes de l'UE/AELE affichent des taux d'activité plus élevés (83,6 %) que les Suissesses (82,5 %). Ces femmes sont-elles surreprésentées dans des positions précaires (travail saisonnier, soins) ?
Répertoire des sources
Source primaire : [22e rapport de l'Observatoire de l'accord de libre circulation] – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/OHqZDeeGGXr9tAH-z1OLX (Berne, 25.06.2026)
Statut de vérification : ✓ 25.06.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 25.06.2026