Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 01.04.2026
Résumé
Le Conseil fédéral a ouvert le 1er avril 2026 la procédure de consultation pour la mise en œuvre de la réforme du financement unifié des prestations de santé. Cette réforme a été acceptée par le peuple le 24 novembre 2024 et prévoit que toutes les prestations de l'assurance-maladie obligatoire (AMO) – ambulatoires, stationnaires et en établissements médico-sociaux – soient financées selon une clé de financement uniforme. Les cantons assument au minimum 26,9 pour cent, les assureurs au maximum 73,1 pour cent des coûts nets. La mise en œuvre se fera en deux phases : prestations ambulatoires et stationnaires à partir de 2028, prestations de soins à partir de 2032. La consultation se déroule jusqu'au 8 juillet 2026.
Personnes
- Conseil fédéral (organe collectif)
Thèmes
- Financement de la santé
- Assurance-maladie obligatoire
- Réforme législative
- Fédéralisme
Lead Clarus
La consultation marque la transition vers la mise en œuvre pratique d'une décision populaire qui restructure fondamentalement le système de financement du système de santé suisse. Avec la nouvelle répartition des coûts, les cantons sont pour la première fois systématiquement associés aux coûts des traitements ambulatoires – un changement d'incitations qui devrait réduire les mauvaises incitations génératrices de coûts et promouvoir les transferts vers des formes de soins moins coûteuses. Pour les cantons, les assureurs et les prestataires de services, des exigences administratives et logistiques considérables en matière de données se posent, dont la faisabilité devient critique lors de la phase de mise en œuvre.
Résumé détaillé
La réforme repose sur le constat que les différents systèmes de financement pour les soins ambulatoires, stationnaires et à domicile créent des mauvaises incitations. Par la répartition uniforme des coûts, les cantons sont motivés à soutenir les transferts de prestations : les traitements ambulatoires coûtent souvent moins à l'AMO, tandis que les soins stationnaires sont plus coûteux. Avec la participation des cantons à toutes les prestations de l'AMO, les cantons perdent leurs incitations antérieures à privilégier les capacités stationnaires.
Les modifications d'ordonnances concernent au minimum cinq ordonnances fédérales ainsi qu'une révision totale de l'ordonnance sur la détermination des coûts et la saisie des prestations (ODCP). Le point central est la nouvelle mécanique de financement : l'institution commune LAMal calcule chaque semaine une contribution cantonale sur la base des coûts réels, la perçoit auprès des cantons et la répartit entre les assureurs. Les cantons doivent payer des intérêts de retard de 5 pour cent par an si les paiements ne sont pas effectués à temps. Simultanément, les cantons reçoivent des assureurs des données de coûts détaillées par prestataire de services et territoire cantonal – un transfert d'informations qui renforce les cantons dans la surveillance, la fixation des objectifs de coûts et l'approbation des tarifs.
Pour les soins ambulatoires et les professionnels de santé indépendants, une méthode uniforme de saisie des coûts à l'échelle suisse devient obligatoire, analogue aux règles antérieures pour les hôpitaux et les établissements médico-sociaux. Pour les soins à domicile et en établissements médico-sociaux, un seul instrument standardisé à l'échelle suisse doit désormais servir à déterminer les besoins en soins – une uniformisation qui devrait permettre un développement tarifaire approprié.
Messages clés
- La décision populaire du 24 novembre 2024 est opérationnalisée par des adaptations d'ordonnances ; la consultation se déroule jusqu'au 8 juillet 2026
- Clé de financement : cantons 26,9 %, assureurs 73,1 % – avec nouvelle participation cantonale aux coûts ambulatoires
- Mise en œuvre en deux phases : 1er janvier 2028 (ambulatoire/stationnaire), 1er janvier 2032 (soins à domicile et établissements médico-sociaux)
- Les cantons reçoivent des données de coûts élargies et des instruments de surveillance ; nouvelles obligations de transmission de données pour les assureurs
- La saisie uniforme des coûts et la détermination des besoins en soins doivent augmenter l'équité tarifaire et la comparabilité
Questions critiques
Qualité des données et faisabilité : Quelles exigences techniques et organisationnelles se posent pour les assureurs lors du calcul hebdomadaire des coûts et de la transmission des données aux cantons, et les systèmes informatiques existants sont-ils suffisants à cet effet ?
Conflits d'intérêts : Les cantons peuvent-ils rester neutres avec des données de coûts élargies et un pouvoir de surveillance accru, ou existe-t-il un risque de pression pour le contrôle des coûts qui désavantage les prestataires de services ?
Causalité des incitations : Est-il prouvé que la participation cantonale aux coûts ambulatoires conduit effectivement à un transfert de prestations et à une réduction des coûts, ou d'autres facteurs (démographie, technologie) sont-ils dominants ?
Risques de mise en œuvre : Comment les problèmes de transition lors du changement en 2028 et 2032 sont-ils gérés, en particulier pour les petits cantons ayant de faibles capacités administratives ?
Standardisation des soins : Un seul instrument unifié à l'échelle suisse pour la détermination des besoins en soins est-il validé médicalement et régionalement, ou existe-t-il des risques de sous-approvisionnement dans les régions périphériques ?
Transparence des intérêts de retard : Comment s'assurer que la règle des intérêts de retard de 5 % ne crée pas de lacunes de financement pour les prestataires de services si les cantons deviennent insolvables ?
Répertoire des sources
Source primaire : Financement unifié des prestations de santé : le Conseil fédéral ouvre la consultation – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/Dhu2K1PrM0Jh3ClfbgQtU
Statut de vérification : ✓ 01.04.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 01.04.2026