Auteur : clarus.news Source : clarus.news
Métadonnées
Langue : Allemand
ID de transcription : 35
Nom de fichier : default.mp3
URL d'origine : https://injector.simplecastaudio.com/1c404fc6-d43b-409a-bc40-43d1bf0d7901/episodes/3ae7de79-3d7a-425a-9268-28d0881073b5/audio/128/default.mp3?aid=rss_feed&awCollectionId=1c404fc6-d43b-409a-bc40-43d1bf0d7901&awEpisodeId=3ae7de79-3d7a-425a-9268-28d0881073b5&feed=_NMGNt6J
Date de création : 2025-12-26 17:25:47
Longueur du texte : 49229 caractères
Personnes
Thèmes
- Changement au Conseil fédéral et paysage des partis
- Relations Suisse-UE et traités bilatéraux
- Conflit douanier avec les États-Unis sous Donald Trump
- Politique de sécurité et financement de l'armée
- Financement de la SRG et pluralisme médiatique
- Scrutins 2026 : initiative de réduction du financement de la SRG, initiative des 10 millions, imposition individuelle
Résumé succinct
L'équipe du Politburo revient sur une année politique 2025 extraordinaire, marquée par plusieurs chocs. Le début de l'année a apporté, avec la démission surprise de Gerhard Pfister en tant que président du Centre et la démission ultérieure de Viola Amherd du Conseil fédéral, une lutte de pouvoir qui a porté Martin Pfister au poste. Le marteau douanier de Donald Trump a révélé un vide de réalité dans toute la Suisse concernant les relations avec les États-Unis. Les relations entre Karin Keller-Sutter et Albert Rösti au Conseil fédéral ont été considérablement endommagées. Pour 2026, deux grands initiatives populaires dirigées par l'UDC se profilent : l'initiative de réduction du financement de la SRG et l'initiative des 10 millions.
Résumé détaillé
Changement au Conseil fédéral et bouleversement partisan
L'année 2025 commence par un coup politique : Gerhard Pfister, président de longue date du Parti du Centre et architecte de sa transformation de la CVP au Centre moderne, annonce sa démission. Une semaine plus tard, Viola Amherd suit avec sa démission du Conseil fédéral. Cela déclenche une intense lutte pour le pouvoir au sein du Parti du Centre, après laquelle Martin Pfister s'impose comme nouveau conseiller fédéral – bien que ne soit pas le candidat initialement attendu.
Parallèlement, l'UDC connaît également un changement de direction. Avec le départ de Thierry Burkhardt et l'arrivée de nouveaux politiciens de haut niveau, la dynamique entre l'UDC et le Centre change sensiblement. Alors qu'auparavant les animosités personnelles entre les sommets des partis dominaient, on observe maintenant une constellation modifiée avec moins d'attaques directes entre les deux partis du Centre.
Le nouveau président du Centre, Philipp Matthias Bregi, est décrit comme moins présent que son prédécesseur, qui en tant qu'esprit intellectuel et créateur avait considérablement marqué le parti. La capacité de Gerhard Pfister à créer des récits politiques complexes et à positionner le Centre comme le « grain de sable dans la balance » est considérée au Politburo comme difficile à remplacer.
Le marteau douanier et la réalité de Trump
Un événement central de l'année est l'annonce publique de Donald Trump d'imposer des droits de douane massifs contre la Suisse – nettement plus élevés que contre l'UE. Cela anéantit les espoirs d'une « relation spéciale » entre la Suisse et les États-Unis, que nourrissaient particulièrement les cercles bourgeois et libéraux-radicaux.
La réaction de la Suisse se déroule par phases : initialement, le déni et la conviction que les malentendus peuvent être clarifiés dominent. Karin Keller-Sutter, qui semblait auparavant cultiver des relations étroites avec J.D. Vance et l'équipe Trump, subit une perte considérable de crédibilité. Après des résultats de négociations temporaires, une certaine euphorie de soulagement s'installe, mais la conscience plus profonde d'un glissement géopolitique reste fragmentaire.
L'équipe constate que ce choc ne change peut-être pas fondamentalement la mentalité suisse classique de « se débrouiller tant bien que mal » – continuer malgré les difficultés. Bien que l'importance de relations stables avec l'UE devient plus évidente, une réévaluation profonde du positionnement politique extérieur fait défaut.
Traités avec l'UE et relations bilatérales
À l'automne, les positions des différents partis sur les nouveaux traités avec l'UE se révèlent enfin. L'UDC se prononce clairement en faveur d'un oui, tandis que le Centre adopte une position plus critique, mais plus différenciée – il exige des améliorations concrètes dans des domaines tels que l'immigration et l'adoption du droit.
Le débat sur le vote des cantons est mené intensément, divisant même l'assemblée des délégués de l'UDC. Tandis que les traités avec l'UE trouvent un large soutien (environ 75 %), la question de la majorité des cantons reste plus serrée et controversée.
Politique de sécurité et conflits au Conseil fédéral
Les démissions de Thomas Süssli (chef de l'armée) et de Christian Dusser (chef du NDB) suivent la démission de Viola Amherd. Le conflit entre Amherd et Karin Keller-Sutter ainsi que Albert Rösti avait considérablement endommagé le collège du Conseil fédéral. Plusieurs conseillers fédéraux rapportent une ambiance sensiblement meilleure après le départ d'Amherd – un signe de la profondeur du conflit.
Martin Pfister fait preuve immédiatement après son entrée en fonction d'une présidence et de compétences de médiation. Cependant, il échoue avec sa proposition ambitieuse de financement de l'armée au Conseil fédéral (augmentation de la TVA) et est invité à la rectifier.
Pluralisme médiatique et initiative SRG
L'initiative de réduction du financement de la SRG (réduction de la redevance de 335 à 200 francs) devient un champ de bataille politique. Tandis que des émissions concrètes comme « CSI Miami » ou le Tatort suisse sont débattues dans le débat public, l'initiative soulève des questions plus profondes sur le pluralisme médiatique, le service public et le rôle des médias régionaux pour les minorités linguistiques.
L'arrêt des transmissions en ondes moyennes par la SRG provoque des réactions étonnamment émotionnelles dans la population et montre que l'utilisation des médias s'est déplacée vers d'anciennes technologies et des groupes de population plus importants que prévu.
Perspectives pour 2026
L'année à venir est caractérisée comme une « année UDC ». Outre l'initiative de réduction du financement de la SRG, se profilent l'initiative des 10 millions (limiter la croissance démographique) et peut-être l'initiative sur l'imposition individuelle. L'initiative des 10 millions bénéficie déjà d'un soutien élevé dans les sondages (48 pour cent), particulièrement dans les grandes villes, où le scepticisme face à la croissance est plus important qu'en 2014.
Autres grands thèmes : débat sur l'UE au Parlement avec focus sur la protection des salaires, les mesures d'économie et les possibles nouvelles réglementations de la régulation bancaire.
Déclarations clés
Paysage partisan en bouleversement : Les démissions de Gerhard Pfister et Viola Amherd entraînent des changements considérables ; Martin Pfister s'établit rapidement comme un conseiller fédéral qui médiatise et fixe un nouveau ton.
Le marteau douanier détruit l'illusion : Les États-Unis sous Donald Trump montrent que la Suisse ne reçoit aucun traitement spécial ; l'espoir d'une « relation spéciale » s'avère être une pensée magique et mène à une réévaluation des relations avec l'UE.
La politique européenne devient concrète : Les partis révèlent enfin leurs positions sur les traités avec l'UE ; tandis que l'UDC approuve avec enthousiasme, le Centre argue de manière critique-constructive avec des demandes d'améliorations concrètes.
Le Conseil fédéral souffre de conflits de personnalité : Le conflit profond entre Viola Amherd et Karin Keller-Sutter endommage le collège ; le départ d'Amherd entraîne une amélioration remarquable du climat.
Le pluralisme médiatique est contesté : L'initiative de réduction du financement de la SRG devient un débat de principe sur le service public, les médias régionaux et les minorités linguistiques ; les réactions émotionnelles à l'arrêt des ondes moyennes montrent des lacunes en matière de communication de la SRG.
2026 comme année de campagne UDC : Avec l'initiative de réduction du financement de la SRG et l'initiative des 10 millions, l'UDC peut faire valoir massivement ses thèmes fondamentaux ; les sondages indiquent de sérieuses chances de succès.
La mentalité suisse du continuer : Malgré les chocs, la Suisse tend à « se débrouiller tant bien que mal » classiquement ; une réévaluation profonde de la position géopolitique fait défaut.