Auteur : Rafael Lutz Source : weltwoche.ch Date de publication : 04.03.2026
Résumé
Le Département de la défense (DDPS) dirigé par le Conseiller fédéral Martin Pfister verse chaque année des primes de performance d'une valeur de plusieurs millions de francs à environ 3 000 employés. Ce faisant, ses propres directives, qui prévoient un plafond de 30 % des effectifs pour les primes, sont régulièrement violées. Entre 2022 et 2025, plus de 30 % des employés du DDPS ont toujours reçu des paiements supplémentaires. Au total, près d'un tiers du personnel a bénéficié de cette culture des « bonus », tandis que les salaires se situent déjà au-dessus de la moyenne.
Personnes
- Martin Pfister (Conseiller fédéral, Chef du DDPS)
- Viola Amherd (ancienne Conseillère fédérale)
- Daniel Büchel (Secrétaire général du DDPS)
Thèmes
- Primes de performance dans le secteur public
- Gestion des fonds publics au ministère de la défense
- Respect des directives internes dans les autorités fédérales
Ouverture
Le Département de la défense (DDPS) dirigé par le Conseiller fédéral Martin Pfister verse chaque année des primes de performance d'une valeur de plusieurs millions de francs à environ 3 000 employés. Ce faisant, ses propres directives, qui prévoient un plafond de 30 % des effectifs pour les primes, sont régulièrement violées. Entre 2022 et 2025, plus de 30 % des employés du DDPS ont toujours reçu des paiements supplémentaires, ce qui suscite des doutes chez les critiques quant à une utilisation économe des fonds publics.
Résumé détaillé
Selon des documents internes du DDPS rendus transparents grâce à la loi sur l'accès à l'information, le département verse généreusement des primes de performance à ses employés depuis 2022. Bien que la direction de l'autorité ait fixé un plafond de 30 % des effectifs pour ces « bonus », ces directives ont été régulièrement violées ces dernières années.
Ainsi, en 2022, plus de 35 % des employés du Secrétariat général du DDPS ont reçu des paiements supplémentaires de 1 600 francs en moyenne. En 2023, il s'agissait de 32 % avec un montant moyen d'un peu moins de 2 000 francs. Au cours des années suivantes 2024 et 2025 également, la proportion des bénéficiaires de primes a toujours dépassé la directive de 30 %. Au total, entre 2022 et 2025, 2 700 à 3 500 des plus de 12 000 employés du DDPS ont bénéficié annuellement de ces paiements exceptionnels pour un montant total de 23 millions de francs.
La direction de l'autorité justifie le dépassement des directives internes en affirmant qu'il s'agit simplement de « cadres internes au département », et non de « directives applicables à l'ensemble de la confédération ». Cependant, l'ancienne Conseillère fédérale Viola Amherd voyait déjà d'un œil critique le nombre élevé de primes en 2019, qui s'élevait même à 40 %, et avait exhorté la direction du DDPS à être plus prudente à l'avenir dans l'attribution des primes de performance.
Points clés
- Le DDPS dirigé par le Conseiller fédéral Martin Pfister verse chaque année des primes de performance d'une valeur de plusieurs millions de francs à environ 3 000 employés.
- Ce faisant, ses propres directives, qui prévoient un plafond de 30 % des effectifs pour les primes, sont régulièrement violées.
- Entre 2022 et 2025, plus de 30 % des employés du DDPS ont toujours reçu des paiements supplémentaires, bien que les salaires se situent déjà au-dessus de la moyenne.
- La culture des « bonus » au DDPS suscite des doutes chez les critiques quant à une utilisation économe des fonds publics.
Questions critiques
Quelle est la validité des données et informations sous-jacentes provenant des documents internes du DDPS ? Existe-t-il des sources indépendantes qui confirment cette pratique des primes ?
Dans quelle mesure faut-il tenir compte des conflits d'intérêts ou des structures d'incitation possibles dans l'attribution des primes de performance au DDPS ? Quel rôle jouent les cadres et les processus décisionnels internes à cet égard ?
Peut-on établir un lien de causalité entre les paiements de primes élevés et la performance des employés du DDPS ? Existe-t-il des explications alternatives à cette pratique généreuse d'attribution ?
Quels risques et effets secondaires possibles sont associés à la culture des « bonus » au DDPS ? Comment mettre en place une fixation d'incitations plus transparente et durable dans le secteur public ?
Répertoire des sources
Statut de vérification : ✓ 04.03.2026
Ce texte a été créé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 04.03.2026