Auteur: nzz.ch

Mode rédactionnel: CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation: INDEX Langue/Rôle: FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits: 17.02.2026

Résumé

Le Département de la défense (DDPS) dépense massivement plus d'argent pour les consultants externes et les prestations de services qu'il y a quelques années. L'organe de révision interne met en garde contre les dépendances structurelles et recommande de renforcer la constitution du savoir-faire nécessaire en interne. Des politiciens de gauche à droite critiquent cette pratique depuis longtemps – en particulier l'externalisation de tâches essentielles comme la gestion de la qualité et du risque auprès de prestataires externes.

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Thèmes

  • Finances publiques & Efficacité budgétaire
  • Réformes administratives
  • Prévention de la corruption & Conflits d'intérêts
  • Gestion de projets & Externalisation

Clarus Lead

Le Département de la défense (DDPS) emploie de plus en plus de consultants externes et de prestataires de services – malgré les compétences spécialisées internes disponibles. Les dépenses ont augmenté de 145 millions de francs (2022) à plus de 186 millions de francs (2023), comme le montre un rapport de l'organe de révision du DDPS. L'organe de contrôle interne critique non seulement les coûts, mais aussi le risque de dépendances à long terme vis-à-vis des fournisseurs externes. Particulièrement problématique : le DDPS a entièrement externalisé ses tâches de gestion de la qualité et du risque – une responsabilité centrale de l'administration – auprès de partenaires externes (coûts : 5,7 millions de francs).

Résumé détaillé

L'organe de révision interne du DDPS documente dans son rapport, publié mardi par la Télévision suisse romande (SRF), un problème systématique : les consultants externes ne sont pas seulement engagés en cas de goulots d'étranglement professionnels, mais aussi pour des tâches que le département pourrait lui-même accomplir. Cela inclut les formations sur la numérisation, la gestion de la diversité et la gestion intergénérationnelle – des compétences considérées comme des tâches fondamentales de l'administration moderne. Les auditeurs avertissent que la forte dépendance vis-à-vis des spécialistes externes conduit à des inefficacités économiques et à un manque de responsabilité propre.

Un point de critique particulier est l'externalisation de la gestion de la qualité et du risque pour les plus grands projets. Le DDPS justifie cela par le désir d'une « indépendance aussi élevée que possible » – un argument que le Parlement et l'organe de révision rejettent. Ils exigent plutôt que le département assume lui-même cette responsabilité.

De plus, le rapport documente des risques de gouvernance : certains mandats présentent des signes de conflits d'intérêts ou de « complaisance » dans l'attribution des contrats. Cet avertissement ne vient pas par hasard – l'ancienne Cheffe du DDPS Viola Amherd a été critiquée à plusieurs reprises pour des mandats de consultation coûteux, notamment des contrats avec le cabinet zurichois Homburger en lien avec l'acquisition des F-35.

Le chef actuel du DDPS, Martin Pfister, s'est engagé à mettre en œuvre les recommandations d'ici fin juin 2026. Cependant, plusieurs offices signalent déjà qu'une réduction ne sera « que partiellement possible » – par exemple, l'Office fédéral de la protection de la population, qui considère que certains projets confiés politiquement ne peuvent être réalisés sans ressources externes.

Points essentiels

  • Explosion des coûts : Les dépenses pour les consultants externes ont augmenté de 145 millions (2022) à plus de 186 millions de francs (2023) – malgré les assurances que celles-ci seraient utilisées uniquement en cas de manque de personnel
  • Dépendance structurelle : Les consultants externes créent des dépendances à long terme et empêchent le développement de compétences spécialisées internes
  • Externalisation de tâches essentielles : La gestion de la qualité et du risque a été entièrement déléguée à des partenaires externes (5,7 millions de francs), alors que ce sont des tâches fondamentales de l'administration
  • Faiblesses de gouvernance : Certains mandats montrent des signes de conflits d'intérêts ou de « complaisance » dans l'attribution
  • Pression politique : Le Conseil national a demandé une vérification avec une majorité claire (144:25 votes) ; le Conseil des États l'a rejetée

Questions critiques

  1. Preuves : Comment l'organe de révision valide-t-il son constat selon lequel des connaissances spécialisées internes existent pour les tâches actuellement externalisées ? Des audits de compétences concrets ont-ils été réalisés ?

  2. Qualité des données : Quel est le degré de complétude de la capture de tous les mandats externes dans les 186 millions de francs rapportés ? Les contrats attribués indirectement (via des contrats-cadres, sous-traitants) sont-ils également pris en compte ?

  3. Conflits d'intérêts : L'organe de révision mentionne des mandats qui « pourraient donner l'impression » de complaisance – combien de cas concrets ? Quels mécanismes de contrôle existaient pour prévenir de telles attributions ?

  4. Causalité : L'externalisation du contrôle de qualité conduit-elle vraiment à une « indépendance aussi élevée que possible », ou crée-t-elle simplement l'apparence ? Quelles preuves empiriques existe-t-il pour cette affirmation du DDPS ?

  5. Alternatives : Une réduction des coûts aurait-elle pu être réalisée par des formations internes, un renforcement des effectifs ou une meilleure planification des projets au lieu de la réduction des mandats proposée ?

  6. Risques de mise en œuvre : Plusieurs offices signalent qu'ils ne peuvent mettre en œuvre les recommandations que « partiellement » – quel est le caractère contraignant des mesures ordonnées sans base légale ou conséquences budgétaires ?

  7. Effets secondaires : Une limitation trop stricte des consultants externes pour les tâches spécialisées à court terme (par exemple, sécurité informatique, questions juridiques) pourrait-elle réellement entraîner des retards ou des lacunes en matière de qualité ?

  8. Déficits de contrôle : Comment cette explosion des coûts a-t-elle pu se produire, alors que la direction du DDPS a répété à plusieurs reprises qu'elle n'utiliserait les consultants externes que en cas de goulots d'étranglement ?


Références bibliographiques

Source primaire : Coûts trop élevés pour les consultants externes : le DDPS dépense plus de 186 millions de francsNZZ, 17.02.2026

Sources complémentaires :

  1. Rapport de l'organe de révision du DDPS (17.02.2026, publié via SRF)
  2. Lettre du Chef du DDPS Martin Pfister aux chefs d'offices (17.02.2026)
  3. Débat parlementaire : Vote du Conseil national sur le mandat de vérification du DDPS (144:25)

Statut de vérification : ✓ 17.02.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 17.02.2026