Auteur : clarus.news Source : clarus.news
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 2026-05-11
Résumé exécutif
La Suisse a assumé la responsabilité en cas de dommages dus aux vaccins dans les contrats de vaccins Covid avec Moderna et Novavax, bien que les vaccins soient encore en développement clinique au moment de la signature des contrats. La directrice de l'OFSP Anne Lévy justifie cette décision en affirmant que Swissmedic examine attentivement chaque vaccin autorisé pour son efficacité et sa sécurité. La Confédération aurait eu peu de marge de manœuvre pour obtenir des vaccins pendant la pandémie. Environ 400 demandes de compensation pour dommages dus aux vaccins ont été déposées, plus de 300 ont été rejetées ; jusqu'à présent, la Confédération a versé des indemnités dans deux cas.
Personnes
- Anne Lévy (Directrice Office fédéral de la santé publique OFSP)
- Dominik Meier (Modérateur SRF 1)
Thèmes
- Approvisionnement en vaccins Covid-19
- Droit de la responsabilité civile et assurance
- Gestion de la pandémie en Suisse
- Approvisionnement en médicaments
Clarus Lead
La discordance entre la pratique suisse de responsabilité civile et les normes internationales devient un sujet politique récurrent. Tandis que l'Allemagne applique des exigences d'approbation moins strictes et approuve désormais des taux de compensation neuf fois plus élevés, la Suisse défend sa rigueur par les normes de Swissmedic. La question de savoir si les futures pandémies permettraient de répartir les charges de responsabilité civile à l'échelle internationale reste sans réponse – une carence stratégique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de ses États membres.
Résumé détaillé
Logique de négociation sous pression : Lévy confirme que la Confédération a « repris certaines choses » avec Moderna et Novavax « qu'on n'aurait pas faites en situation normale ». Elle ne cite aucun ultimatum concret des fabricants, mais laisse entendre que les pays ayant signé des contrats rapidement ont été prioritaires pour les livraisons – un levier classique dans les négociations de chaîne d'approvisionnement. La Suisse, en tant que « petit pays », aurait eu peu de marge de manœuvre. Le fait que la coordination internationale n'ait pas abouti est mentionné en passant : « Ce serait beau si tout le monde était toujours du même avis. Ce n'est pas tout à fait facile. »
Norme d'approbation vs. risque : Swissmedic a rejeté AstraZeneca, bien qu'il ait été autorisé dans d'autres pays européens – un exemple de normes suisses plus strictes. Lévy souligne que seulement 30 000 sujets d'étude ont été testés lors des approbations Moderna et Novavax pendant deux mois, mais reconnaît : « C'était absolument une affaire de chance. » Elle argue que les avantages l'emportent massivement sur les dommages, sans citer de chiffres. En réalité, les chiffres le montrent : 400 demandes déposées, plus de 300 rejetées, seulement 2 approuvées. C'est un taux d'approbation inférieur à 1 %, tandis que l'Allemagne accepte environ 9 % des cas.
Transparence et lacunes : L'OFSP reconnaît que la communication des autorités en 2021 « n'était pas correcte » (la vaccination protège contre la contagion) – une reconnaissance implicite d'erreur. À la place, Lévy se réfère aux votes (la population a accepté la politique avec 60 % de oui) et aux évaluations en cours. Un fonds fédéral de compensation ou un modèle d'indemnisation similaire à Grammontana est rejeté ; le scandale de l'Hôpital universitaire de Zurich reste au niveau cantonal.
Messages clés
- La Suisse a assumé la responsabilité en raison de la pression de la pandémie et du manque de pouvoir de négociation, non pas en raison d'une évaluation des risques.
- Les normes de Swissmedic sont plus strictes qu'en Allemagne, mais conduisent à des taux de compensation nettement plus faibles (< 1 % vs ~9 %).
- La coordination internationale pour la répartition des risques n'a pas été activement tentée ; les futures pandémies suivront le même modèle.
- L'OFSP reconnaît les erreurs de communication, mais rejette les mécanismes de compensation complets.
Questions critiques
(a) Qualité des preuves/données
Comment l'OFSP peut-il justifier un taux de compensation inférieur à 1 % (2 cas sur 400) alors que l'Allemagne en accepte 9 % avec des vaccins comparables – la causalité diffère-t-elle si fondamentalement, ou est-ce une question législative ?
Les études d'approbation ont porté sur 30 000 personnes pendant deux mois. Quelles conclusions spécifiques concernant la sécurité tirées de ces données limitées justifiaient l'assomption illimitée de responsabilité par la Confédération et non par les fabricants ?
(b) Conflits d'intérêts/Incitations
L'OFSP décrit les négociations comme « complexes » et reconnaît les ultimatums des fabricants (livraison rapide contre assomption de responsabilité). Pourquoi ces conditions n'ont-elles pas été documentées et publiées ultérieurement pour rendre les futures négociations plus transparentes ?
Un employé de l'OFSP accuse l'industrie pharmaceutique de « maximisation des profits et de semailles de peur » – officieusement. Cela ne contredit-il pas l'affirmation selon laquelle l'OFSP et l'industrie pharmaceutique « coopèrent très bien » ?
(c) Causalité/Alternatives
Le modérateur suggère qu'un refus coordonné international d'assumer la responsabilité forcerait les fabricants à en porter davantage. Pourquoi cette option n'a-t-elle pas été sérieusement discutée avec d'autres pays aux premiers jours de la pandémie (décembre 2020 – mars 2021) ?
Hypothétiquement : si la Confédération n'avait pas assumé la responsabilité, de combien la disponibilité des vaccins en Suisse aurait-elle été retardée – existe-t-il des preuves à ce sujet, ou est-ce pure spéculation ?
(d) Faisabilité/Risques
L'OFSP prévoit à nouveau des clauses de responsabilité similaires lors des futures pandémies. Quels nouveaux instruments de négociation ou instruments juridiques utiliserait-elle pour ne pas se retrouver à nouveau dans cette position ?
Avec 400 demandes déposées, dont plus de 300 rejetées et seulement 2 approuvées : le système de compensation est-il délibérément restrictif pour décourager les demandes, ou les obstacles de causalité sont-ils scientifiquement fondés ?
Autres dépêches
- Cas de virus Hantaan en Suisse : Un passager de croisière a été admis à l'Hôpital universitaire de Zurich avec une variante dangereuse du virus Hantaan. L'OFSP ne s'attend pas à d'autres cas en Suisse, car le virus nécessite des symptômes et un contact étroit prolongé pour se transmettre – contrairement au Covid ou à la grippe.
- Scandale de l'Hôpital universitaire de Zurich : Entre 2014 et 2020, environ 70 patients cardiaques sont décédés dans des cas inutiles. L'OFSP se réfère aux indicateurs de qualité et aux systèmes de dénonciation, mais ne prévoit pas d'intervention politique fédérale comme après Grammontana.
- Approvisionnement en médicaments et chaînes d'approvisionnement : Le Conseil fédéral signale sa volonté de dépenser jusqu'à 500 millions de francs par an en subventions pour les entreprises pharmaceutiques, afin de promouvoir la production en Suisse et les chaînes d'approvisionnement sécurisées – un contre-projet à une initiative populaire.
Bibliographie
Source primaire : SRF 1 Die Samstagsrundschau – Tagesgesprächh, 9 mai 2026 – Entretien avec Anne Lévy, Directrice OFSP
Statut de vérification : ✓ 2026-05-11
Ce texte a été créé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 2026-05-11