Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch

Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 09.04.2026

Résumé

L'aide publique au développement (APD) de la Suisse a baissé de 7 pour cent en 2025 pour atteindre 3,8 milliards de francs, ce qui correspond à 0,46 pour cent du revenu national brut (RNB). La baisse de 261 millions de francs par rapport à 2024 est principalement due à la diminution des frais d'asile imputables, qui sont tombés en dessous d'un milliard de francs pour la première fois depuis 2022. Malgré cette baisse, la Suisse s'est améliorée de deux places dans la comparaison internationale et occupe désormais la 7e position parmi les pays membres du CAD. Mondialement, l'aide au développement des 33 pays du CAD a enregistré une baisse historique de 23 pour cent, menée par des réductions massives des États-Unis.

Personnes

  • Aucune personne nommée individuellement

Thèmes

  • Aide publique au développement (APD)
  • Politique extérieure suisse
  • Coopération internationale
  • Frais d'asile
  • Critères OCDE-CAD

Clarus Lead

La baisse mondiale de l'aide au développement d'un quart signale un tournant dans la politique internationale de développement. La Suisse se repositionne stratégiquement malgré la baisse des moyens : alors que les cinq plus grands pays donateurs réduisent leurs budgets et que les États-Unis perdent leur rôle de leader au profit de l'Allemagne, la Suisse gagne en poids par la stabilité relative. Les décisions parlementaires avec des réductions de 110 millions de francs, partiellement compensées par des moyens supplémentaires pour la crise soudanaise, indiquent une réorientation qui priorise la lutte contre la pauvreté, la promotion de la paix et les droits de l'homme.

Résumé détaillé

Le ratio APD suisse de 0,46 pour cent du RNB reste nettement en dessous de l'objectif des Nations unies de 0,7 pour cent, que seuls quatre pays du CAD atteignent : la Norvège, le Luxembourg, la Suède et le Danemark. Sans les frais d'asile, le ratio s'élève à 0,36 pour cent. La réduction des frais d'asile de 156 millions de francs explique la majeure partie de la baisse ; ces frais ont diminué de plus d'un milliard à 856 millions de francs en 2025.

Au niveau mondial, une baisse réelle de 23 pour cent chez les pays du CAD a conduit à une somme totale de 174,3 milliards de dollars américains. Particulièrement dramatique : les États-Unis sont responsables des trois quarts de la baisse mondiale et perdent leur position de plus grand donateur au profit de l'Allemagne. Sur 33 pays du CAD, 26 ont réduit leur APD ; seuls huit pays l'ont augmentée (Hongrie, Espagne, Suède, Luxembourg, Islande, Danemark, Norvège, Italie).

La coopération internationale suisse est mise en œuvre par la DEZA, le Département paix et droits de l'homme (DPH) du DFAE et le SECO, dont les budgets combinés couvrent environ 70 pour cent de l'APD 2025. Le calcul de l'APD suit les directives OCDE-CAD et comprend les dépenses de la Confédération, des cantons et des communes (estimées à 70 millions de francs), mais exclut les contributions privées.

Points clés

  • APD suisse 2025 : 3,8 milliards de francs (−7 % par rapport à 2024), ratio 0,46 % du RNB
  • La baisse des frais d'asile de 156 millions de francs est la principale raison de la baisse globale
  • La Suisse s'améliore à la 7e place dans la comparaison du CAD malgré la baisse des montants absolus
  • Crise mondiale de l'APD : baisse de 23 pour cent chez les pays du CAD ; les États-Unis perdent leur leadership en tant que donateur au profit de l'Allemagne
  • Seuls quatre pays (Norvège, Luxembourg, Suède, Danemark) atteignent l'objectif des Nations unies de 0,7 % du RNB

Questions critiques

  1. Validité des sources : Comment la délimitation entre « frais d'asile imputables » et budgets d'asile réguliers selon les critères OCDE est-elle exactement définie, et cette définition a-t-elle changé en 2025 ?

  2. Causalité : La baisse des frais d'asile (−156 millions CHF) est-elle vraiment due à une diminution du nombre de demandes d'asile, ou à des méthodes de calcul des coûts modifiées ?

  3. Conflits d'intérêts : Dans quelle mesure les réductions budgétaires parlementaires (−110 millions CHF) influencent-elles la priorisation stratégique entre l'aide au développement et la promotion de la paix ?

  4. Faisabilité : Comment la Suisse assure-t-elle la continuité de ses objectifs de coopération internationale (lutte contre la pauvreté, droits de l'homme, promotion de la paix) avec des moyens réellement en baisse ?

  5. Évidences : Quels pays bénéficient le plus de l'APD suisse en 2025, et comment la répartition géographique change-t-elle en raison de la priorisation de la crise soudanaise ?

  6. Alternatives : Pourquoi les réductions parlementaires (−110 millions) n'ont-elles pas été compensées par des moyens supplémentaires pour les domaines clés, comme c'est le cas pour la crise soudanaise (+50 millions) ?


Répertoire des sources

Source primaire : Aide publique au développement de la Suisse 2025 – Communiqué de presse du DFAE

Statut de vérification : ✓ 09.04.2026


Ce texte a été créé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 09.04.2026