Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch

Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 12.05.2026

Résumé exécutif

L'agriculture suisse se contracte structurellement : en 2025, 46 270 exploitations existaient, soit 1,7 % de moins qu'en 2024. La taille moyenne des exploitations augmente à 22,5 hectares. La surface cultivée en mode biologique a augmenté à 192 300 hectares (18,5 % de la surface totale), bien que le nombre d'exploitations biologiques ait diminué pour la première fois depuis 2010. Les effectifs de vaches laitières ont reculé de 0,6 %, tandis que les effectifs de volailles ont augmenté de 1,7 %. La part des femmes à la direction d'exploitations a augmenté à 8,1 %.

Personnes

Thèmes

  • Développement des structures agricoles
  • Agriculture biologique
  • Évolution des effectifs animaux
  • Parité des sexes dans l'agriculture

Clarus Lead

La transformation structurelle de l'agriculture suisse s'intensifie : tandis que le nombre d'exploitations diminue, les fermes survivantes augmentent leur surface. Particulièrement pertinent pour la politique agricole est la divergence entre la surface cultivée en mode biologique (en croissance continue) et le nombre d'exploitations biologiques (en baisse pour la première fois) – un signal de consolidation également dans le secteur écologique. Au niveau régional, la croissance biologique se concentre sur Neuchâtel, Thurgovie et Lucerne, tandis que le Jura et le Valais se contractent. L'augmentation de la participation des femmes à la direction d'exploitations indique des changements démographiques qui pourraient façonner la politique des ressources humaines.

Résumé détaillé

Le taux d'emploi agricole a diminué de 1,5 % pour atteindre 145 600 personnes. Les petites exploitations (moins de 30 hectares) ont diminué de 2,7 %, tandis que les plus grandes exploitations ont augmenté de 1,4 % – une tendance à la concentration qui affecte également les exploitations biologiques. Dans le secteur biologique, les agriculteurs et agricultrices exploitent en moyenne 24,6 hectares.

Pour les cultures, les dynamiques ont varié : les céréales (139 000 hectares) ont augmenté de 2 % après un recul en 2024 – l'épeautre et le seigle ont fortement progressé, l'orge a continué à baisser. La production maraîchère (+5,0 % à 13 400 hectares) se concentre à Berne, Zurich et Argovie. Les betteraves sucrières (+4,5 % à 17 500 hectares) ont confirmé la tendance à la hausse depuis 2023. Le soja en tant qu'aliment pour animaux a augmenté de 67 % depuis 2020, atteignant 3 400 hectares. Les tournesols et le colza ont atteint ensemble 30 500 hectares.

Pour les effectifs animaux, l'évolution a divergé : l'effectif de bovins a diminué de 0,3 %, les vaches laitières de 0,6 % à 524 400 animaux – conséquence des tensions internationales et de la surproduction. Sur dix ans, l'effectif de vaches laitières a baissé de 10 %, tandis que les vaches mères ont augmenté de 26 %. L'élevage de volailles a augmenté de 1,7 %, les poules pondeuses de 1,9 %, les poulets de chair de 2,2 % (dont 20 % label bio). Les effectifs porcins ont baissé à 1 257 700 animaux ; l'élevage porcin biologique reste marginal avec 2,8 %.

Principaux messages

  • Consolidation des exploitations : Moins d'exploitations, mais plus grandes, caractérisent l'agriculture suisse ; la tendance affecte également le secteur bio
  • Croissance de la surface biologique malgré baisse du nombre d'exploitations : La surface cultivée en mode écologique atteint 18,5 % de la surface totale, tandis que les exploitations biologiques se contractent pour la première fois depuis 2010
  • Disparités régionales : La croissance biologique se concentre sur la Suisse alémanique ; le Jura et le Valais perdent de la surface cultivée en mode écologique
  • Élevage en transformation : L'élevage laitier sous pression, la volaille et les sources de protéines alternatives (soja) en expansion
  • Évolution de genre : La part des femmes à la direction d'exploitations a doublé en dix ans (5,4 % → 8,1 %)

Questions critiques

  1. Qualité des données : L'enquête structurelle repose-t-elle sur un relevé exhaustif ou un échantillon ? Comment la fiabilité de la délimitation des exploitations (notamment pour les micro-exploitations) est-elle assurée ?

  2. Causalité de la croissance de la surface biologique : La croissance de la surface biologique est-elle due à la conversion d'exploitations existantes ou à de nouvelles autorisations ? Quel rôle jouent les subventions ?

  3. Baisse des vaches laitières : Les « tensions internationales » mentionnées (sanctions contre la Russie ?) ou les facteurs structurels du marché sont-ils décisifs ? Combien de temps cette tendance durera-t-elle ?

  4. Risque de mise en œuvre de l'expansion du soja : L'augmentation de 67 % de la surface cultivée en soja depuis 2020 est-elle durable, ou réagit-elle aux prix volatiles des aliments pour animaux ? Quelles conséquences en découleront pour la protection des sols ?

  5. Représentation des femmes : Les femmes sont-elles comptabilisées comme directrices d'exploitations si elles sont partenaires d'un directeur principal, ou seulement comme seules décideuses ?

  6. Inégalité régionale : Pourquoi le Jura et le Valais perdent-ils de la surface cultivée en mode écologique malgré les mesures de promotion du bio ? Les abandons d'exploitations ou les réductions de conversions en sont-ils responsables ?


Répertoire des sources

Source primaire : Enquête sur la structure des exploitations agricoles 2025 – Office fédéral de la statistique

Statut de vérification : ✓ 12.05.2026


Ce texte a été rédigé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 12.05.2026