Auteur : nzz.ch Source : nzz.ch Date de publication : 18.02.2026
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 18.02.2026
Résumé
La souveraineté numérique devient une nécessité stratégique pour les entreprises suisses et l'administration publique – mais elle va bien au-delà du stockage des données. L'auteur affirme qu'un écosystème holistique est nécessaire, offrant aux utilisateurs liberté de choix et flexibilité. Les solutions open source offrent une voie prometteuse pour réduire les dépendances technologiques, sans s'isoler à l'échelle mondiale.
Personnes
- Richard Zobrist (Country Manager Red Hat Suisse)
Thèmes
- Souveraineté numérique et sécurité des données
- Logiciels open source et infrastructure
- Cloud computing et dépendance technologique
- Risques géopolitiques de l'infrastructure informatique
Clarus Lead
Les bouleversements géopolitiques contraignent les responsables informatiques suisses à réévaluer leur infrastructure numérique. Le défi central ne réside pas uniquement dans le contrôle des emplacements de stockage des données, mais dans l'indépendance stratégique de l'ensemble de l'écosystème numérique. Les solutions open source permettent aux organisations de réduire les dépendances propriétaires tout en utilisant flexiblement les services cloud mondiaux – sans avoir besoin de s'isoler.
Résumé détaillé
La sécurisation des données sensibles – allant des informations de recherche et développement aux appels d'offres confidentiels, en passant par les infrastructures critiques de l'État – retient l'attention des décideurs. L'emplacement des centres de données n'est qu'un aspect. Ce qui est décisif, c'est plutôt les applications qui ont accès et la flexibilité avec laquelle les utilisateurs peuvent basculer entre les solutions. La souveraineté numérique signifie donc le droit de définir ses propres priorités technologiques – non le droit à un isolement complet.
Le cloud public reste indispensable : il offre performance et flexibilité que les ressources informatiques internes ne peuvent atteindre. Une exclusion complète des fournisseurs mondiaux établis contredit les réalités pratiques. À la place, les organisations devraient utiliser un modèle mixte comprenant fournisseurs de cloud, intégrateurs de systèmes et éditeurs de logiciels indépendants – mais avec une architecture consciente.
C'est là que les solutions open source interviennent : leur code visible publiquement, leur développement communautaire transparent et leur indépendance vis-à-vis des fournisseurs permettent une véritable flexibilité. 97 % des entreprises et autorités suisses utilisent déjà des logiciels open source. La tendance est claire : les monocultures propriétaires sont surmontées. L'esprit fédéraliste du modèle open source – coopération où elle a du sens, solutions propres où elles sont préférées – correspond à l'identité suisse.
Points clés
- La souveraineté numérique est plus large que la souveraineté des données : elle englobe l'ensemble de l'écosystème constitué de l'infrastructure, des applications et de la liberté de décision.
- L'isolement complet est irréaliste et contreproductif : la Suisse doit utiliser les services cloud mondiaux, mais en contrôler activement l'utilisation.
- Le logiciel open source offre une solution stratégique : il réduit la dépendance vis-à-vis des fournisseurs, préserve la transparence et permet la flexibilité sans isolement.
- 97 % des organisations suisses utilisent déjà l'open source : le modèle n'est pas théorique, mais pratiquement établi.
Autres informations
- « Du courage pour la souveraineté numérique » : Discours d'ouverture du Chancelier fédéral Rossi du 17.02.2026 confirme la priorité politique de cet agenda.
Questions critiques
Preuves et base factuelle : Sur quels incidents de sécurité ou tentatives d'accès concrètes par des acteurs étrangers repose l'urgence géopolitique ? Les « données sensibles » mentionnées (R&D, contrats, données personnelles) sont-elles réellement plus menacées qu'auparavant ?
Conflits d'intérêts : L'auteur est Country Manager d'un spécialiste open source (Red Hat). Quelle est l'objectivité de la recommandation d'intensifier l'utilisation de l'open source ? Quels intérêts commerciaux pourraient être en jeu ?
Causalité et alternatives : L'utilisation de l'open source mène-t-elle automatiquement à une véritable souveraineté numérique, ou ne remplace-t-elle qu'un fournisseur par la communauté open source ? Des clauses contractuelles strictes avec les fournisseurs propriétaires pourraient-elles offrir un contrôle similaire ?
Faisabilité et risques : Quels sont les coûts réels et les retards engendrés par la transition vers des infrastructures open source dans les administrations ? Les petits cantons et communes ont-ils techniquement la capacité d'exploiter et de sécuriser de tels systèmes ?
Comparaison fédéraliste : La comparaison entre les modèles open source et la pensée fédéraliste est métaphorique – mais rend-elle compte de la complexité selon laquelle des normes centrales pour la sécurité et l'interopérabilité sont nécessaires ?
Bibliographie
Source primaire : Richard Zobrist : « La souveraineté numérique devient un impératif. Mais cela nécessite bien plus que le contrôle de ses propres données » – Neue Zürcher Zeitung, 18.02.2026 https://www.nzz.ch/meinung/digitale-souveraenitaet-wird-ein-muss-doch-dazu-braucht-es-mehr-als-kontrolle-ueber-die-eigenen-daten-ld.1924795
Sources complémentaires :
- Étude Open Source Suisse 2024 (citée dans l'article)
- Discours d'ouverture du Chancelier fédéral Rossi : « Du courage pour la souveraineté numérique » – 17.02.2026
Statut de vérification : ✓ 18.02.2026
Ce texte a été créé avec l'assistance d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 18.02.2026