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Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 08.05.2026

Résumé exécutif

L'Office fédéral de la statistique (OFS) suisse a publié de nouvelles données sur la situation de vie de la classe moyenne. 55,2 % de la population appartiennent au groupe de revenu intermédiaire, une proportion stable depuis plus de 25 ans. Les données de l'Enquête sur le budget des ménages (EBM) 2023 et de l'enquête SILC 2024 révèlent des différences considérables entre la classe moyenne inférieure et supérieure. Dans la classe moyenne inférieure, 25 % des ménages ne peuvent pas couvrir les dépenses imprévues de 2500 francs ; dans la classe moyenne supérieure, cela ne concerne que 10,9 %. Les coûts de logement et les arriérés de paiement créent également des charges nettement plus élevées pour les ménages à revenus plus faibles de la classe moyenne.

Personnes

Thèmes

  • Distribution des revenus et classe moyenne
  • Charges financières et coûts de logement
  • Conditions de vie en Suisse
  • Budgets des ménages et capacité de paiement

Clarus Lead

L'étude révèle une polarisation croissante au sein de la classe moyenne elle-même, qui redéfinit les débats politiques sur les prestations sociales et le marché du logement. Tandis que la taille globale de la classe moyenne reste stable, la vulnérabilité économique de la moitié inférieure augmente mesurément : les difficultés financières, les arriérés de paiement et la qualité de vie réduite s'y concentrent nettement. Pour les décideurs, la question se pose de savoir si les mesures politiques antérieures orientées vers la classe moyenne abordent réellement les disparités au sein de ce groupe ou si une différenciation est nécessaire.

Résumé détaillé

La définition de la classe moyenne se base sur le revenu brut : les personnes seules gagnant entre 4228–9061 francs par mois ou les couples avec deux enfants de moins de 14 ans gagnant entre 8880–19 028 francs en font partie. La limite entre la classe moyenne inférieure et supérieure se situe à 6041 francs (personnes seules) ou 12 685 francs (couples). Sur la période 1998–2023, cette part de population est restée fondamentalement stable malgré les fluctuations (maximum en 2009 : 61,3 % ; minimum en 2018 : 54,4 %).

Les coûts de logement constituent un critère de charge central : 10,5 % de la classe moyenne inférieure ont consacré en 2024 plus de 40 % de leur revenu disponible au logement, contre seulement 3,5 % de la classe moyenne supérieure. La flexibilité financière fait défaut à la classe moyenne inférieure – 25 % ne peuvent pas faire face à des dépenses imprévues de 2500 francs. Concernant les arriérés de paiement (impôts, primes d'assurance, loyers, charges accessoires, crédits), 8,7 % de la classe moyenne inférieure sont touchés, tandis que dans la classe moyenne supérieure, ce pourcentage est de 6,7 %. La capacité à prendre des vacances diffère également fortement : 11,1 % de la classe moyenne inférieure n'ont pas pu voyager pour des raisons financières, contre seulement 3,1 % dans la classe moyenne supérieure. La satisfaction face à la situation financière souligne ce fossé – 10,6 % de la classe moyenne inférieure se sont déclarés insatisfaits (échelle 0–4 sur 10), contre 3,7 % dans la classe moyenne supérieure.

Messages clés

  • La classe moyenne suisse (55,2 % de la population) est restée remarquablement stable sur 25 ans, malgré les fluctuations économiques.
  • La vulnérabilité financière se concentre dans la classe moyenne inférieure : un quart ne peut pas couvrir les dépenses d'urgence, une personne sur dix souffre d'une charge de coûts de logement.
  • Les arriérés de paiement, le renoncement aux vacances et l'insatisfaction financière sont 1,5–3,6 fois plus fréquents dans la classe moyenne inférieure que dans la classe moyenne supérieure.

Questions critiques

  1. Qualité des données : Comment les revenus ont-ils été enregistrés (déclarations personnelles, données fiscales, dossiers d'assurance) ? Quelles marges d'erreur l'EBM et SILC présentent-elles ?

  2. Délimitation méthodologique : Pourquoi la limite entre la classe moyenne inférieure et supérieure est-elle fixée à 6041/12 685 francs ? Est-ce basé sur des percentiles statistiques ou des directives politiques ?

  3. Causalité : Les revenus plus faibles causent-ils des difficultés financières, ou existe-t-il des facteurs confondants (endettement, taille du ménage, instabilité du marché du travail) ?

  4. Risques de mise en œuvre : Quelles mesures pourraient soulager spécifiquement la classe moyenne inférieure sans surcharger la classe moyenne supérieure ? Des allocations de coûts de logement ou des réductions de primes sont-elles prévues ?

  5. Stabilité temporelle : Les valeurs de 2024 sont-elles cohérentes avec les années précédentes, ou indiquent-elles une aggravation ?


Bibliographie

Source primaire : Enquête sur le budget des ménages (EBM) 2023 et enquête SILC 2024 – Office fédéral de la statistique

Statut de vérification : ✓ 08.05.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 08.05.2026