Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 21.04.2026
Résumé
Les salaires nominaux suisses ont augmenté en 2025 de 1,8% en moyenne (2024 : 1,8%, 2023 : 1,7%). Les salaires réels ont progressé de 1,6% – la plus forte hausse depuis 2009. La raison en est la faible inflation de seulement 0,2% (2024 : 1,1%, 2023 : 2,1%). L'Office fédéral de la statistique (OFS) a publié les données le 21 avril 2026 à Neuchâtel. Les femmes ont enregistré des augmentations salariales de 2,3%, les hommes de 1,5%. Le pouvoir d'achat des travailleurs s'est ainsi amélioré pour la deuxième année consécutive.
Personnes
- Office fédéral de la statistique (autorité statistique suisse)
Thèmes
- Évolution des salaires en Suisse
- Salaires réels et pouvoir d'achat
- Inflation et salaires nominaux
- Égalité salariale entre les sexes
- Différenciation sectorielle
Lead Clarus
Les gains de pouvoir d'achat de 1,6% marquent un tournant après des années d'inflation et de stagnation des salaires réels. La baisse de l'inflation à 0,2% permet pour la première fois depuis 2009 une amélioration substantielle du pouvoir d'achat des travailleurs – un signal économiquement pertinent pour la demande de consommation et l'économie intérieure. Cependant, derrière le bilan global positif se cachent des différences sectorielles considérables : tandis que l'administration publique (+3,3%) et l'industrie pharmaceutique/chimique (+3,1%) progressent fortement, la santé et l'action sociale stagnent (+0,4%). Cette fragmentation pourrait soulever des questions sur la politique salariale dans les professions en pénurie.
Résumé détaillé
L'évolution des salaires en 2025 suit une tendance à la hausse stable : trois années consécutives (2023–2025), les salaires nominaux ont augmenté entre 1,7% et 1,8%. Dans les conventions collectives de travail (CCT) couvrant plus de 595.000 travailleurs, une augmentation effective des salaires de seulement 0,9% a été convenue collectivement – un retard considérable par rapport à l'économie globale, ce qui indique des augmentations salariales en dehors des conventions tarifaires.
Le secteur industriel (+1,5%) est resté en retrait par rapport à la moyenne générale. Dans l'industrie manufacturière, des différences marquantes se sont manifestées : la chimie/pharmacie a mené avec +3,1%, suivie par les produits métalliques (+2,4%) et le traitement des données/électrotechnique (+2,3%). La construction mécanique a chuté à +0,7%. Dans le secteur des services (+1,9%), l'éventail était encore plus large (0,4% à 3,3%). L'administration publique et les activités scientifiques et techniques ont bénéficié de manière disproportionnée, tandis que la santé/action sociale et autres services ont connu une croissance proche de zéro.
La différence entre les sexes est considérable : les femmes (+2,3%) gagnent nominalement nettement plus que les hommes (+1,5%), ce qui pourrait être en partie attribué à la composition sectorielle et aux dynamiques de promotion. Les gains de salaires réels ont varié entre +0,2% et +3,1% dans tous les secteurs, soulignant ainsi l'hétérogénéité économique.
Points clés
- Les salaires nominaux ont augmenté de 1,8% en 2025 ; les salaires réels de 1,6% – la plus forte hausse depuis 2009
- La baisse de l'inflation à 0,2% a été le moteur décisif des gains de pouvoir d'achat
- La différenciation sectorielle est considérable : la chimie/pharmacie et l'administration publique sont en tête ; la santé/action sociale stagne
- Les femmes ont enregistré des augmentations salariales de 2,3%, nettement supérieures à celles des hommes (1,5%)
- Les augmentations salariales convenues collectivement (0,9%) sont restées bien en retrait par rapport à l'économie globale
Questions critiques
Qualité des données : Dans quelle mesure l'indice des salaires nominaux de l'OFS capture-t-il les éléments salariaux informels (bonus, commissions, avantages accessoires), et le développement global pourrait-il être surestimé ou sous-estimé en conséquence ?
Conflits d'intérêts : Dans quelle mesure les chiffres des CCT (0,9%) reflètent-ils la dynamique réelle du marché, ou indiquent-ils des déséquilibres de pouvoir de négociation entre employeurs et syndicats ?
Causalité : L'augmentation salariale chez les femmes (+2,3%) est-elle attribuable à des processus de promotion structurels, ou à des effets sectoriels (par exemple, augmentation de l'embauche dans les secteurs mieux rémunérés) ?
Hypothèses alternatives : La faible inflation (+0,2%) pourrait-elle également être due à des problèmes de mesure statistique ou à des effets de base (comparaison avec 2024), plutôt qu'à indiquer une véritable stabilité des prix ?
Risques de mise en œuvre : Dans quelle mesure le gain de salaire réel est-il durable si des secteurs comme la santé et l'action sociale (+0,4%) restent sous-dotés – existe-t-il un risque de pénurie de personnel qualifié et de pression sur les coûts ?
Divergence sectorielle : Quels mécanismes expliquent que l'administration publique (+3,3%) et la pharmacie (+3,1%) progressent beaucoup plus fortement que le commerce (+1,5%) ou la construction mécanique (+0,7%) ?
Répertoire des sources
Source primaire : Office fédéral de la statistique (OFS) – Indice des salaires nominaux 2025 – www.bfs.admin.ch/news/de/2026-0493
Statut de vérification : ✓ 21.04.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 21.04.2026