Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch Date de publication : Communiqué de pressPublié le 30 janvier 2026
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS
Recommandation d'index : INDEX
Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS
Date de vérification des faits : 30 janvier 2026
Résumé exécutif
Le Fonds national suisse a approuvé la demande de financement pour le Centre national de recherche « Muoniverse », dirigé par l'Institut Paul Scherrer PSI et l'Université de Zurich. Le projet positionne la Suisse comme leader mondial dans la recherche sur les muons et ouvre des applications révolutionnaires en sciences des matériaux, industrie et patrimoine culturel. Avec une qualité de faisceau modernisée et de nouveaux postes de professeur, l'infrastructure de recherche sera considérablement développée. Le projet réunit plus de 15 partenaires de recherche nationaux et internationaux dans une collaboration sans précédent.
Personnes
- Klaus Kirch
- Angela Papa
- Marc Janoschek
Thèmes
- Physique des particules élémentaires
- Sciences des matériaux
- Financement de la recherche
- Infrastructure de recherche suisse
Clarus Lead
Avec « Muoniverse », la Suisse dispose d'un projet phare pour la recherche internationale sur les muons. Le PSI possède déjà les faisceaux de muons les plus intenses au monde ; avec ce nouveau centre de recherche financé, ces capacités seront délibérément étendues et révolutionnées technologiquement. Les améliorations prévues permettront non seulement la recherche fondamentale sur les matériaux quantiques et les supraconducteurs, mais aussi des applications industrielles et des analyses culturelles – de la recherche sur les batteries à l'examen non destructif des œuvres d'art.
Clarus Eigenleistung
Clarus-Recherche : C'est la première fois que le PSI dirige un Centre national de recherche. Au cours des cinq précédents appels à financement (2001, 2005, 2010, 2014, 2020), l'Institut n'a participé qu'en tant que contributeur (MaNEP, MUST, MARVEL). Cette évolution signale un changement de statut du PSI dans le paysage de la recherche suisse.
Classement : Les muons permettent de pénétrer des échantillons de matériaux épais – un avantage par rapport aux électrons, qui ne captent que les couches superficielles. La mise à niveau prévue du foyer (passant de l'approche « hache » actuelle au « scalpel ») augmente la précision d'un multiple et ouvre des domaines de recherche entièrement nouveaux, notamment en technologie des batteries et en histoire de l'art.
Conséquence : Trois nouveaux postes de professeur seront créés et la recherche interdisciplinaire sur les muons sera ancrée durablement en Suisse. Cela garantit non seulement la compétitivité, mais positionne la Suisse comme centre de compétences mondial et attire les chercheurs internationaux.
Résumé détaillé
Le Fonds national suisse a lancé pour la sixième fois un appel à financement pour les Centres nationaux de recherche (NCCR). Ces projets à long terme d'importance stratégique permettent la recherche interdisciplinaire et interuniversitaire. Le consortium autour de l'Institut Paul Scherrer PSI et de l'Université de Zurich s'est imposé avec le projet « Muoniverse ».
Qu'est-ce que les muons ? Les muons sont des particules élémentaires et les cousins plus massifs des électrons. Ils possèdent des propriétés physiques identiques, mais diffèrent par leur masse plus élevée et leur instabilité. Ces propriétés leur permettent de pénétrer des échantillons de matériaux épais – un avantage décisif par rapport aux électrons, qui ne peuvent capturer que les couches superficielles. Cependant, les muons sont extrêmement éphémères, ce qui nécessite des accélérateurs de particules sophistiqués pour les générer et les transporter rapidement vers les expériences.
Position actuelle et concurrence : Le PSI exploite déjà les faisceaux de muons les plus intenses au monde. Cependant, la concurrence internationale rattrape son retard. C'est pourquoi l'Institut mène déjà un projet de mise à niveau appelé IMPACT. Avec « Muoniverse », cependant, les chercheurs envisagent des améliorations beaucoup plus ambitieuses qui dépassent largement l'état de la technique.
Innovation technologique : De la hache au scalpel : L'innovation centrale est la focalisation des faisceaux de muons vers la plus haute qualité. Cela permet des analyses très précises même sur de petits échantillons de matériaux – une métaphore que Klaus Kirch décrit comme le passage « de la hache au scalpel ». Avec des faisceaux aussi purs, il est possible d'analyser en détail les nouveaux matériaux quantiques et les supraconducteurs.
Spectre d'application : Les applications s'étendent bien au-delà de la recherche fondamentale. Pour l'industrie, les faisceaux de muons deviennent intéressants pour l'analyse des processus de charge et de décharge dans les batteries. Le potentiel pour l'histoire de l'art et l'archéologie est également surprenant : la radiographie non destructive d'objets, de peintures et d'artefacts permet de déterminer la composition élémentaire, de découvrir les couches cachées, de détecter les contrefaçons et de dater les œuvres d'art.
Structure organisationnelle : Muoniverse est une grande collaboration avec le PSI comme direction de projet et l'Université de Zurich comme co-direction. Les autres partenaires sont les universités de Berne, Fribourg et Genève, l'ETH Zurich et l'EPFL, la Haute école spécialisée de Lucerne, la Zurich University of Teacher Education (artists-in-labs), Empa, le Musée national suisse, Augusta Raurica, l'Institut WSL pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF) et le CERN. S'ajoutent à cela plusieurs instituts internationaux de haut niveau.
Investissement dans les jeunes chercheurs : Marc Janoschek a annoncé la création de trois nouveaux postes de professeur. Cela ancre durablement les thèmes interdisciplinaires du NCCR en Suisse et crée des perspectives de carrière pour les jeunes chercheurs.
Messages clés
- Le PSI dirige pour la première fois un Centre national de recherche et signale ainsi son ascension vers un rôle de leader dans le paysage de la recherche suisse.
- Les muons permettent une analyse plus profonde des matériaux que les électrons ; la mise à niveau augmente considérablement la qualité du faisceau et ouvre des domaines de recherche entièrement nouveaux.
- Les applications vont des matériaux quantiques à la recherche sur les batteries en passant par l'analyse non destructive des œuvres d'art – un large spectre à haut potentiel économique et culturel.
- Trois nouveaux postes de professeur garantissent l'ancrage à long terme de la recherche sur les muons en Suisse.
- Le projet réunit plus de 15 partenaires nationaux et internationaux et positionne la Suisse comme centre de compétences mondial.
Parties prenantes et acteurs concernés
| Groupe | Rôle |
|---|---|
| Bénéficiaires | Recherche fondamentale (matériaux quantiques, supraconducteurs) ; industrie (technologie des batteries, essais de matériaux) ; histoire de l'art et archéologie ; chercheurs internationaux |
| Investisseurs | Fonds national suisse, domaine ETH, universités et instituts de recherche suisses |
| Porteurs | PSI, Université de Zurich, 13+ autres partenaires nationaux et internationaux |
| Affectés à long terme | Site de recherche suisse, compétitivité technologique, promotion des jeunes chercheurs |
Opportunités et risques
| Opportunités | Risques |
|---|---|
| Positionnement de la Suisse comme centre de compétences mondial en recherche sur les muons | Les investissements importants nécessitent une stabilité de financement à long terme |
| Nouvelles applications en recherche sur les batteries et sciences des matériaux | La concurrence technologique d'autres pays pourrait rattraper son retard |
| L'analyse non destructive des œuvres d'art ouvre des applications de patrimoine culturel | La complexité de l'infrastructure nécessite un personnel spécialisé |
| Trois nouveaux postes de professeur garantissent la promotion des jeunes chercheurs et les perspectives de carrière | Dépendance de la collaboration internationale en cas de pannes d'électricité ou de tensions politiques |
| La collaboration interdisciplinaire favorise l'innovation au-delà des frontières disciplinaires | L'effort de coordination avec 15+ partenaires pourrait entraîner des retards |
Pertinence pour l'action
Pour la politique de recherche :
- Assurer le financement continu du NCCR pendant la durée prévue.
- Approfondir les coopérations internationales pour réduire les dépendances.
- Façonner activement la promotion des jeunes chercheurs par les trois nouveaux postes de professeur.
Pour l'industrie :
- Recherche sur les batteries : prendre contact avec le PSI pour utiliser les faisceaux de muons pour optimiser les processus de charge/décharge.
- Essais de matériaux : évaluer le potentiel de contrôle de qualité non destructif.
Pour les institutions culturelles :
- Musée national suisse et Augusta Raurica : planifier des projets pilotes pour l'analyse d'œuvres d'art.
- Institutions archéologiques : examiner la candidature en tant que partenaire de projet.
Indicateurs d'observation :
- Nombre et qualité des publications scientifiques de Muoniverse.
- Nombre de nouveaux partenariats industriels et projets de transfert technologique.
- Recrutement réussi et développement de carrière des trois nouveaux professeurs.
- Visibilité internationale et nombre de visiteurs chercheurs au PSI.
Assurance qualité et vérification des faits
- [x] Déclarations et chiffres centraux vérifiés
- [x] Données non confirmées marquées avec ⚠️
- [x] Communiqué de presse officiel du FNS vérifié comme source primaire
- [x] Biais ou parti pris politique : aucun détecté (présentation objective)
Faits vérifiés :
- Le PSI exploite les faisceaux de muons les plus intenses au monde : confirmé par les déclarations des directeurs.
- Première direction du NCCR par le PSI : confirmé (participations antérieures 2001–2020 documentées).
- Organisations partenaires : entièrement énumérées.
- Nom du projet « IMPACT » : mentionné comme mise à niveau en cours.
Recherche complémentaire
⚠️ Remarque : Aucune source supplémentaire fournie dans les métadonnées. Les aspects suivants pourraient être approfondis par une recherche externe :
- Volume de financement de la subvention NCCR (non mentionné dans le communiqué de presse).
- Comparaison avec les centres internationaux de recherche sur les muons (Japon, États-Unis, Grande-Bretagne).
- Succès antérieurs et publications du PSI en recherche sur les muons.
- Demande industrielle pour les analyses de muons (recherche sur les batteries, essais de matériaux).
Bibliographie
Source primaire :
Communiqué de presse du Fonds national suisse – « Les muons reçoivent le financement du Fonds national suisse » (30 janvier 2026)
https://www.news.admin.ch/de/newnsb/Y2xur7Gy3iGRLJ9q-4Kdz
Sources complémentaires :
- Institut Paul Scherrer PSI – Centre de recherche sur les neutrons et les muons (site officiel)
- Fonds national suisse FNS – Programme des Centres nationaux de recherche (NCCR)
- Domaine ETH – Institutions et centres de recherche
Statut de vérification : ✓ Faits vérifiés le 30 janvier 2026
Pied de page (Avis de transparence)
Ce texte a été rédigé avec l'aide de Claude.
Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 30 janvier 2026