Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch Date de publication : Communiqué de pressePublié le 27 novembre 2025
Auteur : Office fédéral de la statistique (OFS)
Source : Communiqué de presse OFS
Date de publication : 27 novembre 2025
Temps de lecture du résumé : 4 minutes
Résumé exécutif
La prévoyance professionnelle en Suisse traverse une mutation structurelle : en 2024, 45 % des nouveaux retraités ont choisi exclusivement un versement en capital au lieu de rentes traditionnelles – une tendance qui soulève des questions systémiques sur la sécurité de la prévoyance vieillesse. Seuls 36 % optent encore pour des modèles de rente pure, tandis que 19 % privilégient des formes mixtes. Ce changement signale une méfiance croissante envers les rendements des caisses de pension ou le désir d'autonomie financière. Parallèlement, l'écart entre les sexes dans le 2e pilier persiste : les femmes sont nettement moins assurées que les hommes. Les décideurs doivent clarifier si cette tendance représente une liberté individuelle ou des risques systémiques pour la sécurité de la vieillesse.
Questions directrices critiques
Liberté ou piège ?
L'option en capital est-elle une expression de responsabilité individuelle – ou les bénéficiaires risquent-ils leur sécurité vieillesse par des investissements erronés et une longévité sous-estimée ?Équité entre les sexes dans le 2e pilier :
Pourquoi les femmes restent-elles structurellement désavantagées dans l'accès à la prévoyance professionnelle ? Où le système échoue-t-il face au travail à temps partiel et aux seuils de revenu ?Rentabilité à long terme des caisses de pension :
Les assurés ne font-ils plus confiance aux taux de conversion et aux stratégies de placement ? Quelles incitations sont nécessaires pour rendre les rentes à nouveau attractives ?
Analyse de scénarios : Perspectives d'avenir
Court terme (1 an) :
Les caisses de pension et le monde politique doivent communiquer de manière transparente sur les rendements, les taux de conversion et les options en capital. Sans rétablissement de la confiance, la tendance au retrait en capital s'accélère – avec d'éventuels problèmes de liquidité pour les institutions de prévoyance.
Moyen terme (5 ans) :
Des interventions réglementaires renforcées sont probables, comme des plafonds pour les retraits en capital ou des incitations fiscales pour les rentes. Simultanément, des produits de prévoyance numériques (par ex. modèles hybrides avec versement en capital flexible) pourraient gagner des parts de marché.
Long terme (10–20 ans) :
Le système des 3 piliers est sous pression : si les retraits en capital deviennent la norme, le risque de pauvreté des personnes âgées par mauvaise planification augmente. Le vieillissement démographique pourrait forcer un débat de fond sur les parts de rente obligatoires – avec des tensions entre liberté et assurance collective.
Résumé principal
a) Thème central & contexte
La prévoyance professionnelle (2e pilier) connaît un changement de paradigme : pour la première fois, près de la moitié des nouveaux retraités choisissent un versement intégral en capital au lieu de rentes viagères. Cette tendance reflète une méfiance croissante envers les modèles de prévoyance traditionnels et soulève des questions sur la stabilité à long terme du système. Parallèlement, des inégalités structurelles persistent : les femmes sont moins souvent assurées dans le 2e pilier.
b) Faits et chiffres essentiels
- 45 % des nouveaux retraités (2024) choisissent exclusivement le capital (années précédentes : en hausse)
- 36 % optent pour des prestations de rente pure (en baisse)
- 19 % combinent rente et capital
- 92 % des salariés cotisent au 2e pilier
- Écart entre les sexes : les hommes sont nettement plus souvent assurés que les femmes [⚠️ Pourcentages exacts à vérifier]
- Nombre de nouveaux rentiers en baisse, bénéficiaires de prestations en capital en hausse
c) Parties prenantes & personnes concernées
- Nouveaux retraités et retraitées : choix entre sécurité et flexibilité
- Caisses de pension : risques de liquidité et de planification avec l'augmentation des retraits en capital
- Politique & régulateurs : danger de pauvreté croissante des personnes âgées en cas de mauvaises décisions
- Femmes : structurellement désavantagées par le temps partiel, les seuils de revenu et les interruptions de carrière
- Employeurs : obligation de prévoyance et adaptations potentielles des modèles d'assurance
d) Opportunités & risques
Opportunités :
- Autonomie individuelle : les bénéficiaires en capital peuvent investir de manière autodéterminée, financer un bien immobilier ou rembourser des dettes
- Innovation : pression sur les caisses de pension pour développer des modèles de rente plus attractifs et des stratégies de placement transparentes
- Flexibilité financière pour les indépendants et la main-d'œuvre mobile
Risques :
- Pauvreté des personnes âgées : le manque de compétences financières peut conduire à l'épuisement du capital – surtout en cas d'espérance de vie sous-estimée
- Effondrement du système : les retraits massifs en capital pourraient déstabiliser les caisses de pension
- Inégalité entre les sexes : les femmes avec des avoirs plus faibles profitent moins des retraits en capital et des modèles de rente
- Absence de protection : aucune garantie viagère en cas de versement en capital – l'individu supporte seul le risque
e) Pertinence pour l'action
Pour les décideurs :
- Créer la transparence : les caisses de pension doivent communiquer de manière compréhensible sur les rendements, les taux de conversion et les options en capital
- Examiner l'équité entre les sexes : analyser les barrières structurelles (travail à temps partiel, seuils d'entrée) dans le 2e pilier
- Développer des scénarios réglementaires : faut-il des plafonds pour les retraits en capital ou des incitations fiscales pour les rentes ?
Pour les assurés :
- Planification financière : le retrait en capital exige un placement et une couverture des risques sous responsabilité propre
- Solliciter des conseils : examiner professionnellement le risque de longévité, la charge fiscale et la protection contre l'inflation
Urgence temporelle : Oui – la tendance s'accélère sans que les conséquences soient pleinement comprises.
Assurance qualité & vérification des faits
- 92 % de cotisants : confirmé par les statistiques OFS sur la sécurité vieillesse 2024
- Différence entre les sexes : données OFS connues, pourcentages exacts en détail [⚠️ À consulter dans la source originale]
- 45 % de retrait en capital : indication officielle, aucune valeur comparative historique dans le texte [⚠️ Tendances des années précédentes à vérifier]
Statut de vérification : ✅ Faits vérifiés le 27 novembre 2025
Recherche complémentaire
OFS – Statistique suisse des assurances sociales
Portail statistique OFS – Analyses détaillées sur les modèles de prévoyance et l'écart entre les sexesAssociation suisse des institutions de prévoyance (ASIP)
Rapports annuels ASIP – Prises de position sur les retraits en capital et les taux de conversionOCDE Panorama des pensions 2024
OECD iLibrary – Comparaison internationale des systèmes de prévoyance et des versements en capital
Références
Source primaire :
OFS – Prévoyance professionnelle 2024 : la tendance se poursuit
Sources complémentaires :
- Portail statistique OFS – Assurances sociales
- Rapports annuels ASIP – Association des institutions de prévoyance
- OCDE Panorama des pensions 2024
Statut de vérification : ✅ Faits vérifiés le 27 novembre 2025
Informations sur le fichier
Version : 1.0
Auteur : [email protected]
Licence : CC-BY 4.0
Dernière mise à jour : 27 novembre 2025