Auteur: clarus.news

Mode rédactionnel: CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation: INDEX Langue/Rôle: FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits: 2026-02-20

Résumé exécutif

La Police cantonale de Berne surveille chaque année environ 80 personnes qui n'ont commis aucune infraction – rendu possible par la révision totale de la loi sur la police de 2019. Les observations se font sur simple « indice sérieux[x] » de futurs crimes. Plus de la moitié des cas concernent des violations présumées de la loi sur les stupéfiants, tandis que les chiffres de réussite critiques font défaut. Des parlementaires et des organisations de défense des droits de l'homme avertissent contre le manque de proportionnalité et un contrôle insuffisant.

Personnes

Thèmes

  • Surveillance policière en phase préliminaire d'enquête
  • Prévention versus droits fondamentaux
  • Loi sur la police du canton de Berne

Clarus Lead

80 personnes par an sans infraction sous surveillance. Le canton de Berne utilise massivement depuis 2019 la possibilité d'observer les citoyens dès la phase d'enquête préliminaire – sans crimes antérieurs. La réponse du Conseil d'État à une interpellation parlementaire révèle: Plus de 50 pour cent des observations visent des infractions présumées liées à la drogue, alors que celles-ci représentent moins d'un tiers dans les statistiques criminelles. Pourquoi c'est pertinent: Les taux de réussite et les taux de conversion restent statistiquement invisibles – une zone grise entre la prévention et la protection des droits fondamentaux, que des politiciennes comme Christa Ammann qualifient de « préoccupante ».

Résumé détaillé

La révision totale de la loi sur la police en 2019 a permis à la Police cantonale de Berne pour la première fois de surveiller des personnes avant qu'un soupçon d'infraction soit concrétisé. Légalement, le critère « indices sérieux qu'un crime ou un délit est sur le point d'être commis » suffit. Six ans plus tard, ces compétences sont régulièrement utilisées: en moyenne environ 80 observations par an.

Ce qui est remarquable, c'est la répartition des infractions: Plus de 50 pour cent de toutes les observations sans antécédent criminel concernent la loi sur les stupéfiants. À titre de comparaison: dans les statistiques criminelles policières du canton, les violations de cette loi représentent nettement moins d'un tiers – un indice d'une possible focalisation disproportionnée sur les infractions liées à la drogue. Les moyens techniques (GPS, localisation) sont utilisés au maximum dans trois observations par an.

Critique concernant les données de contrôle manquantes: Le Conseil d'État refuse d'établir des statistiques sur les soupçons non confirmés ou les infractions prévenues par observation. Christa Ammann soutient que ces chiffres sont essentiels pour vérifier la proportionnalité. Des organisations de défense des droits de l'homme comme humanrights.ch avaient déjà critiqué cette possibilité d'observation lors de la révision législative comme « particulièrement préoccupante ».

Messages clés

  • En moyenne 80 personnes par an sont observées sans avoir commis d'infraction
  • Plus de 50 pour cent visent les infractions présumées liées à la drogue – surreprésenté dans les statistiques criminelles
  • Surveillance technique (GPS) intervient au maximum 3× par an pour les délits potentiels graves
  • Les statistiques de réussite ne sont pas enregistrées – l'utilité et la proportionnalité restent opaques
  • Critique de parlementaires et d'organisations de défense des droits de l'homme en raison du manque de contrôle

Questions critiques

  1. [Qualité des données] Pourquoi le Conseil d'État ne tient-il pas de statistiques sur les soupçons non confirmés et les observations sans mise en accusation? Sans ces chiffres, le taux de réussite ne peut être évalué – est-ce une manque de transparence délibéré ou un manquement organisationnel?

  2. [Conflits d'intérêts] Pourquoi plus de 50 pour cent de toutes les observations se concentrent-elles sur les infractions liées aux stupéfiants, alors que celles-ci sont sous-représentées dans les statistiques criminelles? Existe-t-il une priorité institutionnelle pour la lutte antidrogue, indépendante des chiffres réels des affaires?

  3. [Causalité] Le Conseil d'État affirme que « les infractions non commises ne peuvent pas être enregistrées statistiquement ». Est-ce factuellement vrai, ou est-ce techniquement possible mais politiquement indésirable – par exemple par comparaison entre les groupes observés et les groupes de contrôle?

  4. [Alternatives] Dans quelle mesure les méthodes de prévention alternatives (travail social, police de proximité) ont-elles été évaluées avant la révision législative de 2019? L'observation est-elle utilisée comme « ultima ratio » ou comme moyen privilégié?

  5. [Risques de mise en œuvre] Comment s'assure-t-on que le critère « indices sérieux » est appliqué de façon normalisée? Existe-t-il des mécanismes d'audit ou chaque observation est-elle soumise à un examen ultérieur indépendant?

  6. [Effets secondaires] Quelles sont les conséquences psychosociales ou juridiques de l'observation pour les personnes dont le soupçon ne s'avère pas fondé? Existe-t-il une procédure de plainte ou un mécanisme de compensation?


Bibliographie

Source primaire: Rabe-Info (Émission radiophonique) – Police cantonale de Berne: Observation sans infraction (19.02.2026) lcdn.letscast.fm/media/podcast/c51491ca/episode/23c8438f.mp3

Contextes supplémentaires:

  • Grand Conseil de Berne, Interpellation de Christa Ammann sur les observations en phase préliminaire d'enquête
  • Réponse du Conseil d'État du canton de Berne (2026)
  • humanrights.ch: Prise de position sur la révision de la loi sur la police 2019

Statut de vérification: ✓ 2026-02-20


Ce texte a été rédigé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale: clarus.news | Vérification des faits: 2026-02-20