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Résumé
Des chercheurs de l'Institut Paul Scherrer PSI et de l'Université de Zurich ont décrypté une structure protéique jusqu'alors inconnue de la protéine B-Raf, pertinente pour le cancer. L'étude, publiée dans Molecular Cell, montre comment les mutations de B-Raf – qui causent environ 50 % des mélanomes et 7 % d'autres cancers – activent incontrôlablement la division cellulaire par la formation de dimères asymétriques. La visualisation à haute résolution du complexe B-Raf-MEK1 ouvre de nouvelles perspectives pour les médicaments anticancéreux ciblés.
Personnes
- Dr Yasushi Kondo (auteur principal, PSI Center for Life Sciences)
- Prof. Dr Jörg Standfuss (PSI Center for Life Sciences)
Thèmes
- Recherche sur le cancer / Biologie moléculaire
- Protéine B-Raf et transduction du signal
- Développement de médicaments
- Mélanome et résistances au cancer
Clarus Lead
Les mutations de B-Raf figurent parmi les moteurs génétiques les plus courants des formes agressives de cancer, mais les thérapies disponibles perdent rapidement leur efficacité. Le nouveau décryptage structurel aborde directement cette lacune thérapeutique : avec la première résolution atomique réussie du complexe actif B-Raf-MEK1, les chercheurs en pharmacologie peuvent concevoir des principes actifs plus précis, qui ciblent des sites de liaison alternatifs et surpassent le développement de résistances. Cela pourrait considérablement élargir le spectre thérapeutique pour des millions de patients atteints de tumeurs B-Raf-positives.
Résumé détaillé
B-Raf est une protéine régulatrice centrale dans les cascades de signalisation humaines, qui contrôle la croissance et la division cellulaires. Les variantes mutées de B-Raf restent définitivement « au vert » – indépendamment des signaux de contrôle biologiques – et entraînent ainsi une croissance tumorale incontrôlée. Particulièrement insidieux : les cellules cancéreuses développent généralement des résistances aux inhibiteurs de B-Raf disponibles après quelques mois seulement.
L'équipe de recherche dirigée par Kondo a étudié la structure moléculaire des dimères de B-Raf par cristallographie de synchrotron à la Source de lumière synchrotron Suisse SLS et à la Diamond Light Source en Angleterre, complétée par des expériences de biologie cellulaire. Ils ont identifié une forme de dimère asymétrique, dans laquelle le motif de séquence NtA dit d'une protéine B-Raf s'étend comme un pont de connexion vers le partenaire. Décisif : cette structure se lie directement à la protéine suivante MEK1, qui déclenche la transmission du signal suivant. La visualisation à haute résolution de ce complexe ternaire B-Raf-MEK1 n'était jusqu'à présent pas possible.
Cette perspective structurelle permet une conception rationnelle des principes actifs : des inhibiteurs précis peuvent cibler spécifiquement les surfaces de liaison nouvellement caractérisées et ainsi interrompre les signaux sans activer les mécanismes de résistance existants. L'équipe du PSI recherche déjà des molécules qui bloquent le complexe B-Raf-MEK1 – une approche qui pourrait diversifier l'arsenal thérapeutique disponible.
Déclarations clés
- Les mutations de B-Raf entraînent environ 50 % de tous les mélanomes et 7 % d'autres cancers ; les thérapies actuelles perdent rapidement leur efficacité.
- Première résolution atomique du complexe de signalisation actif B-Raf-MEK1 ouvre de nouveaux principes de conception pour les inhibiteurs.
- Les découvertes structurelles sur le dimère asymétrique médié par NtA pourraient surpasser le développement de résistances et multiplier les options de traitement.
Questions critiques
Preuve et validation : La structure a été confirmée aux installations de synchrotron et en culture cellulaire – dans quelle mesure ces données sont-elles robustes pour l'extrapolation aux tumeurs in vivo, où des contextes cellulaires plus complexes opèrent ?
Écart de traduction : Combien de temps faut-il généralement pour passer de la résolution structurelle aux principes actifs testés cliniquement ? Quels obstacles pourraient survenir lors du développement de nouveaux inhibiteurs de B-Raf-MEK1 ?
Mécanismes de résistance : L'étude aborde les résistances aux inhibiteurs de B-Raf existants – mais des mutations d'échappement émergent-elles également contre les nouveaux principes actifs ciblant le complexe B-Raf-MEK1, et comment pourrait-on les prévenir ?
Sélectivité et effets secondaires : B-Raf et MEK1 sont actifs dans toutes les cellules humaines – comment la sélectivité pour les cellules tumorales peut-elle être assurée afin de minimiser la toxicité dans les tissus sains ?
Commercialisation et accès : Qui supporte les coûts du développement ultérieur de ces découvertes ? Comment s'assurer que les thérapies qui en résultent sont disponibles et abordables dans le monde entier ?
Répertoire des sources
Source primaire : Mechanism of MEK1 phosphorylation by the N-terminal acidic motif-mediated asymmetric BRAF dimer – Y. Kondo et al., Molecular Cell, 21.07.2026
Communiqué de presse : Combattre la croissance du cancer – Institut Paul Scherrer PSI, 21.07.2026
Statut de vérification : ✓ 21.07.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA.
Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 21.07.2026