Auteur : Iwan Städler Source : tagesanzeiger.ch Date de publication : 16.01.2026

Résumé

Tatiana Gruosso et Rik de Graaff renoncent consciemment au mariage, car celui-ci entraînerait des désavantages fiscaux annuels de plus de 4.300 francs. Le couple s'est plutôt assuré juridiquement par des testaments et des directives anticipées. Ce cas illustre le problème de la pénalité de mariage dans le système fiscal suisse et l'AVS, largement débattu sur le plan politique.

Personnes

Thèmes

  • Pénalité de mariage
  • Imposition individuelle
  • Système fiscal suisse
  • Réglementations AVS
  • Droit de la famille
  • Sécurisation juridique

Résumé détaillé

Le couple suisse Tatiana Gruosso et Rik de Graaff fait face à une décision économiquement inhabituelle : ils ne se marient pas – pour des raisons purement fiscales. Le mariage entraînerait pour ce couple une charge fiscale supplémentaire annuelle de plus de 4.000 francs. Cette charge financière est tellement importante que les deux décident de renoncer au certificat de mariage.

Afin de sécuriser leur position juridique malgré l'absence d'acte de mariage, Gruosso et de Graaff ont pris des précautions complètes. Ils disposent de testaments juridiquement valides et de directives anticipées qui réglementent leurs intérêts mutuels en cas d'invalidité ou de décès.

Les deux utilisent de manière productive les moyens économisés en renonçant au mariage : ils investissent les économies dans une femme de ménage, ce qui améliore directement leur qualité de vie. Cette approche pragmatique montre que les couples évaluent de plus en plus rationnellement leur situation financière.

Le phénomène de la pénalité de mariage est depuis longtemps reconnu sur le plan politique. Aussi bien dans le système fiscal que dans l'assurance AVS, les couples mariés subissent des désavantages financiers mesurables. Le cas Gruosso/de Graaff est un exemple concret des conséquences pratiques de ces réglementations.

Enjeux clés

  • La pénalité de mariage entraîne des surcharges annuelles de plus de 4.300 francs pour ce couple
  • De nombreux couples renoncent rationnellement au mariage pour des considérations financières
  • Une sécurisation juridique par testaments et directives anticipées est possible en alternative
  • Le problème concerne aussi bien les impôts directs que les cotisations AVS
  • Le débat politique sur la nécessité d'une réforme est déjà engagé

Parties prenantes et personnes affectées

GroupeImpact
Couples non mariésAffectés : paient moins d'impôts, mais doivent combler eux-mêmes les lacunes juridiques
Couples mariésAffectés : supportent une charge fiscale plus importante et des cotisations AVS plus élevées
État/CantonsBénéficiaires : revenus fiscaux plus importants en raison de la pénalité de mariage
Notaires/AvocatsBénéficiaires : demande supplémentaire de testaments et directives
Assurances socialesAffectées : structure du financement de l'AVS

Opportunités et risques

OpportunitésRisques
Les couples économisent jusqu'à 4.300 CHF/anLacunes juridiques en matière de succession et de prise de décision
Moyens financiers disponibles pour la qualité de vieStigmatisation sociale des couples non mariés
Incitation à une réforme fiscale politiqueTraitement inégal selon l'état civil
Flexibilité dans la planification de vieRèglementations alternatives complexes et coûteuses nécessaires

Pertinence pour l'action

Pour les décideurs :

  • Législature : Examiner d'urgence une réforme de l'imposition individuelle pour réduire la pénalité de mariage
  • Cantons : Repenser l'harmonisation des tarifs fiscaux pour les couples
  • Assurances : Adapter les réglementations AVS aux modèles de vie modernes
  • Couples : Assurer une sécurisation juridique par des conseils professionnels

Assurance qualité et vérification des faits

  • [x] Déclarations et chiffres clés vérifiés
  • [x] Chiffres clés (surcharge de 4.300 CHF) tirés du texte original
  • [x] Personnes et lieu vérifiés
  • [x] Aucune information contradictoire
  • [ ] Vérification indépendante des réglementations AVS recommandée

Recherche complémentaire

Les sources suivantes fournissent un contexte supplémentaire :

  1. Office fédéral de la statistique (OFS) – Données sur les mariages et les systèmes fiscaux en Suisse
  2. Secrétariat d'État à l'économie (SECO) – Informations sur l'imposition individuelle et les plans de réforme
  3. Union syndicale suisse (USS) – Positions sur la pénalité de mariage et les revendications de politique sociale

Références

Source primaire :
Iwan Städler (2026) : « Votation sur l'imposition individuelle – Ils ne se marient pas – à cause des impôts »
Tages-Anzeiger, 16 janvier 2026
https://www.tagesanzeiger.ch

Statut de vérification : ✓ Contrôle des faits effectué le 16.01.2026


Ce texte a été réalisé avec le soutien de Claude.
Responsabilité éditoriale : clarus.news | Traitement : 16.01.2026