Auteur: news.admin.ch

Mode rédactionnel: CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index: INDEX Langue/Rôle: FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits: 28.05.2026

Résumé exécutif

L'emploi total en Suisse a augmenté de 0,5 % par rapport à l'année précédente au premier trimestre 2026 (désaisonnalisé : +0,4 % par rapport au trimestre précédent). Les entreprises ont signalé 5,537 millions d'employés, soit une augmentation de 26 100 postes. Parallèlement, les entreprises suisses ont enregistré 98 200 postes vacants (+5,0 % d'année en année). Les difficultés de recrutement ont diminué : 34,3 % des entreprises signalent des problèmes de recrutement de main-d'œuvre qualifiée (−2 points de pourcentage par rapport à Q4 2025). Les perspectives d'emploi sont positives.

Personnes

Thèmes

  • Statistiques du marché du travail en Suisse
  • Croissance de l'emploi
  • Pénurie de main-d'œuvre qualifiée
  • Tendances sectorielles de l'emploi

Clarus Lead

Le marché du travail suisse présente au Q1 2026 un tableau nuancé : tandis que la croissance de l'emploi reste modérée, la situation tendue du recrutement se détend sensiblement. La baisse des difficultés de recrutement de 2 points de pourcentage signale une normalisation après des années de pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Pour les employeurs et les décideurs politiques, cela est pertinent car cela crée une marge de manœuvre pour le développement ciblé du personnel ; dans le même temps, les postes vacants restent exceptionnellement élevés avec +5,0 %, ce qui indique des problèmes structurels d'inadéquation.

Résumé détaillé

L'économie suisse a employé au total 5,537 millions de personnes au premier trimestre 2026 (hors agriculture). La part des femmes était de 46,8 %, le travail à temps partiel étant fortement marqué par les femmes : sur 2,301 millions de travailleurs à temps partiel, 69,3 % étaient des femmes. Converti en équivalents temps plein, le volume d'emploi a atteint 4,323 millions de postes avec une part de femmes de 40,8 %.

L'évolution sectorielle montre des dynamiques différentes. Le deuxième secteur (industrie et construction) a augmenté minimalement de 1 100 postes (+0,1 %) pour atteindre 1,129 million d'employés. Le troisième secteur (services) a enregistré une augmentation de 25 000 postes (+0,6 %) et a atteint 4,409 millions d'employés. Désaisonnalisé par rapport au trimestre précédent, l'effectif s'est accru de 20 700 postes, le secteur des services dominant avec +20 000 postes (+0,5 %).

Les postes vacants ont augmenté à 98 200 (+4 700 par rapport à Q1 2025, +5,0 %). Dans le deuxième secteur, le taux était de 1,9 %, dans le troisième secteur de 1,7 %. Le taux de vacance du marché global était de 1,7 %. Parallèlement, les difficultés de recrutement ont diminué : 34,3 % des entreprises (pondérées par le nombre d'employés) ont signalé des problèmes de recrutement de travailleurs qualifiés, une baisse de 2 points de pourcentage. Dans le troisième secteur, la situation s'est détendue particulièrement nettement (−2,4 points de pourcentage). Les perspectives d'emploi sont positives : 11,0 % des entreprises envisagent des augmentations d'effectifs à court terme (+0,9 point de pourcentage), tandis que 4,8 % envisagent des réductions (−0,4 point de pourcentage). L'indicateur d'emploi a augmenté à 1,03 (+0,8 %).

Messages clés

  • La croissance de l'emploi reste modérée avec +0,5 %, concentrée sur les services
  • La pression de recrutement diminue : seulement 34,3 % des entreprises signalent une pénurie de main-d'œuvre qualifiée (−2 PP)
  • Les postes vacants augmentent néanmoins de 5,0 %, ce qui indique des inadéquations structurelles de qualification
  • La part des femmes dans le travail à temps partiel domine (69,3 %), signalant une segmentation persistante des sexes
  • Les perspectives d'emploi sont positives, avec une volonté croissante de nouvelles embauches

Questions critiques

  1. Qualité des données : Dans quelle mesure l'enquête de l'OFS (basée sur le recensement des entreprises) capture-t-elle également les relations d'emploi informelles ou précaires, qui pourraient être sous-représentées dans le chiffre total de 5,537 millions ?

  2. Conflits d'intérêts : Les difficultés de recrutement diminuent de 2 PP – s'agit-il d'un signe d'une véritable détente ou reflète-t-il plutôt une adaptation des attentes des employeurs (exigences de qualification plus basses) ?

  3. Causalité : L'augmentation des postes vacants (+5,0 %) malgré la diminution des difficultés de recrutement (−2 PP) semble contre-intuitive. Quels facteurs expliquent cette contradiction – déplacement sectoriel, disparités régionales ou inadéquation des compétences ?

  4. Effets de genre : La part des femmes dans le travail à temps partiel (69,3 %) est stable et élevée. L'analyse tient-elle compte de savoir s'il s'agit d'un travail à temps partiel volontaire ou forcé, et comment cela affecte l'inégalité des revenus ?

  5. Applicabilité : Quelles mesures politiques découlent de la détente de la pénurie de main-d'œuvre qualifiée – réduction des quotas d'immigration, reconversion, ou modération des salaires ?

  6. Dimension temporelle : Les données proviennent de Q1 2026. Les effets saisonniers (embauches printanières) sont-ils suffisamment contrôlés pour faire des déclarations de tendance ?


Bibliographie

Source primaire : Emploi au 1er trimestre 2026 – Office fédéral de la statistique

Statut de vérification : ✓ 28.05.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 28.05.2026