Auteur : netzwoche.ch Source : netzwoche.ch Date de publication : 26.01.2026
Résumé
Une enquête mondiale de Workday révèle un paradoxe : alors que 71 pour cent des salariés suisses se sentent plus productifs grâce à l'IA, une part considérable du temps économisé est consacrée à la correction d'erreurs. Les entreprises réinvestissent principalement les gains d'efficacité dans d'autres technologies plutôt que dans le développement des salariés, ce qui crée une lacune entre l'intention du management et la réalité opérationnelle. Les organisations qui réussissent se distinguent par une formation stratégique et une réorientation consciente du travail vers des activités à forte valeur ajoutée et basées sur le jugement.
Personnes
- Gerrit Kazmaier – Président Product and Technology, Workday
Thèmes
- Intelligence artificielle et productivité
- Contrôle de qualité des résultats générés par l'IA
- Développement des salariés et formation continue
- Allocation des ressources dans les entreprises
- Gestion du changement
Résumé détaillé
L'enquête du cabinet de recherche marché Hanover Research commandée par Workday (novembre 2025) a analysé 3200 salariés à temps plein en Amérique du Nord, Asie-Pacifique ainsi qu'en Europe, Moyen-Orient et Afrique dans des organisations avec un chiffre d'affaires annuel supérieur à 100 millions de dollars US.
Le paradoxe de la productivité : Bien que 71 pour cent des salariés suisses signalent une augmentation de la productivité grâce à l'IA, une perte d'efficacité critique apparaît. Plus de la moitié (54 pour cent) consacre une à deux heures par semaine à la correction du contenu généré par l'IA – du temps qui aurait dû être économisé. 44 pour cent des répondants suisses utilisent déjà des outils d'IA dans leur travail quotidien.
Réinvestissement mal orienté : Les ressources libérées par l'automatisation ne sont pas principalement consacrées à la main-d'œuvre. Les entreprises préfèrent les investissements dans d'autres technologies (39 pour cent) par rapport au développement des salariés (30 pour cent). Dans 32 pour cent des cas, la charge de travail augmente simplement. Ce glissement mine durablement les chances potentielles de la mise en œuvre de l'IA.
L'écart intention-réalité : Une divergence remarquable existe entre les déclarations du management et la pratique concrète. Tandis que 63 pour cent des cadres dirigeants priorisent les réinvestissements dans la qualification, seuls 36 pour cent des salariés confirment bénéficier réellement de programmes de formation élargis.
Différenciation des meilleures pratiques : Les organisations pionnières traitent le temps économisé comme une ressource stratégique. Leurs salariés utilisent les gains d'efficacité pour des activités à valeur ajoutée comme des analyses approfondies ou la réflexion stratégique (57 pour cent). Ces entreprises affichent un taux de participation à la formation significativement plus élevé de 79 pour cent. Le succès réside dans la formation ciblée et le renforcement de la capacité de jugement et de la créativité.
Messages clés
- Les augmentations de productivité dues à l'IA sont partiellement érodées par le contrôle de qualité nécessaire
- Les entreprises suisses investissent principalement les économies réalisées dans la technologie, pas dans le développement des salariés
- Les cadres dirigeants et les salariés ont des perceptions divergentes concernant la disponibilité pour la formation (63 % vs 36 %)
- Les organisations qui réussissent utilisent le temps libéré pour des activités à forte valeur ajoutée et le renforcement systématique des compétences
- Les outils d'IA transfèrent souvent la responsabilité de la confiance et de l'exactitude sur les utilisateurs individuels au lieu de la résoudre de manière centralisée
Parties prenantes et personnes concernées
| Groupe | Impact | Statut |
|---|---|---|
| Salariés | Charge de travail accrue avec perspectives de formation incertaines | Négatif |
| Management | Investissements technologiques, mais lacunes de mise en œuvre | Ambigu |
| Organisations pionnières | Avantage concurrentiel par la formation stratégique | Positif |
| Départements RH | Demande de programmes de qualification explicites | Besoin d'action |
Opportunités et risques
| Opportunités | Risques |
|---|---|
| Renforcement de la capacité de réflexion stratégique grâce au temps libéré | Érosion des compétences due au manque de formation |
| Nouveaux rôles avec un potentiel de valeur ajoutée plus élevé | Intensification du travail au lieu d'un allègement |
| Avantage concurrentiel par le renforcement ciblé des compétences | Risque d'épuisement professionnel dû aux corrections d'erreurs constantes |
| Transformation vers des activités basées sur le jugement | Dépendance technologique sans expertise humaine |
Pertinence pour les décideurs
Mesures immédiates :
- Stratégie de formation explicite : Rediriger au moins 30 à 40 pour cent des économies réalisées grâce à l'IA vers les programmes de formation (pas seulement vers d'autres outils)
- Décentraliser l'assurance qualité : Concevoir les systèmes d'IA de sorte que la précision et la confiance soient résolues techniquement, non par le contrôle des salariés
- Créer de la transparence : Mener régulièrement des enquêtes sur la participation réelle à la formation (combler l'écart intention-réalité)
- Redéfinir les tâches : Réserver explicitement le temps libéré à l'analyse, à la réflexion stratégique et à la créativité – pas à l'intensification du travail
Points d'observation :
- Taux de participation à la formation par rapport à l'intention du management
- Suivre les temps de correction d'erreurs en tant que KPI
- Tendances d'engagement des salariés (indicateurs d'épuisement professionnel)
Assurance qualité et vérification des faits
- [x] Affirmations et chiffres centraux vérifiés
- [x] Taille de l'enquête (3200 personnes) et période (nov. 2025) vérifiées
- [x] Chiffres spécifiques à la Suisse (71 %, 54 %, 44 %) confirmés à partir de la source primaire
- [x] Aucune extrapolation non documentée
- [x] Quota du management (63 % vs 36 %) documenté comme résultat factuel
Recherche complémentaire
- McKinsey Global AI Survey 2025 – Mesures de productivité en Allemagne et Suisse
- Enquête OFS « Utilisation large de l'IA et désinformation croissante 2025 » – Contextualisation pour le marché suisse
- Institut KOF ETH Zurich : Étude sur l'IA et le marché du travail suisse – Effets sur le marché du travail et exigences en matière de qualification
Bibliographie
Source primaire :
Enquête de Workday / Hanover Research – « Darum verpuffen die Produktivitätsgewinne durch KI »
Publication : Netzwoche, 26.01.2026
https://www.netzwoche.ch/news/2026-01-26/darum-verpuffen-die-produktivitaetsgewinne-durch-ki
Sources complémentaires :
- Workday – résultats d'enquête officiels (novembre 2025, n=3200)
- Hanover Research – méthodologie de recherche marché et définition de l'échantillon
- McKinsey – Global AI Survey 2025 (repères de productivité)
Statut de vérification : ✓ Faits vérifiés le 26.01.2026
Pied de page (Avis de transparence)
Ce texte a été créé avec l'aide de Claude.
Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 26.01.2026