Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch

Résumé

Le Conseil fédéral suisse a ouvert le 12 juin 2026 une consultation sur la modification de la loi sur les langues. Le contexte est marqué par des efforts dans certains cantons pour abolir l'enseignement d'une deuxième langue nationale à l'école primaire – une mesure qui contredit la stratégie linguistique cantonale de 2004. Le Conseil fédéral propose deux variantes : le maintien de la solution HarmoS en vigueur (deux langues étrangères : une langue nationale et l'anglais) ou une exigence minimale offrant une plus grande marge de manœuvre cantonale. La consultation se déroule jusqu'au 5 octobre 2026.

Personnes

  • Conseil fédéral (collectif ; Institution)

Thèmes

  • Politique linguistique
  • Harmonisation de l'éducation
  • Fédéralisme et cohésion nationale

Clarus Lead

La question linguistique devient une question constitutionnelle : la Confédération signale sa volonté d'agir si les cantons abandonnent leur solution d'harmonisation convenue en 2004. Cela marque une escalade du conflit fédéral entre l'autonomie scolaire et la cohésion nationale. Avec deux variantes, le Conseil fédéral donne aux cantons une dernière chance d'autoréglementation – ceux qui ne coopèrent pas doivent s'attendre à des prescriptions fédérales.

Résumé détaillé

Le Conseil fédéral justifie son action par le mandat politique constitutionnel de sécuriser la cohésion de la nation suisse fondée sur la volonté. La population doit pouvoir se comprendre au-delà des frontières linguistiques dans les langues nationales – un impératif pour la cohésion nationale. La Constitution fédérale oblige la Confédération à assurer le respect de la diversité linguistique et à protéger les minorités nationales. Les cantons, quant à eux, ont la responsabilité d'harmoniser le système scolaire et de garantir la qualité de l'espace éducatif suisse.

La stratégie linguistique cantonale convenue en 2004 a été intégrée en 2009 dans le concordat HarmoS et prévoyait que les élèves apprennent deux langues étrangères : une langue nationale et l'anglais. Actuellement, certains cantons s'écartent de cette ligne et planifient l'abolition de l'enseignement des langues étrangères dans une langue nationale au niveau de l'école primaire. Le Conseil fédéral considère cette évolution comme inconstitutionnelle.

Variante 1 inscrit directement la solution HarmoS en vigueur dans la loi sur les langues : deux langues étrangères au cours de l'école primaire. Variante 2 établit une exigence minimale : l'enseignement d'une deuxième langue nationale doit débuter à l'école primaire et se poursuivre jusqu'à la fin du cycle d'orientation – avec une plus grande marge de manœuvre cantonale. Une modification législative est évitée si les cantons poursuivent leur stratégie existante et s'abstiennent de prendre des décisions divergentes. Le Conseil fédéral fonde son action sur l'article 62, alinéa 4 de la Constitution fédérale, selon lequel la Confédération est tenue d'édicter des prescriptions si les cantons ne peuvent pas s'entendre sur une approche conforme à la Constitution.

Points clés

  • Le Conseil fédéral souhaite ancrer légalement l'enseignement des langues nationales si les cantons abandonnent leur solution d'harmonisaton.
  • Deux variantes sont en discussion : un maintien strict de HarmoS ou une exigence minimale flexible.
  • La consultation jusqu'au 5 octobre 2026 donne aux cantons une dernière occasion d'autoréglementation.

Questions critiques

  1. Évidence : Combien de cantons planifient concrètement l'abolition de l'enseignement des langues étrangères nationales, et sur quelle base empirique (chiffres d'élèves, données de performance) reposent les préoccupations du Conseil fédéral ?

  2. Conflits d'intérêts : Quels acteurs (gouvernements cantonaux, associations linguistiques, économie) animent le débat, et quels sont leurs intérêts à s'écarter de la norme HarmoS ?

  3. Causalité : Est-il prouvé que la suppression d'une langue nationale dans l'enseignement primaire menace réellement la cohésion nationale, ou existe-t-il des explications alternatives aux problèmes de compréhension entre régions linguistiques ?

  4. Faisabilité : Comment le respect d'une prescription de droit fédéral sera-t-il contrôlé, et quelles sanctions menacent les cantons non-conformes ?

  5. Alternatives : Pourquoi ne discute-t-on pas une troisième variante qui remplacerait l'anglais par une deuxième langue nationale, plutôt que d'en prescrire les deux ?

  6. Fédéralisme : Une prescription fédérale concernant le plan d'études primaire viole-t-elle le principe de subsidiarité, si l'éducation est traditionnellement une responsabilité cantonale ?


Répertoire des sources

Source primaire : Le Conseil fédéral ouvre une consultation sur la modification de la loi sur les langues – news.admin.ch, 12.06.2026

Sources complémentaires :

  1. Loi fédérale sur les langues nationales et l'entente entre les communautés linguistiques – Variante 1 (PDF)
  2. Loi fédérale sur les langues nationales et l'entente entre les communautés linguistiques – Variante 2 (PDF)
  3. Rapport explicatif sur l'ouverture de la procédure de consultation (PDF)
  4. Consultations en cours | Fedlex

Statut de vérification : ✓ 12.06.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 12.06.2026