Auteur : republik.ch Source : republik.ch

Résumé

Les spécialistes de la cybersécurité de l'armée suisse remplacent les produits Microsoft par l'alternative open source Open Desk et prévoient le passage en octobre 2026. Le Commandement Cyber et sa sous-unité CEA réagissent ainsi aux risques géopolitiques : le gouvernement américain sous Trump contrôle les flux de données via les services cloud américains et peut les désactiver. Le Parlement a approuvé dix millions de francs en 2025 pour des alternatives européennes open source. L'initiative suit des exemples internationaux (Cour pénale internationale, armée fédérale autrichienne) et est légitimée par la loi fédérale suisse sur le recours aux moyens électroniques.

Personnes

Thèmes

  • Souveraineté numérique
  • Cybersécurité
  • Open source
  • Dépendance aux États-Unis
  • Cloud computing

Clarus Lead

La numérisation est devenue une arme géopolitique. Le président Trump utilise l'accès à l'infrastructure américaine pour espionner les données (fonctionnaires du gouvernement néerlandais), bloquer les comptes (juges de la Cour pénale internationale) et rationner les outils d'IA (restrictions d'exportation de Claude). Pour une armée possédant des données strictement confidentielles, cela rend les logiciels propriétaires américains intenables. Les spécialistes suisses de la cybersécurité signalent ainsi que l'indépendance technologique n'est plus optionnelle – un tournant qui exerce une pression sur les administrations européennes.

Résumé détaillé

Le Commandement Cyber réagit à un système de vulnérabilité structurelle. Microsoft force ses clients à transférer toutes les données vers son cloud propriétaire – les e-mails, documents, conférences aboutissent ainsi sur des serveurs auxquels le gouvernement américain peut accéder. L'ancien chef d'état-major Thomas Süssli avait déjà demandé des alternatives en octobre 2025. Le Parlement a réagi par l'approbation de crédits et un mandat clair : l'armée doit utiliser des solutions open source européennes.

Open Desk, développé par le Centre allemand pour la souveraineté numérique, offre l'ensemble du spectre : traitement de texte, e-mail, calendrier, vidéoconférences. Le passage s'effectuera en octobre 2026. En parallèle, la Chancellerie fédérale mène des études de faisabilité et teste Open Desk.

Cette stratégie est légitime en vertu de l'article 9 de la loi fédérale (en vigueur depuis janvier 2024) : les projets informatiques de la Confédération doivent divulguer leur code source. Ceci prévient le « verrouillage des fournisseurs », renforce la transparence et l'autonomie. L'Office fédéral de la cybersécurité investit également activement dans la communauté open source – il a chargé l'Institut national de test de découvrir les vulnérabilités dans TYPO3 et QGIS. Le Commandement Cyber contribue au développement du code sous le nom « Swiss Defense Forces » sur Gitlab et a publié le moteur de recherche de documents Loom.

Des voix critiques au sein de l'administration fédérale font remarquer que l'armée pourrait être motivée par des économies de coûts ou chercher à détourner l'attention de pannes informatiques. Les appels d'offres open source restent l'exception ; les grands achats d'armements (chasseurs F-35) restent orientés vers les États-Unis. La ville de Zurich a diagnostiqué dans Open Desk l'absence d'applications de bureau, de solution téléphonique et des coûts de migration élevés. Pour le Commandement Cyber, cela ne s'applique que partiellement : il continue à exploiter les données critiques dans ses propres centres de données et dispose d'expertise informatique pour la gestion des systèmes.

Messages clés

  • L'armée suisse désactive Microsoft en octobre 2026 au profit de la plateforme open source Open Desk
  • Raison géopolitique : le gouvernement américain contrôle les flux de données et peut désactiver les services cloud
  • La loi fédérale suisse sur le recours aux moyens électroniques impose la divulgation du code source et crée une marge de manœuvre
  • Le Commandement Cyber participe activement à la communauté open source et contribue au développement ultérieur
  • Exemple international : la Cour pénale internationale et l'armée fédérale autrichienne suivent des stratégies similaires

Questions critiques

  1. Qualité des données et validité des sources : Dans quelle mesure les exigences techniques du Commandement Cyber sont-elles bien documentées, et les lacunes d'Open Desk (absence d'applications de bureau, solution téléphonique) ont-elles été prises en compte dans le rapport d'évaluation ?

  2. Conflits d'intérêts : Le Centre allemand pour la souveraineté numérique bénéficie-t-il économiquement du passage suisse, créant ainsi un conflit d'intérêts dans le développement des produits ?

  3. Causalité et alternatives : Le gain en sécurité grâce à la transparence du code source open source est-il quantifiable, ou des solutions d'hébergement local chez Microsoft pourraient-elles offrir la même protection ?

  4. Risques de mise en œuvre : Comment s'assurer que le délai d'octobre 2026 est réaliste pour 1 500+ postes de travail, particulièrement étant donné que l'étude de Zurich indique une complexité de migration considérable ?

  5. Gouvernance et dépendance : Une nouvelle forme de vulnérabilité émerge-t-elle par la dépendance envers les développeurs de la communauté open source – en particulier si des développeurs clés se retirent ?

  6. Scalabilité : Le Commandement Cyber peut-il transférer sa stratégie à l'ensemble de l'administration fédérale, ou Open Desk reste-t-il inadapté aux projets de masse ?

  7. Logique géopolitique : Les solutions françaises (Linux) ou autrichiennes sont-elles techniquement équivalentes, ou existe-t-il des différences de qualité entre les alternatives européennes ?


Bibliographie

Source primaire : Les spécialistes de la cybersécurité de la Confédération tournent le dos à Microsoft – Republik, Adrienne Fichter, 09.07.2026

Sources complémentaires :

  1. Loi fédérale sur le recours aux moyens électroniques pour l'accomplissement de tâches administratives (en vigueur depuis 01.01.2024)
  2. Open Desk – Centre pour la souveraineté numérique de l'administration publique (Allemagne)
  3. Rapport d'évaluation du logiciel Palantir, État-major de l'armée suisse (décembre 2025)
  4. Département informatique de la ville de Zurich – Étude de faisabilité Open Desk

Statut de vérification : ✓ 09.07.2026


Ce texte a été créé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 09.07.2026