Auteur: nzz.ch

Mode rédactionnel: CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation: INDEX Langue/Rôle: FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits: 24.03.2026

Résumé

L'ancien chef d'état-major suisse Thomas Süssli se présente comme candidat du PLD aux élections du Conseil national. Nommé comme candidat externe en 2020, Süssli est le premier chef d'état-major de l'histoire suisse à briguer un mandat politique. Il était en fonction depuis trois mois lorsque l'armée a connu en 2020 la plus grande mobilisation depuis la Deuxième Guerre mondiale, et est devenu un lanceur d'alerte éminent pour un renforcement de l'armement après l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. En décembre 2025, il a quitté ses fonctions et est depuis membre du PLD.

Personnes

Thèmes

  • Forces armées suisses et politique d'armement
  • Carrières politiques et candidatures externes
  • Sécurité géopolitique et conflit en Ukraine
  • Politique cantonale lucernoise

Clarus Lead

Le changement de cap de Süssli vers la politique fédérale marque un tournant stratégique: En tant que chef d'état-major, il n'a pas pu imposer sa demande de réarmement – l'augmentation de la TVA pour l'armée est restée sans majorité, aucun plan d'armement détaillé n'existe. Son adhésion au PLD et sa candidature dans le canton de Lucerne indiquent qu'il souhaite poursuivre son avertissement sur le danger géopolitique en tant que parlementaire. Le moment est significatif: les prochaines élections du Conseil national offrent à Lucerne un siège supplémentaire, et l'actuel conseiller national PLD Peter Schilliger renonce à se présenter.

Résumé détaillé

La biographie de Süssli montre un modèle de candidature externe. Avant de rejoindre l'armée en 2020, il a travaillé chez Credit Suisse et à la Banque Vontobel et a ouvert de nouveaux marchés de croissance. En tant qu'officier de la milice, il a commandé des unités sanitaires, de cybernétique et de logistique, mais jamais des troupes de combat. La ministre de la Défense Viola Amherd espérait lui de nouvelles impulsions et un changement de culture dans l'administration militaire.

Ces espoirs n'ont que partiellement été comblés. Peu avant sa démission, Süssli a admis dans une interview du journal NZZ que certaines de ses idées « n'avaient pas trouvé leur place dans l'administration militaire » et que les candidatures externes souffraient d'une « acceptation moindre ». Néanmoins, ces obstacles ne l'ont pas dissuadé: en janvier 2026, il a adhéré au PLD.

Pendant son mandat, Süssli a mené l'armée à travers des crises extraordinaires. Trois mois après son entrée en fonction, l'armée a connu en 2020 la plus grande mobilisation depuis la Deuxième Guerre mondiale. Après l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Süssli est devenu un lanceur d'alerte éminent: il a sensibilisé le public à la situation géopolitique délicate et à l'équipement insuffisant de l'armée suisse. En cas d'urgence, selon lui, l'armée ne pourrait pas défendre le pays. Un an plus tard, il a publié le « Livre noir » de l'armée, une feuille de route pour le réarmement. À partir de ce moment, il s'est régulièrement présenté en public en tenue de camouflage – un symbole de son engagement personnel.

Mais les avertissements de Süssli n'ont pas eu d'écho politique. Contrairement à des figures historiques comme le Général Dufour (Guerre du Sonderbund) ou le Général Guisan (Deuxième Guerre mondiale), Süssli n'a pas réussi à obtenir une large mobilisation nationale. L'augmentation de la TVA pour l'armée n'a pas obtenu la majorité, aucun plan de réarmement détaillé n'a été réalisé. Lorsque Süssli a quitté ses fonctions fin 2025, il a déclaré que malgré le soutien d'associations et de personnes individuelles, « au total » aucun « élan » ne s'était produit en Suisse. Cela a motivé sa décision: pour poursuivre sa mission, il doit désormais lui-même entrer en politique.

La perspective d'un siège supplémentaire au Conseil national lucernois et l'annonce du conseiller national PLD sortant Peter Schilliger qu'il ne se présenterait plus offrent à Süssli deux scénarios – soit il s'impose contre le conseiller municipal de Vitznau Thierry Carrel, soit il remporte un deuxième siège pour le PLD.

Points clés

  • Thomas Süssli est le premier chef d'état-major suisse à briguer un mandat politique – une première historique
  • En tant que chef d'état-major, Süssli n'a pas pu convertir ses avertissements sur le danger géopolitique et les lacunes d'armement en majorités politiques
  • Son passage à la politique du PLD suit une stratégie délibérée de faire valoir ses demandes de réarmement en tant que parlementaire

Questions critiques

  1. Validité des sources: Le texte repose sur la déclaration de Süssli concernant le manque d'acceptation en tant que candidature externe. Y a-t-il des preuves externes que ses réformes de l'administration militaire ont été systématiquement bloquées, ou s'agit-il d'une perception subjective?

  2. Conflits d'intérêts: Quels conflits d'intérêts surgissent lorsqu'un ancien chef d'état-major vote en tant que politicien sur le budget d'armement? Comment la transparence concernant les dépendances financières ou organisationnelles de l'armée est-elle garantie?

  3. Causalité: Le changement politique de Süssli est-il vraiment une conséquence de son manque de pouvoir en tant que chef d'état-major, ou l'ascension vers une figure politique était-elle déjà une stratégie de carrière à long terme – d'autant plus qu'il était venu de l'extérieur en tant que candidature externe?

  4. Risques de mise en œuvre: Quelle stratégie d'armement concrète poursuivrait Süssli en tant que conseiller national? Le « Livre noir » est mentionné, mais aucun détail n'est donné – quel est le caractère contraignant de ce document?

  5. Comparabilité: L'article compare Süssli à Dufour et Guisan, mais reconnaît que la situation actuelle n'est pas comparable aux crises de guerre historiques. Sur quelle base factuelle repose l'urgence de sa demande de réarmement?

  6. Majorités politiques: Le texte affirme qu'une augmentation de la TVA pour l'armée « n'a pas jusqu'à présent obtenu la majorité ». Quels résultats de vote concrets ou sondages soutiennent cette évaluation?


Bibliographie

Source primaire: L'ancien chef d'état-major Thomas Süssli veut entrer au Conseil national pour le PLD – NZZ, 24.03.2026 https://www.nzz.ch/schweiz/der-ex-armeechef-thomas-suessli-will-fuer-die-fdp-in-den-nationalrat-ld.1930734

Statut de vérification: ✓ 24.03.2026


Ce texte a été créé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale: clarus.news | Vérification des faits: 24.03.2026