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Résumé exécutif

La Suisse a restitué dix-huit bronzes du Bénin au Nigéria le 29 juin 2026. Les biens culturels provenaient de trois musées suisses (Musée d'ethnographie de Zurich, Musée Rietberg, Musée d'ethnographie de Genève) et ont été pillés lors de l'attaque britannique de 1897 du royaume du Bénin. La Suisse a également remis cinq autres biens culturels saisis dans le cadre de procédures pénales. La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider et la ministre nigériane de la Culture Hannatu Musa Musawa ont signé un accord international pour combattre le trafic illégal d'œuvres d'art et réglementer les restitutions futures.

Personnes

Thèmes

  • Bronzes du Bénin et restitution
  • Accord culturel Suisse-Nigéria
  • Recherche de provenance et héritage colonial
  • Trafic illégal d'œuvres d'art

Clarus Lead

La restitution marque un tournant dans la politique culturelle suisse : elle signale que la Suisse prend au sérieux sa responsabilité face aux injustices coloniales et passe d'une politique muséale passive à un traitement actif du passé. Le nouvel accord entre la Suisse et le Nigéria crée une base juridique durable pour la coopération qui va au-delà des gestes symboliques et rend systématiquement plus difficiles les transferts illégaux futurs.

Résumé détaillé

Les bronzes du Bénin appartiennent à l'une des collections d'art les plus importantes de l'histoire de l'art africain. Ils ont été créés à partir du 16e siècle à la cour royale du Bénin et servaient au culte des ancêtres ainsi qu'à l'exercice des fonctions politiques. Les objets ont été coulés en métal ou sculptés dans l'ivoire et incarnaient la vie spirituelle et politique du royaume.

La recherche de provenance dans le cadre de l'Initiative Bénin Suisse (fondée en 2021, coordonnée par le Musée Rietberg) a documenté que les objets ont très probablement été pillés lors de l'attaque militaire britannique de 1897. Après ce pillage, ils ont été mis sur le marché international de l'art et se sont dispersés dans des musées du monde entier. L'initiative a examiné systématiquement les collections de huit musées suisses et a fourni la base des décisions de restitution de l'Université de Zurich, de la Ville de Zurich et de la Ville de Genève.

La cérémonie de remise à Lagos a été un événement diplomatique : outre la conseillère fédérale et la ministre nigériane, le directeur général de la Commission nationale pour les musées et les monuments (NCMM), Olugbile Holloway, ainsi que les directrices des musées suisses impliqués y ont participé. La NCMM prévoit une galerie de haut niveau dans laquelle les objets du Bénin restitués seront exposés aux côtés des restitutions des Pays-Bas et de Cambridge. La plupart des objets seront d'abord entreposés au dépôt Oba Ovonramwen à Benin City avant de retourner à leurs lieux d'origine dans l'État d'Edo.

L'accord signé réglemente l'importation, l'exportation et la restitution de biens culturels et oblige les deux pays à coopérer pour lutter contre le trafic illégal d'œuvres d'art. Dix œuvres resteront en tant que prêts permanents en Suisse (neuf au Musée Rietberg, une au MEG), tandis que les dix-huit autres objets plus cinq autres biens culturels seront entièrement transférés au Nigéria.

Principaux messages

  • La Suisse restitue 18 bronzes du Bénin et 5 autres biens culturels au Nigéria en reconnaissance des injustices coloniales
  • Un accord international crée des bases juridiques pour lutter contre le trafic illégal d'œuvres d'art
  • L'Initiative Bénin Suisse démontre la recherche systématique de provenance comme condition préalable à une restitution éthiquement justifiée
  • Les institutions nigériannes obtiennent le contrôle de leur patrimoine culturel et peuvent mener des recherches selon leurs propres normes

Questions critiques

  1. Preuve/validité des sources : Sur quels documents concrets repose la constatation que les objets ont « très probablement » été pillés en 1897 – existe-t-il des reçus d'achat, des listes d'inventaire ou des témoignages, ou l'attribution repose-t-elle sur des indices indirects ?

  2. Conflits d'intérêts : Quel rôle les considérations financières ou liées à la réputation des musées suisses impliqués ont-elles joué dans la décision de restitution – un refus aurait-il entraîné des dommages à la réputation ?

  3. Causalité/alternatives : La Suisse aurait-elle effectué les restitutions sans l'initiative lancée en 2021 sans pression diplomatique, ou une demande externe était-elle nécessaire ?

  4. Faisabilité/risques : Comment s'assurer que les objets au dépôt Oba Ovonramwen à Benin City sont conservés dans des conditions stables si la galerie prévue doit encore être construite ?

  5. Qualité des données : Les 18 objets ont-ils tous été recherchés en matière de provenance avec la même rigueur, ou la densité des preuves varie-t-elle considérablement entre les pièces ?

  6. Mise en œuvre de l'accord : Quels mécanismes de sanction sont prévus dans le nouvel accord si l'une des parties ne remplit pas ses obligations de lutte contre le trafic illégal ?


Bibliographie

Source primaire : Paquet Suisse-UE (Bilatéraux III) – Dix-huit biens culturels du royaume du Bénin restitués – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/NmoDpfWO7_yNQ8ugRMxRn

Statut de vérification : ✓ 29.06.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 29.06.2026