Auteur : clarus.news Source : clarus.news
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 03.03.2026
Résumé exécutif
L'impôt sur la fortune est de retour dans le discours suisse – déclenché par le milliardaire et cofondateur de Partners Group Alfred Gantner, qui plaide dans la NZZ pour un prélèvement sur les grandes fortunes. Son initiative attire des politiciens comme le député national PLR Patrick Hessig. La raison : les fortunes croissent plus rapidement que les salaires (quatre fois le PIB au lieu de trois fois il y a 25 ans), tandis que les impôts sur la fortune et les successions ont baissé. Le budget fédéral (environ 90 milliards de francs) a besoin de nouvelles sources de revenus, car les paquets d'économies diminuent. Cependant, les économistes avertissent : un impôt sur la fortune pourrait chasser 15–30 pour cent des fortunes imposables à l'étranger.
Personnes
- Patrick Hessig (Député national PLR, initiateur de la proposition d'impôt sur la fortune)
- Alfred Gantner (Milliardaire, Partners Group)
- Christoph Schaltegger (Université de Lucerne, critique)
Thèmes
- Impôt sur la fortune / Politique de redistribution
- Budget fédéral / Paquet d'économies 2027
- Concentration des fortunes & Évasion fiscale
- Fuite de capitaux & Optimisation fiscale
Clarus Lead
La Suisse débat d'un impôt sur la fortune au niveau fédéral – pour la première fois depuis des années avec une large attention médiatique. L'initiateur n'est pas une initiative de gauche, mais un milliardaire : Alfred Gantner critique publiquement le fait que quelques personnes extrêmement riches s'enrichissent tandis que d'autres ne peuvent pas payer leurs primes d'assurance-maladie. Parallèlement, la pression sur le budget fédéral augmente : le paquet d'économies prévu se rétrécit, et des sources de revenus alternatives (TVA, impôt sur la fortune) se rapprochent. La question centrale pour les décideurs : Un prélèvement sur les grandes fortunes génère-t-il vraiment des revenus ou entraîne-t-il une fuite de capitaux ?
Résumé détaillé
La concentration des fortunes croît plus rapidement que les revenus. La recherche des universités de Lausanne, l'EPFL et le KOF montrent que les fortunes suisses ont augmenté de trois fois le PIB (2000) à quatre fois le PIB (2025). Les principaux moteurs sont les gains boursiers et la valeur immobilière. Parallèlement, les impôts sur la fortune ont baissé de 0,35 pour cent (1990) à 0,28 pour cent (2025). Plus dramatique : les droits de succession ont disparu dans de nombreux cantons – passant de 4,6 pour cent en moyenne à 1,5 pour cent. La chercheuse Isabel Martinez estime que 20–25 pour cent de la croissance des fortunes chez les millionnaires résultent directement de ces réductions d'impôts.
Contexte politique : La pression budgétaire crée une obligation d'agir. Le paquet d'allègement 27 de la ministre des finances Karin Keller-Sutter prévoit des économies de 2–4 milliards de francs par an. Le paquet d'économies a déjà été réduit au Conseil fédéral et au Conseil des États – d'autres réductions sont politiquement difficiles à mettre en œuvre. Dans le même temps, la Confédération prévoit des augmentations de TVA (0,8 point de pourcentage pour l'armée, 0,7 point de pourcentage pour l'AVS), qui toucheraient tous les consommateurs. Un impôt sur la fortune serait plus ciblé : uniquement sur les personnes aisées.
Proposition de Hessig : 0,5 pour cent à partir de 5 millions de francs. Patrick Hessig propose un taux modéré (0,5 pour mille = 0,05 pour cent), applicable à partir de 5 millions de francs de fortune par personne. Il n'existe actuellement pas d'impôt fédéral sur la fortune. Les opposants arguent que les fortunes ont déjà été imposées à leur création (en tant que salaire, dividendes) – une double imposition. Les partisans rétorquent : sans nouvelles sources de revenus, les inégalités continueront à augmenter.
Les économistes avertissent contre la fuite de capitaux. Christoph Schaltegger (Université de Lucerne) modélise : avec une impôt sur la fortune de 1 pour cent, la Suisse pourrait perdre jusqu'à un tiers des fortunes imposables, car les personnes aisées s'installent dans des cantons ou des pays moins chers. En extrapolant au taux de 0,5 pour cent de Hessig, Schaltegger s'attend à environ 15 pour cent de baisse des fortunes imposables. Marius Brühlhardt (KOF, dans une autre étude) trouve des effets similaires : si les cantons réduisent les impôts sur la fortune, les fortunes imposables augmentent d'environ 43 pour cent en six ans. Cependant : son modèle examine la mobilité entre cantons (par exemple, Glaris vers Zoug). Le niveau fédéral pourrait présenter des obstacles plus élevés, car le déménagement à l'étranger met en danger la qualité de vie, l'environnement social et les amis.
Points clés
- Concentration des fortunes : Les gains de bien-être se concentrent ; les fortunes croissent 4 fois plus vite que le PIB, tandis que les salaires stagnent
- Réductions d'impôts comme catalyseur : 20–25 % de la croissance des fortunes chez les riches résultent de la baisse des impôts sur la fortune et les successions
- Pénurie budgétaire : Le paquet d'économies se rétrécit ; l'augmentation de la TVA aurait un effet forfaitaire ; l'impôt sur la fortune toucherait spécifiquement les personnes aisées
- Arbitrage Revenus vs Fuite de capitaux : Un impôt sur la fortune de 0,5 %–1,0 % pourrait perdre 15–33 % de la base imposable ; cependant, les facteurs suisses (qualité de vie, stabilité) ralentissent l'exode
- Nouveauté politique : Un milliardaire en tant que partisan augmente la crédibilité en dehors du spectre de gauche
Questions critiques
Base de données : Dans quelle mesure les modèles de quotas de fuite de Schaltegger sont-ils précis au niveau fédéral, s'ils s'appuient principalement sur des données cantonales ? Comment les incitations à quitter la Suisse pour l'étranger diffèrent-elles des déménagements cantonaux ?
Méthodologie : Martínez estime que 20–25 % de la croissance des fortunes résultent de réductions d'impôts – ce chiffre est-il basé sur une analyse causale ou une corrélation ? Existe-t-il des groupes de contrôle (par exemple, des pays sans réductions d'impôts) ?
Argument contre la « double imposition » : Est-ce conceptuellement valable ? Les fortunes sont continuellement « générées » par des plus-values ; une imposition annuelle est-elle économiquement équivalente à une imposition unique à la création ?
Risque de mise en œuvre : Comment faut-il structurer l'impôt sur la fortune pour que les entrepreneurs ayant une fortune importante mais un faible flux de trésorerie ne se retrouvent pas en crise de paiement ? Les franchises et les dispositions de sursis suffisent-elles ?
Effet distributif TVA vs Impôt sur la fortune : Une augmentation de la TVA (0,8–1,5 point de pourcentage) pour l'armée et l'AVS augmente-t-elle de fait la charge fiscale des personnes à bas et moyen revenus, tandis que seul un impôt sur la fortune réduit les inégalités ?
Scénarios de fuite : Vers quels pays la fuite de capitaux s'orienterait-elle statistiquement (Luxembourg, Liechtenstein, Bahamas) ? Existe-t-il un suivi des données sur les incohérences fiscales précédentes entre cantons ?
Coûts de conformité : Quels sont les coûts administratifs pour vérifier les déclarations de fortune et évaluer annuellement les augmentations de valeur (immobilier, entreprises) ?
Tendances mondiales : Tandis que la Suisse débat, les pays de l'UE et les États membres de l'OCDE introduisent ou suppriment des impôts sur la fortune – existe-t-il une preuve que l'harmonisation réduit les incitations à la fuite ?
Autres informations
- Augmentation des prix du pétrole après le conflit en Iran : Le pétrole brut a bondi de 8 % à ~72–73 USD/baril après les frappes aériennes américano-israéliennes. L'OPEP signale une augmentation de la production pour compenser. Le niveau reste bien en deçà du pic de 2022 (115 USD) après l'invasion de l'Ukraine.
- Session parlementaire à Berne commence : Le paquet d'allègement 27 (Keller-Sutter) en débat ; les augmentations de TVA pour l'armée (+0,8 %) et l'assurance-vieillesse (+0,7 %) sont prévues.
Références
Source primaire : Économie suisse quotidienne : « Impôt sur la fortune de retour à l'agenda » – Animation Fabio Canetg, 02.03.2026 https://traffic.libsyn.com/secure/444aee3e-fcf2-4312-915d-c5494d773d9b/20260302_Vermgensteuer.mp3
Recherche mentionnée :
- Isabel Martinez et al. (EPFL/KOF) : Croissance des fortunes & Effets fiscaux, 2026
- Marius Brühlhardt (KOF) : Mobilité cantonale & Élasticité de l'impôt sur la fortune
- Christoph Schaltegger (Université de Lucerne, Institut d'économie politique) : Caractère nuisible & Effets de fuite de l'impôt sur la fortune
Statut de vérification : ✓ 03.03.2026
Ce texte a été créé avec le soutien d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 03.03.2026