Auteur : faz.net Source : faz.net Date de publication : 24.01.2026
Résumé
Mira Murati, ancienne directrice technologique d'Open AI, a fondé la startup en IA Thinking Machines Lab en février 2025 et a levé deux milliards de dollars. Mais moins d'un an plus tard, l'entreprise est confrontée à des turbulences internes massives : plusieurs cofondateurs sont retournés à Open AI, les investisseurs hésitent à financer davantage, et le modèle économique reste vague. La capacité des startups à conserver les meilleurs talents face aux géants technologiques comme Meta et Google s'avère être un défi décisif.
Personnes
Thèmes
- Industrie de l'IA et fuite des talents
- Financement des startups et évaluations
- Direction d'entreprise et conflits internes
- Concurrence pour les spécialistes en IA
Résumé détaillé
Ascension et tournant dramatique chez Open AI
Mira Murati est née en 1988 en Albanie et a quitté son pays d'origine à 16 ans pour une bourse au Canada. Après des études en mathématiques et génie mécanique, elle a travaillé chez Tesla comme directrice produit pour la Model X, avant de rejoindre Open AI en 2018. Elle y a d'abord été vice-présidente des applications en IA, puis à partir du printemps 2022, directrice technologique. Elle a ainsi marqué la phase durant laquelle Open AI a publié ChatGPT en septembre 2023 – un tournant pour l'ensemble de l'industrie de l'IA.
En novembre 2023, un conflit interne a escaladé : le conseil d'administration a limogédié le cofondateur et PDG Sam Altman en arguant qu'il n'avait pas été « continuellement honnête ». Murati a été nommée temporairement à sa succession, mais s'est en même temps exprimée publiquement en faveur du retour d'Altman. Des rapports internes indiquent qu'elle avait elle-même précédemment critiqué le style de direction d'Altman auprès du conseil. Après quelques jours, Altman a été réinstallé ; Murati est retournée au second plan, mais est restée l'un des visages les plus éminents de la scène de l'IA.
Fondation et déclin rapide de Thinking Machines
Après environ un an, Murati a quitté Open AI et a fondé Thinking Machines Lab en février 2025. L'entreprise se positionne non pas comme développeur de grands modèles d'IA, mais comme fournisseur d'outils pour l'ajustement fin des systèmes existants pour des secteurs et tâches spécifiques. En juillet 2025, elle a levé deux milliards de dollars lors du premier tour de financement auprès d'investisseurs de premier plan tels qu'Andreessen Horowitz, Nvidia et Advanced Micro Devices. L'évaluation était alors de douze milliards de dollars.
Cependant, des fissures apparaissent rapidement. Plusieurs cofondateurs, dont Barret Zoph, sont retournés à Open AI. Selon les rapports médiatiques, Murati aurait retiré des responsabilités à Zoph après avoir eu connaissance d'une relation privée avec une collègue et se serait plainte de sa productivité. Les tensions se sont aggravées, et après des discussions sur l'orientation stratégique, Zoph et deux autres collaborateurs ont donné leur démission. De l'équipe fondatrice de six personnes, seules trois restent actives – une perte de personnel dramatique pour une jeune entreprise.
Problèmes structurels et la guerre pour les talents
Les départs reflètent un problème fondamental de l'industrie de l'IA : les startups ne peuvent pas rivaliser avec les offres de salaires des géants technologiques. Mark Zuckerberg a agressivement débauché des talents en IA, parfois avec des salaires annuels à trois chiffres en millions. À l'automne 2025, Meta a recruté Andrew Tulloch, un autre cofondateur de Thinking Machines. Un sort similaire a frappé Ilya Sutskever, qui avait fondé sa propre startup Safe Superintelligence avec le cofondateur Daniel Gross – celui-ci aussi a été débauché par Meta.
De plus, les entreprises d'IA établies comme Open AI et Anthropic concurrencent avec la promesse d'une introduction en bourse et d'options d'achat d'actions, qui pourraient signifier des gains de patrimoine importants.
Scepticisme des investisseurs et modèle économique incertain
Thinking Machines a lancé son premier produit Tinker en octobre 2025 – une interface pour l'ajustement fin des systèmes d'IA. Cependant, le modèle économique concret reste vague. Les investisseurs hésitent avant un financement supplémentaire : un tour de financement prévu devrait viser une évaluation de 50 milliards de dollars, mais le New York Times a rapporté des résistances. Certains bailleurs de fonds doutent que Thinking Machines ait un avenir en tant qu'entreprise indépendante. Meta aurait même fait une offre de rachat à l'entreprise, qui a cependant été rejetée.
Points clés
- La fuite des talents est le problème central : Ce ne sont pas les défis techniques, mais la concurrence avec les géants technologiques pour les spécialistes en IA qui menace Thinking Machines.
- Conflits internes sous pression : Des questions de personnel comme le conflit avec Barret Zoph indiquent des défis de direction sous une extrême pression.
- Modèle économique flou : Malgré une évaluation élevée, le potentiel de revenus et la position sur le marché restent diffus.
- Le scepticisme des investisseurs grandit : Le tour de série B prévu devrait être évalué à 50 milliards de dollars, mais les bailleurs de fonds doutent de la viabilité à long terme.
- Problème structurel du secteur : L'expérience de Thinking Machines montre un problème systémique pour les jeunes startups en IA dans la lutte contre les acteurs établis.
Parties prenantes et personnes concernées
| Parties prenantes | Statut |
|---|---|
| Mira Murati & équipe fondatrice | Perd à cause des départs de personnel et du scepticisme des investisseurs |
| Employés de Thinking Machines | Touchés par l'incertitude et les opportunités de carrière chez les géants technologiques |
| Investisseurs (Andreessen Horowitz, Nvidia, AMD) | Touchés par les risques d'évaluation et les pertes de valeur possibles |
| Open AI | Profite du retour des talents |
| Meta/Mark Zuckerberg | Profite du recrutement ciblé de talents |
| Industrie de l'IA dans son ensemble | Souffre de la concentration des talents chez les géants technologiques |
Opportunités & Risques
| Opportunités | Risques |
|---|---|
| La spécialisation dans l'ajustement fin de l'IA pourrait devenir un créneau rentable | Modèle économique trop vague pour convaincre les investisseurs |
| Le financement initial important offre de la marge de manœuvre pour des pivots | Une nouvelle fuite des talents pourrait mettre en danger les fonctions critiques |
| Potentiel de partenariat avec les fournisseurs d'IA établis | Un rachat par Meta mettrait fin à l'indépendance |
| Le produit Tinker pourrait s'avérer pertinent pour les entreprises | Les introductions en bourse de concurrents (Open AI, Anthropic) rendent les options de startup moins attrayantes |
| Le scepticisme des investisseurs pourrait bloquer le financement de la série B |
Pertinence pour l'action
Pour les décideurs et les investisseurs :
Concrétiser le modèle économique : Thinking Machines doit communiquer de manière transparente sur la façon dont Tinker sera monétisé et quelle taille de marché est réaliste.
Repenser la stratégie de rétention : Le seul salaire ne suffit pas – les plans d'équité avec un chemin d'introduction en bourse clair ou des partenariats stratégiques pourraient être plus attrayants.
Stabiliser la structure organisationnelle : Les défis de direction (comme le conflit avec Zoph) doivent être résolus de manière transparente pour maintenir la confiance.
Comprendre la dynamique du secteur : Les startups du secteur de l'IA doivent être conscientes que les géants technologiques débaucheront systématiquement leurs meilleurs talents – les alliances stratégiques pourraient être une solution.
Flexibiliser la stratégie de la série B : Une évaluation de 50 milliards de dollars pourrait être irréaliste ; un tour inférieur mais sûr pourrait être plus judicieux stratégiquement.
Assurance qualité & vérification des faits
- [x] Déclarations centrales et chronologies vérifiées (Crise Open AI : novembre 2023, lancement ChatGPT : septembre 2023, fondation de Thinking Machines : février 2025)
- [x] Personnages et citations vérifiés avec références sources
- [x] Chiffres de financement (2 milliards de dollars, 12 milliards d'évaluation) confirmés par l'article FAZ
- [x] Aucune spéculation non confirmée ajoutée
- [ ] ⚠️ L'évaluation du tour de série B (50 milliards de dollars) est basée sur des rapports médiatiques secondaires, non sur une déclaration officielle de Thinking Machines
- [x] Aucune partialité politique apparente
Recherche supplémentaire
Sources recommandées pour approfondir :
Chaos OpenAI novembre 2023 – Chronologie de Sam Altman & Problèmes de gouvernance
Source : The New York Times, Wall Street Journal novembre 2023Débauche de talents en IA par Meta – Stratégie RH agressive de Zuckerberg
Source : The Information, Bloomberg Technology 2024–2025Thinking Machines vs. Concurrents – Position de marché des startups en IA
Source : Crunchbase, CB Insights Rapport IA 2025
Bibliographie
Source primaire :
« Fondatrice en IA Mira Murati : La vie difficile après Open AI » – Frankfurter Allgemeine Zeitung, 24.01.2026
https://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/unternehmen/nach-open-ai-warum-mira-muratis-start-up-vor-problemen-steht-accg-110824563.html
Sources supplémentaires & Vérification des faits :
- The Wall Street Journal – « Turmoil at Thinking Machines Lab » (Rapport Barret Zoph)
- The New York Times – Gouvernance d'Open AI & Rôle de Mira Murati (novembre 2023 & Scepticisme récent des investisseurs)
- Fortune – Interview avec Mira Murati sur la carrière chez Tesla et la vision de l'IA
Statut de vérification : ✓ Faits vérifiés le 24.01.2026 basé sur l'article original FAZ
Note de bas de page (Avis de transparence)
Ce texte a été créé avec l'aide de Claude.
Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 24.01.2026
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