Auteur : nzz.ch Source : nzz.ch Date de publication : 11.04.2026
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 11.04.2026
Résumé exécutif
Le PS zurichois décidera fin mai de la nomination de son conseiller aux États Daniel Jositsch pour un nouveau mandat. Jositsch, politicien le plus élu de Suisse (236.775 voix aux dernières élections), siège au Palais fédéral depuis près de 19 ans, mais est considéré de manière critique par nombreux au sein du parti. La décision de nomination précoce est l'idée propre de Jositsch – un coup tactique pour clarifier la situation. Les délégués sont divisés : tandis que la base plus large l'élirait probablement, les délégués politisant plus à gauche sont plus skeptiques.
Personnes
- Daniel Jositsch (conseiller aux États PS ; politicien le plus élu de Suisse)
- Michèle Dünki-Bättig (co-présidente PS cantonal)
- Mario Fehr (conseiller d'État sans étiquette ; cas de comparaison)
Thèmes
- Conflits de partis et dissidences internes
- Politique law-and-order à gauche
- Élections au Conseil des États 2027
- Mécanismes de nomination dans les partis
Clarus Lead
Le PS se trouve dans un dilemme classique : Jositsch est très populaire auprès des électeurs, mais controversé au sein du parti en raison de ses positions law-and-order, de ses candidatures au Conseil fédéral et de son opposition au jugement de la Cour européenne des droits de l'homme sur le climat. La décision de nomination précoce oblige les délégués à se déclarer en faveur ou contre une personne un an et demi avant les élections – une personne qui coûte ou préserve un siège sûr au Conseil des États, selon la façon dont on vote. Un non pourrait permettre à Jositsch de candidater comme indépendant, comme le conseiller d'État Mario Fehr, et possiblement d'obtenir de meilleurs résultats.
Résumé détaillé
Jositsch n'est pas seulement conseiller aux États, mais aussi professeur de droit pénal – son profil politique s'est forgé par des revendications law-and-order, notamment des peines plus sévères pour les jeunes délinquants. Ces positions l'ont rendu célèbre, mais ont suscité une résistance dans l'aile gauche. Ses autres écarts à la ligne du parti vont des augmentations AVS aux compétences du service de renseignement, en passant par une fiscalité des entreprises moins élevée et une régulation bancaire moins stricte. Récemment, il a flirté avec un oui à l'initiative de neutralité de Christoph Blocher et s'est exprimé de manière critique sur l'agence de protection des frontières Frontex.
Le plus grand conflit a surgi avec les deux candidatures de Jositsch au Conseil fédéral : notamment sa protestation contre un pur ticket féminin lors de la première vacance lui est reprochée jusqu'aujourd'hui – il s'était présenté comme le « Winkelried » de l'égalité des sexes. Cela a renforcé l'impression qu'un brillant tacticien avait « perdu le sens de sa propre base ». Parallèlement, Jositsch s'est à plusieurs reprises comporté comme un « bon camarade » : il a combattu avec enthousiasme pour la réintroduction de l'asile diplomatique et contre Frontex – mais a échoué à chaque fois.
Les critiques vont bien au-delà des jeunes socialistes. Les membres du parti plus jeunes et les femmes le soutiennent beaucoup moins. Un reproche fréquemment cité est sa position concernant le jugement de la Cour européenne des droits de l'homme en faveur des Aînées pour le climat. Néanmoins, plusieurs délégués se montrent pragmatiques : ils craignent de perdre un siège sûr au Conseil des États, car le PS ne dispose pas de nombreuses figures éminentes qui sont majoritaires à Zurich.
Points clés
Ambidextérité politique : Jositsch est un « maître de la présentation adaptée au public » – selon le public, il se présente comme un bon camarade ou comme un « socialiste de droite ».
Calcul des délégués : Tandis que la base plus large du PS l'élirait, les délégués penchent davantage à gauche et sont plus sceptiques ; les camps sont à peu près équilibrés.
Scénario Fehr : Un non à la nomination pourrait encourager Jositsch à candidater comme indépendant, comme le conseiller d'État sans étiquette Mario Fehr – qui a quitté le PS en 2021 après des attaques des Juso – et possiblement obtenir de meilleurs résultats.
Questions critiques
Qualité des données : Sur quelle base la co-présidente Dünki-Bättig affirme-t-elle que « la large base du PS » élierait probablement Jositsch ? Existe-t-il des données d'enquête auprès de la base, ou cela repose-t-il sur des impressions de l'assemblée des délégués ?
Conflit d'intérêts : Pourquoi la décision est-elle forcée de manière inhabituelle – un an et demi avant les élections – tandis que Jositsch lui-même propage cette idée ? Qui profite de ce calendrier, et à quel point ce calcul est-il transparent envers la base ?
Causalité Fehr : Le parallèle avec Mario Fehr est établi, mais les circonstances personnelles ne diffèrent-elles pas ? Fehr a quitté le parti après des années d'attaques – Jositsch fait face à une unique décision de nomination. La comparabilité est-elle pertinente ?
Malléabilité ou manque de principes : Le texte décrit la « malléabilité » de Jositsch comme une « grande force » et simultanément comme un « problème » dans un parti aux positions claires. Y a-t-il des preuves concrètes que Jositsch tactique consciemment, ou pourrait-il s'agir d'une véritable évolution des convictions ?
Évaluation des risques : Quels scénarios le PS a-t-il envisagés ? Si Jositsch candidature en tant qu'indépendant et gagne – le parti perd-il les moyens d'influence sur un conseiller aux États populaire, ou stabilise-t-il ainsi un siège qu'il ne contrôle de toute façon pas ?
Contradiction politique climatique : Le texte mentionne que Jositsch s'est exprimé de manière « critique » sur l'UNRWA palestinien et résiste au jugement climatique. Comment cela s'accorde-t-il avec le reste de sa politique – s'agit-il de positions isolées ou d'une partie d'un profil cohérent ?
Bibliographie
Source primaire : Un provocateur nommé Daniel Jositsch : Le PS va-t-il bientôt abandonner son politicien le plus élu ? – Neue Zürcher Zeitung, 11.04.2026 (Giorgio Scherrer, Marius Huber)
Statut de vérification : ✓ 11.04.2026
Ce texte a été créé avec l'assistance d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 11.04.2026