Auteur : clarus.news Source : clarus.news

Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'indexation : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 10.02.2026

Résumé

À Gros-Montana, les contrôles de protection contre l'incendie ont fait défaut pendant plusieurs années – la raison en était un système informatique défectueux appelé VsFire, utilisé par la commune jusqu'en 2022. Après la défection de l'informaticien responsable, des données critiques ont disparu. Le canton du Valais rejette la responsabilité sur les communes. Le conseiller national Gerhard Andrei critique : sans normes fédérales et infrastructure cloud commune, la numérisation ne fonctionne pas. Ce cas montre un manque fondamental de coordination entre la Confédération, les cantons et les communes.

Personnes

  • Gerhard Andrei (conseiller national fribourgeois, entrepreneur informatique)

Thèmes

  • Protection contre l'incendie et défaillance informatique
  • Numérisation fédérale
  • Responsabilité des données dans les communes

Clarus Lead

La commune valaisanne de Gros-Montana n'a pas pu effectuer de contrôles de protection contre l'incendie fiables pendant des années – parce que la solution informatique VsFire développée en interne s'est effondrée. Un informaticien avait développé le système en 2009 pour les pompiers valaisans ; lorsqu'il a tenté des extorsions en 2022 et que le projet a été abandonné, les dossiers de contrôle ont disparu. Le canton du Valais déclare que les communes sont responsables de la gestion des données – une réponse qui ignore le cœur du problème : des structures informatiques fragmentées sans normes fédérales.

Résumé détaillé

Le système informatique VsFire était central pour les contrôles de protection contre l'incendie dans plusieurs communes valaisannes. Après le départ du développeur en 2022, le canton s'est tourné vers la solution cloud Lodur. Cependant, les spécialistes ont stocké les données de VsFire sur un serveur externe – l'informaticien a refusé de fournir les codes d'accès. Les préoccupations liées à la sécurité technique ont empêché la récupération des données. Le canton soutient que c'était une tâche communale.

Le conseiller national Andrei diagnostique une défaillance systémique : partout en Suisse, les communes, les cantons et la Confédération répètent des processus numériques identiques sans coordination. Des centaines de solutions logicielles différentes créent un « immense patchwork ». Particulièrement critique : les communes ne connaissent souvent même pas leurs droits logiciels. La Confédération a donc approuvé une infrastructure cloud souveraine avec norme Open Source dotée de 250 millions de francs – le Parlement a approuvé sans opposition. Cela permettrait aux communes, cantons et à la Confédération d'exploiter leurs outils sur une infrastructure fédérale, sans dépendances externes.

Andrei souligne : la taille des fournisseurs n'a pas d'importance. Ce qui est crucial, c'est que l'État – qu'il s'agisse d'une commune, d'un canton ou de la Confédération – conserve le contrôle des données et des logiciels. Cependant, les cantons refusent au niveau fédéral d'accepter des normes contraignantes. Cela empêche l'interopérabilité nécessaire et perpétue le chaos comme à Gros-Montana.

Points clés

  • Défaillance de VsFire : la dépendance vis-à-vis d'une seule personne a mené à l'effondrement des contrôles de protection contre l'incendie à Gros-Montana
  • Fuite de responsabilité : le canton rejette la gestion des données sur les communes ; les deux ignorent l'échec structurel de la numérisation
  • Solution fédérale nécessaire : l'infrastructure cloud souveraine (250 millions CHF) devrait remplacer les systèmes fragmentés – mais nécessite des normes contraignantes

Questions critiques

  1. Qualité des données et validité des sources : Comment une seule personne a-t-elle pu gérer des fonctions de contrôle pendant une décennie sans que des normes de sauvegarde ou de redondance existent ? Qui aurait dû identifier ces risques plus tôt ?

  2. Conflits d'intérêts et indépendance : Pourquoi le canton du Valais n'a-t-il pas fourni de soutien technique ou de surveillance si un informaticien exploite le système qui contrôle les fonctions de sécurité critiques ?

  3. Causalité et alternatives : une infrastructure cloud fédérale (comme prévue désormais) aurait-elle évité cette erreur, ou le problème réside-t-il plutôt dans l'absence de culture du risque au niveau communal/cantonal ?

  4. Faisabilité de la solution : comment la Confédération imposera-t-elle aux cantons de s'accorder sur des normes contraignantes alors qu'ils s'y opposent et réclament l'autonomie ?

  5. Effets secondaires de la restructuration informatique : quels coûts et problèmes de transition surgissent lorsque les communes doivent migrer leurs systèmes hétérogènes vers une plateforme fédérale ?

  6. Sécurité des données lors de la restructuration : les anciennes données (en particulier les dossiers de contrôle perdus) sont-elles définitivement perdues ou existe-t-il une chance de les reconstruire ?


Références bibliographiques

Source primaire : Regionaljournal Bern-Freiburg-Wallis (SRF) – 10.02.2026 https://www.srf.ch/audio

Statut de vérification : ✓ 10.02.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 10.02.2026