Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch Date de publication : Communiqué de pressePublié le 17 mars 2026
Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 17 mars 2026
Résumé
Une équipe de recherche européenne dirigée par l'Empa développe dans le projet de l'UE « CARBCOMN » une méthode révolutionnaire de construction en béton qui réduit drastiquement la consommation de matériaux et fixe le CO₂. Grâce à l'impression 3D, à des liants alternatifs comme les scories d'acier et à des géométries intelligentes, des structures stables sont créées sans armature en acier conventionnelle. Le procédé permet de démonter et de réutiliser les éléments de construction après leur utilisation – un progrès décisif pour une industrie de la construction climatiquement neutre et circulaire.
Personnes
- Moslem Shahverdi (Chercheur à l'Empa, chef de projet)
Thèmes
- Matériaux de construction durables
- Technologie d'impression 3D
- Économie circulaire
- Réduction du CO₂ dans l'industrie de la construction
- Alliages à mémoire de forme
Clarus Lead
Le projet « CARBCOMN » remplace la méthode de construction en béton conventionnelle par la fabrication numérique et les matériaux durables. Au lieu du ciment, des déchets industriels comme les scories d'acier sont utilisés, qui fixent le CO₂ au lieu de l'émettre. Les structures imprimées en 3D nécessitent 50–70 % moins de matériau que le béton conventionnel et se dispensent d'une armature en acier coûteuse – un tournant pour les entreprises de construction sous pression pour améliorer leur bilan carbone.
Résumé détaillé
Le consortium s'appuie sur trois principes d'innovation : Premièrement, l'optimisation numérique des formes, qui laisse des vides stratégiquement là où aucun renforcement n'est nécessaire. Le robot planifie ces ouvertures directement dans le modèle numérique, éliminant ainsi le coûteux matériel de coffrage. Deuxièmement, les alliages ferreux à mémoire de forme (Fe-SMA) remplacent l'armature en acier de précontrainte classique. Ces métaux spéciaux sont insérés dans le béton après l'impression et se contractent lors du chauffage – au lieu de se dilater – et mettent les éléments de construction en tension après coup. Cela permet une fabrication automatisée et surtout : les barres d'armature peuvent être séparées ultérieurement, ce qui permet le démontage et la réutilisation.
Troisièmement, l'équipe utilise le CO₂ comme agent de durcissement. Après l'impression 3D, les éléments de construction sont placés dans une chambre où le CO₂ est injecté et réagit chimiquement avec le mélange à base de scories d'acier. Cela durcit le béton et fixe simultanément le CO₂ – un processus circulaire. Les éléments plus légers réduisent également la charge sismique proportionnellement à la perte de poids, un avantage dans les régions sujettes aux tremblements de terre. L'ETH Zurich, l'Université de Gand et des cabinets d'architecture comme Zaha Hadid Architects travaillent en étroite collaboration – les architectes conçoivent des structures de forme libre, tandis que l'équipe d'Empa développe la faisabilité technique et les technologies de connexion.
Le projet de quatre ans doté d'un budget de 6 millions d'euros (dont plus d'1 million pour l'Empa et sa filiale re-fer) s'étend jusqu'en 2028 et vise un prototype de bâtiment imprimé en 3D – des modules de logements robustes, et non des formes spectaculaires.
Points clés
- Réduction des matériaux : L'impression 3D avec des géométries optimisées réduit la consommation de matériaux de 50–70 % par rapport au béton conventionnel
- Fixation du CO₂ : Les scories d'acier remplacent le ciment ; le durcissement par CO₂ fixe également le dioxyde de carbone au lieu de l'émettre
- Construction circulaire : L'armature Fe-SMA permet le démontage et la réutilisation des éléments de construction après la fin de leur vie utile
- Automatisation : La planification numérique et la fabrication robotisée réduisent le travail manuel et les taux d'erreur
- Sécurité sismique : Les structures plus légères réduisent la charge de tremblement de terre proportionnellement aux économies de poids
Questions critiques
Scalabilité et concurrence des coûts : Comment les coûts de production évoluent-ils lors du passage du prototype à la production de série ? Les installations d'impression 3D pour béton seront-elles économiquement rentables pour les petits et moyens projets de construction ?
Comportement à long terme de l'armature Fe-SMA : Quelles données à long terme existent sur la fatigue, la corrosion et la fiabilité des alliages à mémoire de forme dans les environnements de béton ? Quelle est la sécurité de l'automatisation lors de la mise en place de ces barres ?
Bilan carbone de la production globale : Comment l'empreinte carbone du processus d'impression 3D lui-même (consommation énergétique, robots, logistique) est-elle comptabilisée ? La fixation du CO₂ par les scories d'acier et le durcissement par CO₂ est-elle vraiment supérieure aux émissions de fabrication ?
Démontabilité dans la pratique : Quel est le degré de complexité du démontage des éléments de construction après 20–50 ans d'utilisation ? Quels coûts et efforts de travail sont nécessaires pour le recyclage, et le matériau peut-il vraiment être réutilisé à 100 % ?
Normalisation et approbation : Quels obstacles réglementaires existent dans les pays de l'UE pour les méthodes de construction en béton nouvelles et non conventionnelles ? Combien de temps faut-il pour la certification jusqu'à la commercialisation ?
Comparaison avec les alternatives : Comment cette approche se compare-t-elle à la construction en bois, au béton recyclé ou à d'autres méthodes de décarbonisation – en termes de CO₂, de coûts et de disponibilité ?
Répertoire des sources
Source primaire : Construction en béton durable : béton sur mesure issu de l'impression 3D – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/lPLLl1ut2bnc2m9lqfxDZ
Information sur le projet : CARBCOMN (Carbon-negative compression dominant structures for decarbonized and de-constructable concrete buildings) – Programme EU Horizon Europe, 2024–2028
Statut de vérification : ✓ 17 mars 2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 17 mars 2026