Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch

Résumé exécutif

La consommation finale d'énergie de la Suisse a augmenté de 0,2% à 777.870 térajoules en 2025. Les principaux moteurs ont été les conditions météorologiques plus froides (+5,6% de degrés-jours de chauffage) et les ventes accrues de carburant d'aviation (+3,2%). La consommation d'électricité a augmenté de 0,8% à 58,0 TWh, tandis que la production d'électricité nationale a chuté de 16,7% à 67,5 TWh. Les énergies renouvelables ont atteint une part de 27,5% de la consommation totale.

Personnes

  • Office fédéral de l'énergie (OFEN) – Statistiques et publication de données

Thèmes

  • Statistiques énergétiques 2025
  • Énergies renouvelables
  • Approvisionnement en électricité
  • Consommation d'énergie en Suisse

Clarus Lead

La transition énergétique montre des progrès, mais la consommation globale reste stable : tandis que les énergies renouvelables augmentent leur part à 27,5% et que les pompes à chaleur progressent de 8,4%, les données révèlent un défi structurel. La réduction de 16,7% de la production d'électricité nationale associée à une croissance de la consommation d'électricité signale des tensions d'approvisionnement qui pourraient être aggravées par l'arrêt prévu des centrales nucléaires. Particulièrement critique : les ventes de carburant d'aviation se rapprochent à nouveau du niveau record de 2018, ce qui menace les objectifs de décarbonation du secteur des transports.

Résumé détaillé

Les statistiques énergétiques suisses 2025 documentent une image nuancée de la transition énergétique. Pour les carburants, un effet à deux vitesses se dessine : tandis que l'essence et le diesel ont globalement diminué de 1,0% (essence +0,6%, diesel -2,3%), les carburants d'aviation ont explosé avec +3,2% et se rapprochent du record historique de 2018. Les carburants d'origine biogène ont augmenté de 9,5% et ont dépassé pour la première fois la barre des 5% (5,3%) dans le mélange essence-diesel – un progrès qui est cependant relativisé par la dynamique du trafic aérien.

Pour la production de chaleur, la transition vers des sources renouvelables s'accélère : les pompes à chaleur ont augmenté de 8,4%, le chauffage urbain de 6,5%, la part renouvelable du chauffage urbain ayant grimpé à 44,7%. Le fioul extra-léger et le gaz naturel ont diminué respectivement de 4,3% et 1,1%. Ces trois vecteurs énergétiques représentent cependant toujours environ la moitié de la consommation totale. Le charbon et le coke de pétrole se sont effondrés de 21,1% ; leur part reste marginale (<2%).

Le secteur électrique révèle des tensions critiques : la production d'électricité a chuté de 16,7% à 67,5 TWh, tandis que la consommation a augmenté de 0,8% à 58,0 TWh. L'hydroélectricité dominait avec 55,5% (centrales au fil de l'eau 24,2%, centrales de stockage 31,3%), suivie par l'énergie nucléaire avec 27,2%. Les sources d'électricité renouvelables ont atteint 17,3%, dont le photovoltaïque seul 11,8% – une augmentation qui ne compense cependant pas le déficit de production. Les analyses détaillées suivront en octobre 2026.

Points clés

  • Consommation finale d'énergie 2025 : +0,2% à 777.870 TJ ; les moteurs de croissance sont des facteurs démographiques et climatiques, non un recul d'efficacité
  • Les énergies renouvelables atteignent une part de 27,5% ; les pompes à chaleur et le chauffage urbain affichent des taux de croissance à deux chiffres
  • La production d'électricité a chuté de 16,7% avec une légère croissance de la consommation (+0,8%) – risque d'approvisionnement en cas d'arrêts de centrales nucléaires prévus
  • Les carburants d'aviation se rapprochent du niveau record de 2018 ; les carburants d'origine biogène dépassent pour la première fois le seuil des 5%

Questions critiques

  1. Qualité des données : Dans quelle mesure les chiffres détaillés encore en attente concernant le parc immobilier (octobre 2026) influencent-ils la pertinence de l'analyse globale actuelle ?

  2. Causalité de la production d'électricité : La baisse de 16,7% de la production d'électricité est-elle principalement due à un déficit d'hydroélectricité (sécheresse 2025) ou à des révisions de centrales nucléaires, et comment cela sera-t-il compensé en 2026 ?

  3. Conflits d'intérêts concernant les carburants d'aviation : Quelles mesures la Confédération prévoit-elle pour résoudre la divergence entre la croissance des carburants d'aviation (+3,2%) et les objectifs Zéro net 2050 ?

  4. Faisabilité des sources de chaleur renouvelables : Le taux actuel de pénétration des pompes à chaleur (croissance de 8,4%) est-il suffisant pour réduire substantiellement la dépendance au fioul et au gaz (50% de la consommation) d'ici 2035 ?

  5. Scénarios alternatifs : Comment les prévisions changent-elles si les arrêts de centrales nucléaires prévus interviennent plus tôt que prévu ?

  6. Statistiques du biogaz : Pourquoi le biogaz injecté dans le réseau de gaz naturel est-il statistiquement comptabilisé sous « Gaz » et non affiché séparément – cela fausse-t-il la transparence des quotas d'énergies renouvelables ?


Répertoire des sources

Source primaire : Office fédéral de l'énergie (OFEN) – Communiqué de presse Statistiques énergétiques 2025 – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/YQtEZcK-D9fQ

Sources complémentaires :

  • Statistiques énergétiques globales 2025 (disponibles à partir du 10 juillet 2026) – www.bfe.admin.ch/bfe/de/home/versorgung/statistik-und-geodaten/energiestatistiken/gesamtenergiestatistik.html
  • Statistiques d'électricité 2025 (disponibles à partir du 24 juillet 2026) – www.bfe.admin.ch/bfe/de/home/versorgung/statistik-und-geodaten/energiestatistiken/elektrizitaetsstatistik.html

Statut de vérification : ✓ 18.06.2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité rédactionnelle : clarus.news | Vérification des faits : 18.06.2026