Auteur: news.admin.ch
Résumé exécutif
La Commission Nationale pour la Prévention de la Torture (CNPT) a publié le 7 juillet 2026 son rapport annuel sur les renvois forcés par voie aérienne en 2025. La Commission identifie des carences importantes dans le traitement des personnes souffrant de troubles psychiques, en particulier dans l'évaluation de l'aptitude au transport, l'utilisation de mesures coercitives et les soins médicaux. Au cours de la période considérée, la CNPT a observé 46 vols spéciaux ainsi que 11 autres renvois forcés, dont 35 familles avec 77 enfants. Le rapport est disponible en langue allemande ; des résumés en français et en italien sont disponibles.
Personnes
- Commission Nationale pour la Prévention de la Torture (CNPT) (Organe indépendant suisse)
Thèmes
- Renvois forcés
- Troubles psychiques
- Protection des droits de l'homme
- Soins médicaux
- Droits de l'enfant
Clarus Lead
Le rapport signale une vulnérabilité systématique des groupes vulnérables dans les processus d'expulsion. La Commission demande des modifications réglementaires concrètes – en particulier des critères clairs pour l'aptitude au transport et un moratoire sur les renvois de personnes en traitement psychiatrique en établissement – et documente des déficits persistants en matière de droits de l'homme malgré des évolutions positives isolées. Cela oblige les autorités et les organes d'exécution à réorienter leurs pratiques dans le domaine de la migration et de la sécurité.
Résumé détaillé
La CNPT identifie des lacunes systématiques dans l'évaluation de l'aptitude au transport des personnes souffrant de troubles psychiques. L'évaluation est effectuée principalement sur la base de dossiers ; les informations sous-jacentes sont parfois obsolètes ou incomplètes. La Commission recommande l'élaboration de critères explicites ainsi qu'une nouvelle évaluation médicale en cas de changements pertinents de l'état psychique.
Une préoccupation centrale est l'observation de renvois de personnes gravement atteintes de troubles psychiques directement depuis des traitements psychiatriques en établissement. La Commission considère de telles mesures comme des risques potentiels pour la santé et demande de s'abstenir de renvois lorsque les personnes ne peuvent pas contrôler volontairement leur comportement en raison d'une maladie psychique ou se trouvent en traitement en établissement – à moins qu'une solution de suivi appropriée ne soit garantie dans l'État de destination.
L'accompagnement médical présente des carences importantes : les soins médicaux à partir de la détention, la fourniture de médicaments et la continuité du traitement dans l'État de destination ne sont pas systématiquement assurés. En cas de troubles psychiques graves ou de risque suicidaire, la Commission demande un accompagnement médical à partir de la détention, une transmission médicale dans l'État de destination et des solutions de suivi appropriées.
Malgré le comportement professionnel et respectueux des personnes d'accompagnement policières, la CNPT documente des problèmes persistants en matière de droits de l'homme : mesures coercitives préventives, refus d'accès aux appels téléphoniques, absence de traductions professionnelles. Chez les enfants, des détentions nocturnes de familles, des détentions sans parents, des fouilles corporelles et des mesures coercitives ont continué à être observées. De plus, l'échange d'informations médicales reste fragmentaire et la confidentialité des examens médicaux n'est pas garantie.
Déclarations clés
- La CNPT demande des critères clairs et standardisés pour l'évaluation de l'aptitude au transport des personnes souffrant de troubles psychiques et des réévaluations régulières.
- Les renvois forcés de personnes en traitement psychiatrique en établissement devraient être évités s'il n'existe pas de solution médicale de suivi adéquate dans l'État de destination.
- Les carences systématiques dans les soins médicaux (médication, accompagnement, continuité) mettent en danger la santé des personnes renvoyées et nécessitent des réformes structurelles.
- Les déficits en matière de droits de l'homme (mesures coercitives préventives, absence de traductions, détentions d'enfants) persistent et nécessitent des mesures ciblées.
Questions critiques
Qualité des preuves: Sur quelle base de données la CNPT évalue-t-elle l'aptitude au transport si les informations sous-jacentes sont parfois obsolètes ou incomplètes? Comment la validité de ces évaluations est-elle assurée?
Conflits d'intérêts: Dans quelle mesure les intérêts d'exécution (renvoi rapide) s'opposent-ils aux exigences de protection médicale et humanitaire, et comment ces tensions peuvent-elles être résolues institutionnellement?
Causalité: Quels sont les risques sanitaires concrets résultant des renvois depuis un traitement psychiatrique en établissement? Existe-t-il des cas documentés de suicides ou de détériorations après renvoi?
Faisabilité: Comment les autorités peuvent-elles assurer un accompagnement médical à partir de la détention et des solutions de suivi appropriées dans l'État de destination si les États de destination ne coopèrent pas ou n'ont pas les structures correspondantes?
Suivi: Quels mécanismes de contrôle existent pour vérifier le respect des recommandations de la CNPT par les organes d'exécution et imposer des sanctions en cas de violation?
Droits de l'enfant: Comment la particularité des détentions d'enfants (détentions nocturnes, séparation des parents) est-elle prise en compte dans les décisions de renvoi, et quelles normes juridiques s'appliquent?
Bibliographie
Source primaire: Rapport de la Commission Nationale pour la Prévention de la Torture (CNPT) sur les renvois forcés 2025 – news.admin.ch, 07.07.2026
Statut de vérification: ✓ 07.07.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale: clarus.news | Vérification des faits: 07.07.2026