Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch Date de publication : Communiqué de pressPublié le 24 février 2026

Mode rédactionnel : CLARUS_ANALYSIS Recommandation d'index : INDEX Langue/Rôle : FULL_ANALYSIS Date de vérification des faits : 24 février 2026

Résumé

Des chercheurs de l'Empa et d'autres institutions analysent dans une étude pourquoi les technologies de cellules solaires prometteuses ne parviennent pas à passer du laboratoire au marché. En prenant l'exemple des cellules solaires CIGS et pérovskite, ils montrent que les records élevés d'efficacité seuls ne suffisent pas. Ce qui compte vraiment, c'est la stabilité, la fiabilité et la rentabilité. La recommandation centrale est que la recherche et l'industrie doivent collaborer beaucoup plus tôt.

Personnes

Thèmes

  • Développement et commercialisation de cellules solaires
  • Technologies CIGS et pérovskite
  • Collaboration recherche-industrie
  • Production d'énergie durable

Clarus Lead

Les nouvelles technologies de cellules solaires échouent souvent non pas par manque de performance scientifique, mais par manque d'orientation pratique. Une étude publiée dans Nature Energy par l'Empa montre, à l'exemple des cellules solaires CIGS et des pérovskites, que l'industrie fixe d'autres priorités que la recherche. Tandis que les scientifiques recherchent des records d'efficacité, l'économie a besoin de produits robustes, durables et rentables à fabriquer. Les auteurs demandent une collaboration plus précoce et plus intensive entre les instituts académiques et les entreprises.

Résumé détaillé

Les cellules solaires CIGS ont connu leur apogée dans les années 1990 et 2000. Stimulées par les prix élevés du silicium, ces cellules en couche mince ont établi à plusieurs reprises des records d'efficacité et ont attiré d'importants investissements mondiaux. Cependant, le processus de fabrication complexe et coûteux s'est avéré économiquement non évolutif pour de nombreuses entreprises – notamment après la récupération des prix du silicium. La technologie du silicium établie a finalement écarté le nouvel arrivant prometteur du marché.

Les cellules solaires pérovskite en sont à un stade de développement antérieur, mais atteignent déjà des valeurs d'efficacité élevées et peuvent potentiellement être fabriquées de manière plus rentable par des procédés d'impression. En 2025, plus de 500 millions de dollars ont été investis dans cette technologie. Cependant, les pérovskites présentent des problèmes de stabilité considérables : elles réagissent de manière sensible aux influences environnementales et n'ont été testées – contrairement aux cellules CIGS – que rarement dans des conditions réelles sur une longue période.

Les chercheurs recommandent de détourner l'attention des nouveaux records d'efficacité vers la résistance, la stabilité et la durabilité. Les études de terrain à long terme doivent être prioritaires par rapport aux succès de laboratoire à court terme. De plus, l'industrie doit être plus transparente concernant les expériences échouées, afin que la recherche progresse plus rapidement. Inversement, les scientifiques doivent prendre en compte les exigences industrielles dès les phases précoces.

Points clés

  • Les records d'efficacité ne sont pas un critère de succès pour la maturité commerciale ; la fiabilité, la durée de vie et les coûts de fabrication sont plus décisifs pour l'industrie
  • Les cellules solaires CIGS ont échoué non pas en raison de la technologie, mais en raison du manque d'évolutivité économique malgré d'importants investissements
  • Les pérovskites montrent du potentiel, mais les problèmes de stabilité et les tests de longévité insuffisants menacent la commercialisation
  • Une collaboration plus précoce entre la recherche et l'industrie est nécessaire pour augmenter les chances de marché
  • Les technologies tandem (silicium + couche mince) offrent de nouveaux gains d'efficacité et ouvrent des applications spécialisées

Questions critiques

  1. Qualité des données : L'analyse repose-t-elle sur des comparaisons systématiques ou sur des études de cas rétrospectives ? Dans quelle mesure les CIGS et les pérovskites sont-ils représentatifs d'autres technologies échouées ?

  2. Conflits d'intérêts : Dans quelle mesure la proximité de l'Empa avec l'industrie influence-t-elle les recommandations ? Une dépendance industrielle plus forte pourrait-elle menacer la liberté de recherche à long terme ?

  3. Causalité : Le manque de collaboration est-il vraiment la cause principale de l'échec des CIGS, ou les facteurs externes (prix des matières premières, dynamiques du marché) ont-ils joué un rôle prépondérant ?

  4. Faisabilité : Comment les instituts de recherche peuvent-ils concrètement restructurer leurs incitations pour récompenser la stabilité plutôt que les records, sans perdre leur compétitivité internationale ?

  5. Risques : Une participation trop précoce de l'industrie pourrait-elle augmenter les risques de recherche ou restreindre la liberté expérimentale ?

  6. Validation : Pendant combien de temps les cellules solaires pérovskite doivent-elles être testées dans des conditions réelles pour démontrer la maturité commerciale – et qui supporte ces coûts ?

  7. Alternatives : D'autres matériaux en couche mince (tellurure de cadmium, semi-conducteurs organiques) sont-ils suffisamment pris en compte dans cette analyse ?


Bibliographie

Source primaire : Commercialiser avec succès les cellules solaires innovantes : quand les records ne suffisent pas – news.admin.ch (24 février 2026) https://www.news.admin.ch/de/newnsb/UjnympgInshPLx6ZDlXnM

Publication scientifique : M Dimitrievska, E Saucedo, S De Wolf, BJ Stanbery, V Bermudez Benito: Lessons from copper indium gallium sulfo-selenide solar cells for progressing perovskite photovoltaics; Nature Energy (2026); doi: 10.1038/s41560-025-01936-0

Contact : Dr. Mirjana Dimitrievska, Empa – Transport at Nanoscale Interfaces Tél. +41 58 765 45 32 | [email protected]

Statut de vérification : ✓ 24 février 2026


Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 24 février 2026