Auteur : news.admin.ch Source : news.admin.ch
Résumé
La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider se rend au Nigeria du 28 juin au 1er juillet 2026. Elle signe avec la ministre de la Culture Hannatu Musa Musawa un accord bilatéral sur les biens culturels à Lagos. Dans le cadre de cet accord, trois musées suisses restituent 18 œuvres d'art du royaume du Bénin (XIXe siècle) au musée national nigérian. En outre, cinq objets archéologiques des cantons de Genève et du Tessin sont restitués. L'accord régit l'importation, l'exportation et la restitution de biens culturels ainsi que la prévention des transferts illégaux de biens culturels.
Personnes
- Elisabeth Baume-Schneider (Conseillère fédérale, présidente du DFI)
- Hannatu Musa Musawa (Ministre de la Culture du Nigeria)
Thèmes
- Protection et restitution des biens culturels
- Relations bilatérales Suisse–Nigeria
- Art pillé et éthique muséale
- Patrimoine culturel et archives cinématographiques
Clarus Lead
L'accord marque un tournant dans la politique suisse de restitution : c'est seulement le deuxième accord formel sur les biens culturels avec un État subsaharien (après la Côte d'Ivoire en 2025) et signale une intensification du traitement des prélèvements d'art colonial. Le retour de 23 objets – dont des reliefs du Bénin provenant de musées renommés comme le Musée d'ethnographie de Zurich et le Museum Rietberg – souligne la pression exercée sur les institutions culturelles européennes pour qu'elles examinent leurs collections. Parallèlement à la restitution, la Suisse renforce la coopération dans l'archivage cinématographique et la politique des femmes – un signe d'une coopération au développement élargie au-delà des questions classiques de biens culturels.
Résumé détaillé
L'accord régit pour la première fois les conditions juridiques du transfert de biens culturels entre la Suisse et le Nigeria. Il établit les modalités de restitution des objets introduits illégalement, crée des mécanismes d'échange d'informations et oblige les deux pays à prévenir les transferts illégaux de biens culturels ainsi qu'à préserver le patrimoine culturel. Concrètement, 18 reliefs et sculptures du royaume du Bénin (fin du XIXe siècle) sont restitués par trois musées suisses : le Musée d'ethnographie de l'Université de Zurich, le Museum Rietberg Zurich et le Musée d'ethnographie Genève. De plus, les cantons de Genève et du Tessin restituent cinq objets archéologiques d'origine nigériane qu'ils avaient saisis.
La visite de Baume-Schneider comprend également des coopérations culturelles : elle échangera avec des représentants de l'industrie cinématographique nigériane – le Nigeria dispose de la deuxième plus grande production cinématographique au monde après l'Inde – et visitera les archives cinématographiques nationales de Lagos. L'accent porte sur les projets communs de la Cinémathèque suisse et de la Nigerian Film Corporation pour la restauration et la numérisation du patrimoine cinématographique nigérian. À Abuja, la conseillère fédérale rencontre le ministre de la Santé Muhammad Ali Pate et la ministre des Femmes Imaan Sulaiman-Ibrahim ; avec de jeunes femmes politiques, elle discutera de la participation des femmes aux élections de 2027. Une visite dans un camp de personnes déplacées avec une station sanitaire cofinancée par la Suisse (2015) souligne les priorités humanitaires.
Messages clés
- La Suisse et le Nigeria signent le deuxième accord sur les biens culturels avec un État subsaharien
- 23 biens culturels sont restitués, dont 18 œuvres d'art du Bénin provenant de musées suisses
- L'accord crée un cadre juridique pour la protection des biens culturels, la restitution et la prévention des transferts illégaux
- La coopération s'étend à l'archivage cinématographique et à la politique des femmes
Questions critiques
Preuve : Quelle documentation atteste l'introduction « illégale » des 18 œuvres du Bénin ? Les dossiers d'acquisition des trois musées ont-ils été examinés et comment l'origine a-t-elle été vérifiée ?
Conflits d'intérêts : Dans quelle mesure les relations économiques (le Nigeria étant la troisième plus grande économie d'Afrique) influencent-elles les décisions de restitution de la Suisse envers d'autres pays ?
Causalité : Pourquoi la restitution n'intervient-elle qu'en 2026, alors que les œuvres d'art se trouvent dans les musées suisses depuis le XIXe siècle ? Quels nouveaux facteurs ont accéléré le processus ?
Faisabilité : Comment s'assurer que les objets restitués sont correctement conservés au Nigeria et mis à la disposition du public ? Quelles capacités possède le musée national nigérian ?
Effets secondaires : La restitution pourrait-elle créer des effets d'imitation qui mettent d'autres musées suisses sous pression pour examiner leurs collections – et comment se préparent-ils ?
Contre-hypothèses : Les cinq objets archéologiques de Genève et du Tessin sont-ils évalués selon les mêmes critères que les œuvres du Bénin, ou des normes de restitution différentes s'appliquent-elles selon la région d'origine ?
Répertoire des sources
Source primaire : [Conseil fédéral : Visite de la conseillère fédérale Baume-Schneider au Nigeria] – https://www.news.admin.ch/de/newnsb/D13bO70O2i-a5ZNN_As1L
Sources complémentaires :
- Relations bilatérales Suisse–Nigeria – www.eda.admin.ch/de/bilaterale-beziehungen-schweiz-nigeria
Statut de vérification : ✓ 23.06.2026
Ce texte a été créé avec l'aide d'un modèle d'IA. Responsabilité éditoriale : clarus.news | Vérification des faits : 23.06.2026